<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163</id><updated>2012-02-13T05:09:32.465+01:00</updated><category term='Nouvelles'/><category term='Divers'/><category term='Actualité'/><category term='Hordes'/><category term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Un bout de Yunette</title><subtitle type='html'>et peut être quelques autres... qui sait ?</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>84</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-8408692308845648457</id><published>2011-11-29T20:57:00.002+01:00</published><updated>2011-11-29T20:57:56.284+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Cougar</title><content type='html'>&lt;div style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Amour, toujours… Elle vécut heureuse, sans aucun enfant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un couple, ils mentirent, les conteurs. Elle le piqua à Cendrier, à ses vingt ans il la trouvait déjà trop vieille, ce ne fut pas le cas de tout le monde, piquouse et ouverture de cuisses furent son quotidien. Mais avec elle, la Belle, c’était autre chose. Elle avait tellement dormi qu’elle tenait la nuit entière pour qu’il assouvisse ses envies. Toujours prête, la Jeannette… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se prélassait le jour, était demandeuse la nuit, contrairement à Cendrier qui après trois chiards s’était découvert un goût pour les nuits calmes. La Belle éveillée était heureuse. Pas de môme pour la déformer, pas d’envieuse pour lui piquer son Prince Charmant, que dalle… Pas une ombre au tableau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas une ombre… sauf sous ses yeux. Elle commençait à prendre de l’âge, les fards n’y faisaient plus rien… Et lui aussi, surtout, plus si vaillant que ça, plus si résistant, plus si beau, non plus, et pas vraiment charmant… Et ouais, le prince était passé roi, et avec ça, avait gagné en prestance, en stature. Sa Majesté était moins disponible, l’honorait moins, ne s’en occupait guère…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’était pas si grave, en fait, elle s’amusait toujours, elle avait encore le sourire, ce sourire ravageur qu’il avait embrassé lorsqu’il l’avait éveillée… Lèvres effleurées, à peine, pour le lier à cet homme dont elle était irrémédiablement tombée amoureuse. Cet imbécile, marié, trois enfants avec miss cendard, était parti à la chasse. Une traversée de mur de ronces et un dragon occis plus tard, il se penchait sur la belle endormie et la déshonora en l’honorant de son intrusion.&amp;nbsp; Ensuite seulement, comme pour la remercier de ce don d’elle-même involontaire, il avait posé ses lèvres sur les siennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Debout la jeunette, réveil humide, sourire de femme comblée aux lèvres, sans trop savoir pourquoi, elle lui avait sauté dessus pour remettre le couvert… Le bel amant était sien désormais, prisonnier de sa moiteur brûlante… Où il n’ensemença jamais rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle garda la taille fine, toujours ravageuse avant de devenir ravagée. Mais elle était reine désormais, ceux qu’elle voulait, elle les avait. L’avantage du rang… elle les faisait tenir par catégories diverses et venait faire son choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Madame se faisait des jeunots. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La belle au bois dormant se réveillait, vivant enfin pleinement sa féminité, belle éveillée, au bois, au lit, au salon ou dans la cour, elle s’éveillait aux sens, vive et vieille, et s’en foutait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’honneur avant tout, disait-on, et chaque jour, elle se faisait honorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs fois…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-8408692308845648457?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/8408692308845648457/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=8408692308845648457' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/8408692308845648457'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/8408692308845648457'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/11/cougar.html' title='Cougar'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-102393209123782695</id><published>2011-10-27T21:08:00.000+02:00</published><updated>2011-10-27T21:08:06.842+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><title type='text'>À l’amour, à la mort.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #d9ead3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Mon cœur est une prison que la raison ignore… Je cherche, me cherche et finalement te trouve. Toi, toi qui vis enfermée, dans la maison que je nous imagine, entre quatre murs, dans la rigueur de ma passion. Ton corps est mon réceptacle, victime de mes pulsions. Tu vis, tu survis, subissant mes assauts, sous l’invasion de ton être par ma déraison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ça n’est pas une sinécure », me dis-tu souvent. Je le conçois. Difficile de vivre à mon rythme, selon mon envie, mon désir. Je dis, tu survis, ainsi soit-il, ainsi est-ce. Le choix ? Qu’en ferais-tu ? Tartine oubliée au fond d’un grille-pain, durant des mois, des années. Asséchée pour mieux moisir lorsque le temps s’humidifie… Je t’ai croquée, dévorée, nue, sans autre apparat que la couche noirâtre qui te couvrait, craquante sous mes dents affamées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu voudrais des poèmes, un sonnet, une ode ! Pourquoi pas un haïku tant que tu y es ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Déguster ta vie&lt;br /&gt;Mes délices, tes supplices&lt;br /&gt;Douceur à l’envi »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes sourires ne te plaisent plus, les tiens me font penser à une vieille courge oubliée après une soirée de fin octobre ratée… Cucurbitacée bridée, tracas lisibles sur un visage ravagé. Peau fripée m’évoquant une choucroute dégarnie. Tu pleures et me supplies. Cesse de tirer sur ces cordes ! La poutre ne lâchera pas, n’aie crainte… Ou plutôt n’espère pas.&amp;nbsp; N’espère plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu es mienne, ma chose, mon jouet. N’aspire à rien d’autre qu’à vivre selon mes lois, mes règles. Cœur cousu, lié par mes sentiments déviants, dévastation du corps pour mieux t’amener à accepter. Puisque l’impensable est inévitable, détends-toi et profite. Tu le peux, le sais-tu ? Tu es capable d’aimer cela, il te suffit de l’admettre, il te suffit de m’aimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Haïs-moi, fais le bien, réellement, du fond du cœur, si tu le fais bien, tu comprendras, tu sauras enfin que je ne fais cela que pour ton bien. Je pense à toi, chaque instant qui passe, chaque seconde égrenée… Comment t’oublier ? Toujours tes cris résonnent à mon oreille, toujours j’entends ta voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’occupe de toi, enfin. Ne disais-tu pas avoir toujours été ignorée ? Avoir rêvé être enfin le centre des songes de quelqu’un. Tu l’es. Je ne pense qu’à toi et aux nouveaux jeux que nous essaierons. Non… Je ne t’oublie pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu es mienne, tu l’as dit toi-même, tu es mienne et le seras encore, toujours, à jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sais-tu que la réciproque est vraie ? Je suis tien, ton cauchemar, ton quotidien, ton bourreau, ton âme frère, l’homme auprès de qui tu finiras tes jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bienvenue dans la prison qui enserre mon cœur, bienvenue chez toi, mon cœur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-102393209123782695?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/102393209123782695/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=102393209123782695' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/102393209123782695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/102393209123782695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/10/lamour-la-mort.html' title='À l’amour, à la mort.'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-3888711502089891291</id><published>2011-09-29T13:43:00.001+02:00</published><updated>2011-09-29T13:44:19.832+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelles'/><title type='text'>Immonde e-monde, Leitmotive opus 2</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;On n'est pas toujours sélectionnés... C'est ce qui m'est arrivée pour &lt;a href="http://www.jacquesflament-editions.com/leitmotive/"&gt;ce deuxième opus sur fond de rails&lt;/a&gt; que je vais me procurer, au passage... Il vient de sortir !&lt;br /&gt;Je vous laisse tout de même découvrir mon texte !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;FATIGUÉS DE LUTTER CONTRE LES FORCES D'INERTIE, NOUS ROULIONS SOUDÉS VERS LA NUIT, SUBISSANT L'ODEUR AIGRE DES CORPS ENTREMÊLÉS. LE BRUIT SOURD ET SACCADÉ DE L'ACIER SUR LES RAILS ÉTOUFFAIT LES SOUPIRS. &lt;br /&gt;Si j’avais été poète et pourvu d’un nécessaire d’écriture, sans doute aurais-je décrit les choses ainsi. Sauf que la poésie n’était pas mon truc et que le moment ne s’y prêtait absolument pas. Nous étions parqués dans des wagons, à bestiaux s’il vous plait. Serrés les uns aux autres, à tenir en nos bras nos biens les plus précieux. – Ce qui, il faut en convenir, laisse peu de place à la création artistique. – Qui un sac, qui de la nourriture, qui… son enfant. Et quand il y en avait deux, on alternait celui qui était porté et celui qu’on posait pour les laisser respirer.&lt;br /&gt;J’en avais trois. Et j’étais seul. Ma femme s’était fait descendre – d’une balle, pas du train – quelques jours auparavant. C’était monnaie courante, paraît-il. Courant ou pas, je l’avais vécu, anéantissement, déchirure de la perte d’un être cher. Cher, la vie humaine ne vaut plus grand-chose, paraît-il. Il parait bien des trucs à notre époque, comme si c’était la dictature de l’apparence. Étrange. Je sais qui je suis. Et je ne parais pas autre chose.&lt;br /&gt;Un loquedu parmi tant d’autres, pouilleux parmi les pouilleux, misérable carcasse de chair sans aucune valeur, si ce n’était celle que je lui accordais. Je savais bien où ma vie allait me mener ; depuis l’avènement du Surêtre, l’être n’était plus rien.&amp;nbsp; Et je n’étais qu’un être : chair, sang et os. Naturel. Conçu par l’entrejambe. Hérésie de nos jours, d’après les propagandes. Je n’étais qu’un être. Honte sur moi. Comble du comble, je m’étais apparié avec l’une d’entre nous, et nous avions osé faire une descendance. Je n'avais su me retenir, trop belle... Elle accoucha par trois fois. Trois. Un trio d’êtres imparfaits, parfaitement humains, totalement réprouvés par la morale, identitairement inexistants. Juste assez réels pour qu’on paie l’Amende.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde est ce que nous en avons fait. Nous, les humains, avant de nous faire remplacer. Tout est parti d’un bon sentiment. Tout part toujours d’un bon sentiment. Les plus grandes catastrophes, les plus grands malheurs, les plus horribles créations… L'enfer, les bonnes intentions, les pavés, la plage, tout ça... Que cherchait Einstein, déjà ? Des chercheurs trouvèrent le moyen d’augmenter la longévité de l’être. Sans maladie, sans vieillesse, bientôt l’homme pourrait vivre un demi-millénaire ! Le souci de la mémoire sélective du cerveau humain fut vite écarté par l’implémentation directe de quelques téraoctets dans le cortex cérébral.&lt;br /&gt;Une politique de contrôle des naissances fut mise en place. Il était fortement conseillé de faire appel aux services de l’enfance pour décider des caractéristiques du fœtus. Couleur des yeux, sexe, capacités. Tout était paramétré selon les besoin planétaires. Et, bien sûr, il n’était toléré qu’un seul descendant par couple. Procréation interdite pour qui était déjà géniteur. Parallèlement, toutes les personnes de plus de 80 ans étaient appelées à rejoindre les services de vieillissement : de magnifiques centres, selon les brochures. Dans certains milieux, on osait raconter qu'on n'avait jamais pu rendre visite à nos aïeux une fois qu'ils s'étaient installés. La dictature de la démographie sévissait.&lt;br /&gt;Dans les Hautes Castes, les enfants étaient conçus artificiellement, et, en sus de la mémoire, on&amp;nbsp; les dotait de Processeurs Organico-Artificiels. Les POA assistèrent l'Élite, et, peu à peu, l’absorbèrent. Il était hors de question de mettre ces techniques à la portée de n’importe qui. Trop nombreux, ce serait la mise à mort de la Terre. Longévité, d'accord, mais pour une population choisie. La police démographique était née. Tous devaient passer par là pour procréer, la natalité naturelle, plus que déconseillée, fut interdite. Alors la natalité plurielle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seuls les êtres parfaits eurent droit à la Vie, dès lors qu’ils acceptaient que leur descendance devienne des Surêtres : descendants de l'Élite dotés de POA. La perfection allait aussi dans la non-pensée. Quiconque était surpris à trop réfléchir se voyait doté d’un POA bridé. Le souci étant qu’il était difficile de l’assimiler après la naissance. Beaucoup décédèrent, d'autres devinrent des légumes viables. Non pensée, obéissance. La règle était simple, si nous ne savions pas être corrects, il nous faudrait parêtre, ou ne pas être.&lt;br /&gt;L’homme est un loup pour l’homme, de visu, pour un observateur extérieur, la vérité aurait été telle. Il n’en était rien. Les POA avaient pris le contrôle des êtres qui les avaient absorbés. Ils dirigeaient tout. Surtout les corps dont ils occupaient le cerveau. Les chercheurs avaient tellement bien travaillé que les machines s’étaient intégrées à l’homme, il était désormais impossible de supprimer les implants sans tuer les sujets. Ils grandissaient avec leurs porteurs, se nourrissant de l’énergie corporelle. L’homme n’était plus responsable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on grattait un peu la croute Terrestre, sous la couche de toc, on découvrait les bas fonds. Là vivaient des êtres au cerveau libre, sans ajout autre que, pour les plus riches ou les plus érudits, de mémoire. C’était mon cas. Ma mémoire se transmettait de génération en génération. Lors des premiers POA, certains chercheurs – visionnaires, sans doute – avaient décrété qu’il valait mieux doter de mémoire quelques personnes des castes populaires. Envie de points de vues divergents.&lt;br /&gt;L’Histoire ayant toujours été écrite par les gagnants, les dirigeants, et ayant la prodigieuse propension à être modifiée au fur et à mesure de l’évolution des choses, il fut décrété, sous le secret du polichinelle, qu’un de mes ancêtres, parmi d’autres élus, serait doté d’un unique yottaoctet. Le processus coutant fort cher à réaliser, les porteurs se devaient de rester discrets et, de génération en génération, l’on devait récupérer la mémoire moins de vingt-quatre heure après l’arrêt du cerveau porteur, sous peine que le suivant ne devienne fou, la mort n’étant guère un souvenir agréable, le néant pensif suivant non plus.&lt;br /&gt;Nous étions donc chargés d’avoir descendance, puisqu’il fallait un ADN similaire pour des questions de compatibilité. Beaucoup périrent sans héritier génétique. J'étais le dernier. Ma compagne m’en donna trois. C'était ma faute. J'aurais dû me contenter d'un seul, mais ses yeux étaient une invite au grand plongeon, sa poitrine une invite à la débauche et son con, à la luxure. Je n'aurais pu me passer de lui faire l'amour plus de quelques jours. Une femme comme il n'en nait que trop peu, si féline, si douce, si... Son souvenir lui-même m'habitait, irradiant chaleur et douleur en mon bas-ventre. Dans ce train, même, pour ne pas devenir fou, j'ai tenté de rêver à elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque la Police de la Démographie nous mit la main dessus, nous savions qu’ils réclameraient un corps adulte – l’Amende – en échange de la vie des petits. D’un regard, elle me signifia qu’elle irait, que j’avais une mission à mener à bien, que je n’avais pas le choix. Je savais qu’elle avait raison. Je le savais, mais ne voulais pas m’y résigner. Ils ne m’ont pas même laissé le temps de réfléchir, de réagir. Sous mes pupilles écarquillées, ils mirent fin à ses jours. Une balle, une seule. Le son sourd de la détonation se mêla longtemps à celui du train, plus tard. J'ai récupéré l'engin de mort qui venait de me rendre orphelin d'amour. Plus jamais je ne pourrais vivre ce qu'elle m'offrait, elle n'était plus... Ma Parfaite...!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après que j'eu fini de vider mes tripes au sol, une main sur mon épaule me fit lever les yeux. Hagard, je suivis cette silhouette au regard amical. Pas un mot ne fut échangé, son doigt posé sur mes lèvres suffit à assassiner les questions en ma gorge. Les enfants suivirent tant bien que mal, et, chaque fois que je crus perdre cet inconnu de vue, il s’arrêtait, laissant leurs petites jambes parcourir le chemin qui nous séparait de lui. Je ne savais pourquoi je lui faisais confiance. Sans doute un zeste de lueur présent dans son regard semblant me dire qu’il disait vrai. Il n’avait pourtant pipé mot.&lt;br /&gt;Nous restâmes quelques jours dans les tréfonds d’un vieil égout oublié. L'homme avait raison, je le savais, la Police de la démographie ne faisait jamais les choses à moitié, lorsque l’on payait l’Amende, ils nous traquaient, prenant plaisir à récupérer les enfants surnuméraires pour les doter d’un POA bridé. Le cerveau d'un jeune étant moins sujet au rejet. Un matin, ou plutôt, à un réveil, notre guide, fébrile, nous mena vers une gare. L’endroit était atrocement glauque, les trains semblaient sortir tout droit d’un passé oublié, bien pire que les bas fonds. Une odeur de vieille urine et de sueur rance tapissait l’air, emplissant nos poumons d'une bouillie infâme. Nous entrâmes.&lt;br /&gt;Le wagon à bestiaux était bondé, le muet nous poussa, moi et les enfants, et rit, légèrement, comme soulagé d’un fardeau, nous. La porte coulissa dans mon dos et je sentis la vibration de la lourde barre qui s’abaissait pour la bloquer. Un instant, très court, je crus m’être trompé, qu’on allait au plus profond des terres sauvages, là où, disait-on, il était possible de vivre à l’ancienne, de cultiver de quoi se nourrir, où l’eau n’était pas rare, où l’on vivait. Vivre. Réellement, avec mes enfants, d’autres gens, sans la peur, la terrible peur qui vous étreignait dès le réveil, ne vous quittant pas même lors de votre sommeil.&lt;br /&gt;Les quelques rares ouvertures me permirent d’apercevoir le reflet de nombreuses paires d’yeux fatigués. Quelques murmures à la voix mal assurée parvinrent à mes oreilles. La vérité s'imposa à moi, prenant place en mon cerveau, crevant ma dernière parcelle d’espoir à ce moment précis. J’étais en partance pour la purge. Écartant les gens autour de moi avec une force que je ne me connaissais pas, je pris deux de mes enfants à bras, une paire de mains compatissante se saisit du troisième. J’allais remercier lorsque je constatais qu’en guise d’aide, j’avais eu droit à un rapt. Je criai, me débattis, ma femme n'était pas morte pour cela ! Je ne pus rien faire, j'eus beau hurler, taper comme je le pouvais, je n'allais pas prendre le risque de lâcher les deux autres. Le son d’une nuque brisée, à l’autre bout du wagon, m’apprit l’inéluctable. Alors que s’élevait le son de la mastication de plusieurs bouches, mon cri s’avorta sur mes lèvres en un haut-le-cœur silencieux. Cela faisait déjà un moment qu’ils étaient là, eux.&lt;br /&gt;Je défendis mes derniers nés farouchement, mordant les mains qui osaient s’en approcher, fixant la masse d’un regard haineux. Plusieurs jours passèrent ainsi, le son sourd de l’acier sur les rails étouffant les soupirs, les gargouillis des ventres également. Mes petits avaient depuis longtemps cessé de se plaindre, de respirer également. Elle était morte en vain. J'aurais dû leur dire de prendre les enfants, j'aurais dû ne pas la laisser se sacrifier, j'aurais dû... Elle n'aurait jamais accepté cela, elle m'aurait haï, m'aurait interdit de la regarder, de la respirer de me perdre à nouveau en elle...&lt;br /&gt;Longtemps, serrant toujours ces êtres sans vie contre moi, je m'interrogeai sur le but de notre guide, sans doute avait-il réellement songé nous sauver. Au début. Son mutisme aurait dû me mettre la puce à l'oreille, c'est parfois le signe d'une implémentation à l'âge adulte d'un POA bridé. Un sursaut d'humanité l'avait poussé à nous cacher, puis l'implant avait repris le dessus. Un espoir, peut-être ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le train s'arrêta. Je perçus le soupir monocorde exhalé des poumons des rares survivants. Soulagés, bientôt la fin. Je soupirai aussi. Enfin. J'étais la mémoire du monde, et aujourd'hui, j'ai su.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-3888711502089891291?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/3888711502089891291/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=3888711502089891291' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/3888711502089891291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/3888711502089891291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/09/immonde-e-monde-leitmotive-opus-2.html' title='Immonde e-monde, Leitmotive opus 2'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-4312577143358317925</id><published>2011-09-26T10:48:00.003+02:00</published><updated>2011-09-29T13:36:28.859+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Ils...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Ils arrivèrent. À nos portes, juste là, derrière, je les entendais qui reniflaient à travers la porte, ils me sentaient, je le savais. Ma sueur acre que la peur rendait palpable. Elle était partout, la peur, pas seulement la mienne. Tous, nous étions pétrifiés, terrorisés, chaque regard suintant l’appréhension des souffrances à venir, chaque œil reflétant le cauchemar que nous vivions.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Trop calme.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Les nourrissons ne pleuraient pas, les enfants ne jouaient plus, ils avaient oublié comment faire, ce que c’était que l’insouciance, ce que c’était que d’être jeune, sans attache, sans responsabilité. Comment auraient-ils pu faire autrement ? Vivre était une richesse, déjà, rester en vie sans dormir la nuit. La lune était témoin des ombres menaçantes, des griffures sur nos murs, des tentatives d’approche.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Bientôt.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Bientôt, ils nous déborderaient, entreraient, et nous tueraient, tous.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Un par un, tous à la fois. Tous, en tous les cas.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Bientôt. Très bientôt.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Ce soir.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Ils sont entrés, nous ne nous sommes pas débattus. À quoi bon ? Nous savions déjà quel serait le dénouement de la bataille. Nos réserves sont épuisées, nos corps sont las de cette guerre dont nous connaissons les vainqueurs.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Ils sont là.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Nos frères et sœurs, nos parents, nos amis, ceux qui furent nos voisins, nos enfants. Ils sont tous là, nous souriant de leurs crocs acérés, nous tendant leurs mains griffues pour une ultime embrassade, un dernier baiser. Nous nous blottissons contre eux, incapables de lutter encore, offrande à nos amours.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Morts.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Nous avançons avec eux désormais, vers une autre forteresse, un autre bidonville où survivent les humains. Nos cousins. Ils nous rejoindrons, quand bien même ils ne le savent pas encore, quand bien même ils ne l’acceptent pas déjà. Ils mourront, tous, puis ils se relèveront pour avancer, encore, avec nous.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Virus.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;La folie s’est emparée des hommes, cela fait quelques mois, une nouvelle maladie, un dérivé de la grippe, encore. Les chercheurs n’ont pas compris qu’ils ne pourraient rien y faire, que cette souche évoluerait chaque fois qu’ils la modifieraient. Non. Ou ils n’ont pas voulu comprendre, aveuglés par ce virus qui leur résistait toujours. Ils ont trouvé l’arme ultime, ils ont trouvé comment tuer, anéantir cette chose.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Ils le croyaient.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Les vaccins furent distribués, la grippe faisait rage. Les vaccins furent efficaces. Très. Trop. Le virus et leurs porteurs furent si bien soignés qu’ils tombèrent tous, comme des mouches. Pour mieux se relever ensuite…&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Toujours contagieux.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Nous sommes la folie de l’homme, nous sommes sa fin. Nous sommes sa création, sa créature. L’homme a fait de nous ce que nous sommes. Nous faisons de lui ce qu’il a fait.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;À jamais.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-4312577143358317925?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/4312577143358317925/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=4312577143358317925' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/4312577143358317925'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/4312577143358317925'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/09/ils.html' title='Ils...'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-6749932017433727970</id><published>2011-08-22T19:11:00.003+02:00</published><updated>2011-09-25T20:55:29.465+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Cocon</title><content type='html'>&lt;div style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://img70.xooimage.com/files/4/d/9/tardovsky-2a58a1d.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="207" src="http://img70.xooimage.com/files/4/d/9/tardovsky-2a58a1d.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Tisse, tisse, petite bête, tisse, laisse-moi la place. Partir, enfin, toujours. Ne plus être là, jamais. T’observer et comprendre. Avoir été comme ce papillon englué, comme lui, fait. Comme lui débattu, longtemps, puis résigné. Comme cet être ailé, laissé ses fards sur ta toile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noue, noue, aux huit pattes, noue, enlace, étreins, recouvre ta victime de fil soyeux, le plus doux, dont on ne se défait pas. Offre-lui un carcan souple, fait sur mesure, qu’elle ne pourra détruire. Engluée, victime résignée. Bourdonnement avorté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trace, trace, destin venimeux, trace, aspire sa vie, nourris-toi, prends des forces, et oublie-le. Fais en réceptacle de ton amour, du fruit, des fruits, emplis-le de tes œufs, offre leur la vie. Dans la carcasse vide du papillon, dénué d’ailes, petits dorment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lèche, lèche, résidus énergisants, lèche et délecte-toi, mais laisse-moi, laisse-moi fuir, fuir mon Ariane, passer sans te détruire, bien que tu sois comme elle, mort inexorable, souffle de vie enfui. Mort lente de l’indifférence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tape, tape, eau du ciel, tape et lave moi de mes idées sombres, purifie, exfolie, ex folie… Purge tout, frappe-moi, fort, détruis-moi, détruis-la, détruis la toile, arrache ses fils, ouvre, déchire. Laisse mon moi sortir, s’évanouir au naturel, s’épanouir dans le réel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Crache, crache, tes mots, crache, insulte et menace, je te vole, je me mens, dément. Je m’échappe, m’écoule et m’écroule, propre, lavé, jusqu’à l’amour, jusqu’à la mort. Je t’ai menti, volé, volé ma liberté. Que le carcan fonde, se fonde dans l’humus, l’amour est propre, fier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;File, file, ta toile, file, comme le vent, partir, loin, te laisser carcasse pleine, réceptacle de nos amours, du fruit, de notre œuf, offre lui la vie. Bien mieux que moi, sans moi, fil rompu, interrompu. Trop jeune, trop tôt, pas prêt. Vis seule, à deux, sans moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vole, vole, liberté, vole, la mienne, la tienne, je t’attache à ce fruit trop mûr pour tomber, et je fuis, pur, propre, libre, sans toi, sans toit, ni loi, ni lui. Seul. Proie évadée, liberté envolée, bienvenue, Ariane, vis, désormais, fin du rêve, réalité arrivée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perds, perds, espoir, perds, déambule et trouve-toi, trouve-moi si tu peux, rêve, espère, perds. Jeu, set, et match. Tu as tout voulu, tout, trop, trop vite, tu as, un peu, un bout, réminiscences, rêves, réalité. Cruelle vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fauche, fauche, jeune fille, fauche, tricote et défais la vie, libère-toi, libère-moi, arrache ton âme, vends toi, vends là, sans moi. Seule, enfin. Libre. Retrouve-toi. &lt;br /&gt;Retrouve-moi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-6749932017433727970?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/6749932017433727970/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=6749932017433727970' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/6749932017433727970'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/6749932017433727970'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/08/cocon.html' title='Cocon'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-915732084083287977</id><published>2011-07-04T02:41:00.002+02:00</published><updated>2011-07-04T02:41:58.497+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>L’ivre-esse</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Vous êtes bien plus à me manquer. Je découvre aujourd’hui la vie sans vous. Sans doute aurais-je dû songer à cela avant de choisir mon exil. Une île par personne, un mois durant. Aucun contact humain, aucun objet autre que le minimum vital : une gamelle en inox, une gourde et un couteau. Point. L’idée était alléchante. Oublié le stress de la vie active, les voitures, le bruit… Le bruit omniprésent qui ne laisse nul repos à vos tympans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nature est bruyante. Venir sur une île déserte pour chercher le calme est une aberration. Le son des vagues, un délice pour qui le découvre, un cauchemar pour qui ne peut le fuir. Le ressac, encore et toujours, valse immuable du temps sur le monde. Seul répit ? Lorsque la mer est basse… Heure où la mer se tait pour laisser place au vacarme terrestre. Vent dans les arbres, cris de singes invisibles depuis l’heure où j’ai hurlé à leur approche… Oiseaux qui chantent. Et dire que des gens en achètent pour le « plaisir » de leur chant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens sont fous. Moi, y compris. Vous faites tellement partie de mon quotidien que j’en ai oublié combien vous comptez à mes yeux. Combien vous voir à chaque instant est simplement indispensable, combien il me faut plonger en vous régulièrement pour mieux me rasséréner… Humidifier mon doigt pour mieux vous caresser, vivre. Vivre à travers vous, en vous, grâce à vous. Délicieuse sensation d’existence volée, tranches de vies savourées. Les vôtres. Que je fais miennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis folle d’avoir cru être capable de me passer de vous. Mais je ne crois pas m’être posée la question. Jamais. J’aurais dû. Invisibles et pourtant indispensables. Folle de vous avoir oublié, folle de tenter de survivre sans vous… Le manque va me tuer… Il me faut vous lire encore, ces mots que je connais par cœur, que je pourrais réciter, à l’envi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà la solution, je m’en vais vous recréer, encore et encore. Sur la plage, tracer vos mots sur le sable, un chapitre par jour… Je vous lirai vite, avant que la mer ne remonte. Ainsi régénérée, j’irai ensuite m’occuper de vivre cette vie d’ostracisme volontaire, solitude réclamée à grands cris… J’aurai l’esprit libre, vous lire plutôt que me souvenir de vous, ça n’a pas la même valeur…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lécher mon doigt pour le tremper dans le sable, ça n’est définitivement pas aussi agréable, mais je m’y ferai. L’on ne peut vivre sans vous. Heureux les illettrés, ne sachant pas lire, une vie telle ne les dérangerait pas. Il ne ressentirait pas ce manque, celui que chaque être amoureux de vous sait ne pouvoir être comblé que par vous… Ou un ersatz tracé dans le sable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’en vais vous bouffer, vous dévorer des yeux, user du sable pour mieux abuser de vous. Ivre de mots, ivre de vous, bourré de livres. Ivresse livresque.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-915732084083287977?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/915732084083287977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=915732084083287977' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/915732084083287977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/915732084083287977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/07/livre-esse.html' title='L’ivre-esse'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-7163617991044613455</id><published>2011-06-22T23:48:00.006+02:00</published><updated>2011-06-24T01:39:54.555+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><title type='text'>Question de point de vue</title><content type='html'>&lt;h3 class="post-title entry-title" style="color: black; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: orange;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style="color: #b45f06; font-weight: normal;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ames sensibles s'abstenir... Question de point de vue, à lire initialement chez &lt;a href="http://lunatik-labyrinthe.blogspot.com/"&gt;Luna &amp;amp; Cow&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title" style="color: black; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: orange;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title" style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Vision une.&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="post-header" style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="post-body entry-content" style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il est beau. Très. Les autres le trouvent mignon, veulent le caresser, tendent leurs mains avides vers lui. Je refuse. Je les repousse, jalousement. Il est à moi, rien qu’à moi, il n’y a qu’à moi qu’il s’agrippe ainsi, hors de question qu’il leur prodigue ces gestes qu’il me réserve&amp;nbsp;! Je ne le souffrirais pas.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Déjà qu’il leur sourit. Je fonds. Je brûle. Comment ose-t-il en regarder d’autres que moi&amp;nbsp;? Je suis toujours là pour lui, je m’occupe de ses vêtements, de sa nourriture, parfois. De son bain,&amp;nbsp; même&amp;nbsp;! Je lui prodigue des caresses, le console… Ah, ça&amp;nbsp;! Quand ça ne va pas, il sait me trouver&amp;nbsp;! Tout pour son bien être, tout.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Pourtant, ce sont ses seins à elle qu’il préfère, ce sont eux qu’il mord, qu’il malaxe, saisit à pleines mains. Ce sont eux dont sa bouche s’occupe, vorace. Ce sont eux qu’il prend entre ses lèvres, et il n’est pas le seul&amp;nbsp;! Moi je lui ai proposé les miens, mais non, môssieur fait la fine bouche. Ils restent ses préférés, alors qu’il les partage avec un autre. Et n’accorde pas un regard aux miens. L’autre non plus d’ailleurs. Messieurs font la fine bouche.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je hais cette paire de nibards qui font le double de ceux que je porte, je la hais plus que tout, et celle qui les possède avec. Son sourire si doux, leurs regards intenses tandis qu’il lui dévore les mamelons. Elle a l’air de prendre son pied en plus&amp;nbsp;! Et sans pudeur, devant moi, devant n’importe qui, en fait. Et moi. Moi qui les observe. Je peux goûter&amp;nbsp;? Moi aussi je veux les titiller, les caresser, les porter à ma bouche et la regarder dans les yeux, cette madame j’ai tout ce qu’il faut où il faut. Je la hais, cette femme, je la hais. Mais je la veux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je veux… Je veux la goûter, l’embrasser, la caresser… Et l’évincer, surtout. Je la veux pour mieux la connaitre, pour mieux prendre sa place. Elle est si belle… Si belle. Des formes pleines, si pleines, si rondes… Et ils l’aiment tant. Ils n’ont d’yeux que pour elle. Mais ce sont ses seins qui le nourrissent, son cul qu’il emplit. Il est mignon le mien pourtant&amp;nbsp;! Jalouse&amp;nbsp;? Moi&amp;nbsp;? Mais oui&amp;nbsp;! Très, trop, je n’en peux plus…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il faut que je me calme. «&amp;nbsp;Cachez ce sein que je ne saurais voir, madame, rangez le, rangez les. Sous clef&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Voilà ce que je voudrais lui hurler… Qu’il ne me vienne pas une irrépressible envie d’y poser ma bouche, de comprendre, enfin, ce qu’ils leur trouvent de plus qu’aux miens, leur taille mise à part. Son fils, je me doute, je ne dégouline pas de lait en tachant mes chemisiers, moi… Mais lui&amp;nbsp;! Lui… Comment peut-il la préférer à moi&amp;nbsp;? Je veux qu’ils me voient comme ils la voient. Et qu’ils me touchent de même, mieux encore.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je voudrais être elle, et ne suis que son employée. Jeune fille au pair. A-t-on idée&amp;nbsp;? Je voulais voir du pays, changer d’air, quand je suis arrivée devant leur demeure, j’ai été séduite de suite. Et quand j’ai vu son époux… Conquise. Madame était encore enceinte à cette époque. Pour moi, c’était tout gagné. J’en étais sûre, avant quelques jours il devait se trouver dans mon lit. Pensez-vous&amp;nbsp;! Pas un regard pour moi, je n’étais que la personne qui devait aider pour les enfants.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;D’enfant, il n’y en eut qu’un. Elle est revenue de la maternité avec un seul couffin, a remisé tout ces doubles, inutiles désormais. Là encore, j’ai eu espoir de le voir s’intéresser à moi, mais non, il ne songeait qu’à elle. Sa tristesse, son bien être. Je me suis dit alors qu’il me fallait être son amie, qu’ainsi seulement il me remarquerait. Et c’est qu’on s’entend bien, madame, non&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Aujourd’hui, il a daigné m’adresser la parole&amp;nbsp;! C’est le plus beau jour de ma vie, madame&amp;nbsp;! Je vous adore d’avoir tel mari&amp;nbsp;! Il m’a demandé si ce soir, je pouvais venir le voir dans son bureau. Il veut, m’a-t-il dit, m’entretenir de quelque chose à votre sujet. Je me ferai attentive, madame. Je vous veux, je veux votre vie. Je le veux, lui.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je le veux, et je l’aurai&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title" style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title" style="color: #fff2cc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title" style="color: #fff2cc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Vision deux.&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="post-header" style="color: #fff2cc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="post-body entry-content" style="color: #fff2cc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;J’ai souri, j’ai ri, même ! J’aurais pas dû. Elle était pas contente, encore. J’aime pas quand elle est pas contente, ça lui rend les yeux tristes, comme maman. Enfin, pas autant triste. Maman c’est du triste de c’est comme ça qu’on peut rien y faire, elle c’est du triste de la jalouse. Faut pas qu’elle est jalouse, je l’aime bien moi la fille à la jeune paire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Elle est bizarre, des fois elle est sourire, elle rit, elle me fait des papouilles, mais si je ris à d’autres, elle est pas d’accord, elle me remet dans la poussette, et on rentre le bébé est fatigué. Je suis pas fatigué, moi ! Elle regarde maman bizarre aussi, pas comme elle me regarde moi, non, comme… Je sais pas. Comme si elle voulait être elle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Elle a voulu me faire manger comme maman, quand j’étais plus petit. Mais c’était pas comme maman. Déjà, ça sentait pas le manger. En plus… Ben y avait pas du manger ! J’ai mordu et j’ai pleuré. Alors elle m’a emmené voir maman. Elle était pas contente, mais moi, si, et j’ai mangé maman. Rien de meilleur. J’aime manger maman.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Des fois, c’est papa qui mange quand j’ai fini, je les vois depuis mon lit. Papa il fait des bruits de sa bouche, il bouge et maman elle fait rien. Elle a peur. Je sais ça. Elle a pas peur de papa, non, elle a peur que son ventre il a un autre comme moi dedans. Je sais pas comment je sais ça, je sais pas du tout. Mais je sais tout.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Maman, quand elle me donne à manger, elle me regarde dedans les yeux. Mais dans ses yeux à elle, en plus de tout l’amour de le monde, je vois des larmes. Comme que si elle était triste. Moi je sais pourquoi qu’elle est triste. C’est comme moi avec mon creux tout en dedans. J’ai l’impression que jamais il sera plein… Et j’ai mal à la tête, souvent, c’est la migraine, on dit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;C’est toi qui me manques. Là bas, on était deux. Bien serrés dans l’eau, c’était bien. Il faisait chaud et puis ça remuait. Un jour, c’était moins drôle, ça s’est mis à se serrer de partout, toi tu t’es retrouvé tout coincé, avec le tuyau autour de la gorge. J’ai vu dans tes yeux que ça ne t’amusait plus, mais je ne pouvais rien faire ! Moi, on m’entrainait vers le bas, par les pieds, et le tuyau se tendait, serrait plus parce qu’il était aussi autour de moi. Et je te regardais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je suis sorti le premier. Et on m’a mis dans une boite. Et puis j’ai entendu crier, pleurer, crier… Des bruits qui m’ont fait peur, j’ai pleuré. On m’a emmené, la jeune fille, elle m’a pris plus loin, papa et maman étaient occupés, ils pleuraient. Maman elle te serrait contre elle, elle avait demandé, elle te serrait en disant que non non non c’était pas possible. Et moi je voulais ses bras.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Après, je t’ai jamais revu. Jamais. Je me rappelle tes yeux qui me regardaient tandis que je sortais de maman. Et je pleure. Et maman me prend dans ses bras. Et papa grogne. Et moi, je me tais, comme ça il grogne pas contre ce bébé qui sait pas se taire. Et pas contre maman non plus. Maman, faut pas avoir peur, t’auras pas un autre bébé, et si t’en as un, il sortira vivant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Mais maman… Si t’en as un autre, hein, tu m’aimeras encore, hein ? Je voulais pas le tuer en sortant, moi, je voulais pas. J’ai pas fait d’exprès. Moi aussi je l’aimais, je l’aime encore. Souvent, j’ai l’impression que je l’ai encore dans le dedans de moi et ça me fait mal à la tête. C’est la migraine, ça, maman.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La mi-graine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title" style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title" style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Vision trois.&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="post-header" style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="post-body entry-content" style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je ne peux m’empêcher de songer à l’autre paire lorsque je regarde la tienne. L’autre paire, celle qui n’est plus. Les billes semblables aux tiennes qui devraient, débordantes d’amour, me fixer comme tu le fais. Ses yeux, à lui. Lui qui aurait dû être, aussi. Et je songe, parfois, je m’en veux de songer cela ! Je songe que c’est à cause de toi ! C’est bien ce qu’ont expliqué les médecins, c’est à cause de ça qu’il n’est plus. Qu’il n’a pas été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je t’en veux. Et je me hais de songer ça. Je me hais. Et je t’aime. Tu n’as rien demandé à personne, on t’accuse, je te le reproche. Je ne devrais pas. Non, je ne devrais pas. Et sans doute mon silence est-il pire que d’ignobles paroles que je pourrais prononcer. Je vois bien que tu lis dans mon regard. Tu y lis toutes ces horreurs que je pourrais conter. Puisses-tu me pardonner, mon fils, d’avoir osé pu penser telles choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisses-tu aussi ne jamais être tel ton père. Oh, je l’aime ! Ça, oui ! Ou du moins, je l’ai aimé… Longtemps, très longtemps ! Mais depuis quelques temps, quelques mois, certaines choses me gênent. Les employées qui ont démissionné les unes après les autres. Sans même dire au revoir. Oh, j’ai bien vu ses regards envers elles, oui. Je ne suis pas dupe. Et je le soupçonne de les avoir congédiées après les avoir séduites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le connais bien. C’est mon époux, tout de même ! Et puis elle est arrivée, fraiche, réservée, pimpante et si fluette. Venue m’assister pour élever mes jumeaux. Penses-tu, mon unique fils, elle a bien du temps libre pour rêver ! Et elle rêve, ça oui ! Elle rêve de mon mari. Et d’avoir ma place. Mais qu’elle rêve, la petite, qu’elle rêve. Veut-elle mes cornes aussi ? Elles sont longues… Qu’elle ne s’inquiète pas, elle sera licenciée bientôt, très bientôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu vois mon fils, elle est gentille avec moi, avec toi. Elle a même tenté de t’allaiter, cette gourde. Et elle veut ma place. Et elle ne l’aura pas. Il la prendra, un soir, et le lendemain, elle sera à la porte. Comme les autres. Oui mon fils. Oui. Ainsi est ton père. Comment ? Tu penses qu’il n’en&amp;nbsp; veut pas ? La jeunesse t’aveugle, chair de ma chair, il la dévore du regard, elle l’obsède, il ne pense qu’à cela. Et elle croit qu’il l’ignore. Il est doué, j’avoue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et alors, elle redouble de séduction discrète, persuadée qu’il ne la voit pas. Et lui, lui. Lui vient sur moi, l’imagine, et se vide. Il te pique ta pitance. Au début cela pimentait, j’ai cru que c’était pour moi, ces attentions, il était plus tendre, plus aimant, plus… amant. Et j’ai vite compris. Et je n’ai plus eu envie. Et puis la disparition de ton frère m’a rendue moins envieuse encore. L’amour, il est pour toi. Toi que je hais de la mort de ton double. Et que j’aime pour deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça y est, il lui a parlé. Mais non, je ne les ai pas surpris. Tu n’as pas vu comme ses yeux brillent à ta nurse ? Ses yeux, qu’elle a fort jolis, d’ailleurs, ainsi que le reste de son anatomie. Je serais homme que je ne serais pas insensible à ses charmes. Je suis femme, et je la contemple avec plaisir. Je serais presque jalouse de cette soirée qu’il va vivre. Je comprends qu’il la désire ainsi. Je la croquerais bien, moi, la petite, centimètre par centimètre, sans en louper une miette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelles inepties je raconte, moi, tu ne trouves pas ? Non ? Ta mère est folle, mon chéri, folle d’avoir perdu la moitié de ta graine, oui. Folle de te reprocher cette perte alors que c’est son intérieur qui n’a pas su le protéger. Tu n’y es pour rien, mon fils. Je suis la seule coupable. Trop attendre pour faire des enfants, ce n’est pas sans risque. Dors, mon tout petit, dors. Ce soir papa ne fera pas de bruit sur maman. On est tranquilles, ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Papa est en haut&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;T’auras du lolo&lt;br /&gt;…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title" style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title" style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Vision quatre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="post-header" style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="post-body entry-content" style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La petite salope. Cela fait cinq mois qu’elle me tourne autour. Non, six. Six longs mois où je me retiens d’étendre la main, de l’attraper et de la prendre, là, sur le tapis, contre un mur, sur la table, violemment. Sans lui demander son avis. Six mois durant lesquels ma main a fait tout le travail… Sur moi. Au début, quand elle est arrivée, ma femme était grosse, encore, mais cela ne m’a jamais dérangé. Elle non plus, je crois. Et cette petite aguicheuse dans la maison n’a fait que pimenter nos relations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, je me vidais en ma femme de l’image de cette petite pute. Si j’ai honte ? Non ! Avant, il y a eu la femme de chambre, la bonne, la cuisinière… Alors, pourquoi pas celle-là ? Elle est mignonne, en plus, avec ses petits pieds, sa taille dont je pourrais faire le tour des deux mains, toute fluette. Dommage qu’elle ne porte pas de tenue plus sexy. C’est que j’aurais bien aimé mesurer le galbe de son cul, et la taille de ses pommes. Tout me parait petit, du qui tient dans la main… ça me changerait.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Profiter de ma femme quand ma main ne me satisfaisait plus. Je l’ai fait, souvent. Et je n’ai toujours pas honte, non. Vous la verriez la jeune fille au pair - aux paires oui ! Une paire de mignons petits nibards et de fesses rebondies - Seriez fous ! Oui, tous autant que vous êtes, seriez fous ! Alors imaginez, avoir le menu gastro sous les yeux durant six mois, alors que vous bouffez à la cantine. Ben ouais, vous salivez. Et bien moi aussi !&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pire c’est qu’elle n’a pas l’air de se rendre compte qu’elle m’allume ainsi. Si elle savait l’effet qu’elle me fait, elle se comporterait différemment. Je la regarde quand elle ne peut pas me voir, je l’observe évoluer dans ce logis qui est le mien. Elle se rapproche de ma femme… Qu’elle ne le fasse pas trop! Elle pourrait prendre peine lorsque la petite démissionnera. Et je ne veux pas faire de peine à ma femme, pas du tout. Jamais ! Elle en a bien trop, déjà.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut que je sois prudent, on va se poser des questions, sinon, autant de démissions dans cette maison. Mais… Si elles étaient consentantes aussi ! Cela m’éviterait bien des désagréments. Enfin… Ce soir, petite, ce soir, je m’occupe de toi. C’est une promesse que je te fais, et ma femme le sait, je tiens toujours mes promesses, toujours.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudrait que je pense à ma femme, dites-vous. Mais j’y pense, justement ! J’ai l’impression que mes assauts journaliers la lassent plus qu’ils ne la satisfont. C’est qu’il ne faut pas oublier qu’elle a accouché il y a peu, alors elle n’a guère envie. Avant qu’ils ne sortent, les deux, l’un mort, l’autre bien vivant, elle avait envie, très. Maintenant, elle me fait l’effet d’une planche de bois qui me rabote la queue tellement elle est sèche.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un avantage, tout de même. Ma femme n’a peut être pas du qui tient dans la main, mais du qui emplit bien la bouche, et ça, j’adore. Une fois que le môme les a vidés, ils sont à moi. Et puis, des fois, il en reste, dedans. Parce qu’il était repu. A ce moment là, oui, à ce moment là, je me régale ! Et vas y que j’y enfouis ma tête, que je mange, que je dévore. Ça, elle apprécie. Mais faut que j’y aille doucement, ne faudrait pas que je les abîme, faut que je pense au bébé. Tue l’amour.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le bébé par ci, et le bébé par là… Et surtout, l’autre. L’autre qui n’a quitté la maternité qu’entre quelques planches et dort maintenant au fond d’un trou. Elle ne parle que de cela. Ses discours sont ponctués de « et si ». Elle a même dit un jour que peut être, si nous avions moins fait l’amour, le bébé serait en vie ! Quelles conneries peuvent sortir de la bouche d’une femme ! Pour ça que je préfère les emplir, les bouches… &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, non. Ma femme n’est pas inintéressante d’habitude, mais en ce moment, toute à sa tristesse.Elle n’a plus envie ? Soit. Je ne vais pas la forcer. Je l’aime trop pour cela, alors ce soir, ce soir je vais céder à une envie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;La mienne.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: #f4cccc;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Vision cinq.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f4cccc;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f4cccc;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Elle est jolie. Toute jeune encore et la peau douce. Un peu de maquillage et elle serait parfaite. Pas grand-chose, un peu de fard, pour la rendre plus mûre, quelques couleurs, légères, sur les paupières, et basta. Rien de plus. Rien de moins.&lt;br /&gt;Elle est jolie, vraiment. Des hanches pas encore tout à fait pleines, une poitrine qui appelle la main à s’y poser. Tout en elle appelle à la débauche. Un regard coquin, sans doute, et une bouche avec juste ce qu’il faut de pulpe pour qu’on y morde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui a été fait d’ailleurs. Une toute petite trace, là, sur les lèvres. Sans doute faudra-t-il que l’on recherche quel rat a la moustache tâchée. Mais ça n’est pas mon travail. Moi, je suis là pour évaluer la marchandise. L’identifier.&lt;br /&gt;C’est vrai, on ne peut pas se permettre de coller l’étiquette « putain » à une jeune étudiante, on ne peut pas non plus imposer à une jeune femme, l’âge d’une quinquagénaire. Mon estimation doit être parfaite. Comme son corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est vraiment jolie. Ces marques sur ses hanches, sont celles de mains d’homme. Fermes, puissantes, qui assurent leurs prises. J’aurais fait de même à sa place, à lui. Être sûr qu’elle ne m’échappe pas. Et labourer.&lt;br /&gt;Il l’a fait, labourer. J’ai trouvé des restes de lui à l’intérieur. Un peu de fluide vital, de celui qui la donne, la vie. Il l’a bourrée. Il l’a bâillonnée aussi, je le vois aux commissures de ses lèvres pleines. Déchirées. En haut et en bas, d’ailleurs.&lt;br /&gt;Il a semé, dans les sillons creux, dans les vallons et s’est introduit partout. Elle a souffert. Pas tout de suite, l’analyse sanguine révèlera cela. Mais je n’ai pas besoin de ça, elle est encore moite. Il l’a fait souffrir, les larmes séchées sur ses joues en témoignent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’imagine qu’elle n’a pas eu le temps de comprendre. Sans doute l’a-t-elle séduit, sans doute s’est il laissé faire, sauf qu’il était prédateur. Sans doute s’est-elle fait séduire, à son insu, persuadée de mener la danse. C’était une allumeuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait lire ses derniers instants sur son épiderme trop blanc, blafard. Grisonnant déjà par endroits ou se tachant de rose. Je sais lire sur les corps. Mes doigts la parcourent tendrement, une dernière caresse avant l’inéluctable Y.&lt;br /&gt;Elle n’en a pas besoin. Son intérieur parlerait pour elle. Vie saine, pas de cigarette ni de drogue d’aucune sorte. Pas une pute, étudiante. Vivant chez ses parents. Nulle alimentation du genre chez les indépendants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’imagine évoluant, sûre d’elle, jouant la timide, peut être, j’imagine son œil à sa place, et le petit sourire qu’elle m’adresse. Je crois que j’aurais fait comme lui. Cette fille est une invitation à la débauche. Gratuite. Mais je l’aurais gardée en vie, moi.&lt;br /&gt;Je ne vais pas t’ouvrir, pas t’abimer, reste pure, petite, reste entière, que lorsque je te regarde je puisse te voir à nouveau, comme avant. Mais si, on se connait, ma main reconnait cette peau qu’elle n’a jamais pu caresser… Mauvais choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurais su t’aimer, petite, tu n’as pas choisi le bon, tu as préféré l’homme de la maison plutôt que ton professeur. Ah, oui, le costard cravate, ça donne plus envie que l’homme qui découpe des cadavres pour le compte de la police.&lt;br /&gt;Adieu, gamine, voici ton étiquette, moins on en sait, plus longtemps tu restes là, avec moi. Et ça peut être éternel, je peux faire en sorte qu’on t’oublie. Je crois que je vais aller le remercier quand même, il m’a fait le plus beau des cadeaux. Toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scouiiiic ? Oui, monsieur le rat, affaire classée, et liberté pour toi. Merci de me l’avoir ramenée, elle ne m’avait jamais autant accordé d’attention que depuis que tu m’as donné son œil. Je suis désolé d’avoir gâché ton festin, mais elle, je me la garde. Quant aux autres, il y a bien longtemps que toi et les tiens, vous aviez tout fini.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-7163617991044613455?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/7163617991044613455/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=7163617991044613455' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/7163617991044613455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/7163617991044613455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/01/question-de-points-de-vue.html' title='Question de point de vue'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-3761704401285613923</id><published>2011-06-20T14:26:00.001+02:00</published><updated>2011-06-20T16:59:37.474+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Question de doigté</title><content type='html'>&lt;div style="color: #fce5cd; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;S – Je ne comprends pas pourquoi tu as fait ça. Tout se présentait si bien ! Être baignait dans la béatitude, mots doux aux Oreilles, sucs à Langue, vision à Yeux. Tout nous souriait, et sur moi, Gauche, se portait magnificence, anneau doré, pierre brillante… J’en tremble encore ! C’était… L’apothéose ! Tu es jalouse, dis-le ! Jalouse que ça soit à moi qu’on ait porté bijoux ! À mes branches qu’on pose l’or ! J’aurais dû m’en douter ! Tu as toujours, toujours…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D – Jalouse, moi, j’en ris ! Vois comme je tressaute, tu dis vraiment n’importe quoi ! Tu n’as jamais été capable de voir quoi que ce soit, de déduire, de faire… J’ai toujours écrit pour nous deux, lorsque Bouche se devait de rester close, c’était moi la porte parole ! Moi ! Toi, tu tenais la feuille… Incapable… Et c’est toi qu’on pare… Mais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S – Tu vois que tu es jalouse ! Je le savais ! Je le sa-vais ! Ha ! La main dans le sac ! Dans le cul lulu ! Comment tu viens de te vendre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D – Vendue ? Moi ? C’est toi qui fais la catin et défends le souteneur, magnifique, encore, dans ta déchéance… Il fallait bien te trouver une utilité, porter les bijoux, ça ne demande aucun art… Mais ça, je m’en fous. Ce que je n’aime pas, c’est qu’en face, tout n’est que mensonge. Je sais que tu les apprécies tous, moi aussi, au demeurant, mais je crois que Cerveau-mâle ment à son Corps entier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S – Développe. Tu as gâché le plus beau moment de ma vie, je veux bien t’écouter, mais tes arguments ont intérêt de se tenir, tu as intérêt à être vraiment convaincante si tu ne veux pas que je te détache de Bras…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D – Tu n’en aurais pas la force, Cœur lâcherait, ou Cerveau tournerait œil en interne. Au mieux tu couperais Veine et laisserais Fluide s’échapper. Tu en mourrais aussi. Mais là n’est pas le sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S – Cesse de me dévaloriser ainsi, ce n’est pas parce que je parais frivole, frémis au contact de Douce et Gracieuse, ces virtuoses de la caresse qui dansent si bien sur les touches noires et blanches que nous en frissonnons de concert… Tu n’as pas toujours été indifférente !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D – Non, je ne le suis toujours pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S – Alors pourquoi as-tu agi ainsi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D – Vas-tu donc me laisser parler ? Je tente de t’expliquer et toujours tu attaques, déplores et ne me laisse m’exprimer. Nous étions toutes à elles, subjuguées, et Corps également, entier. Douce et Gracieuse l’avaient sous sa coupe, Prunelles avaient fait plonger Yeux. Noyés. Nous étions heureuses, je ne le nierai pas. Mais hier, hier, souviens-toi. Douce et Soyeuse te maintenaient, tremblante, j’ai voulu aller cueillir Nuque, si tendre, prompte aux éruptions d’épiderme. Doigts voulant lui courir dessus… Et là, là, j’ai découvert une marque de Bouche. Mais pas de Bouche de Corps ! Non, d’une autre ! Yeux ont voulu se fermer, ils voulaient nier l’évidence… Rester aveugles. L’amour rend aveugle, le mariage rend la vue. La demande, ici, a suffi. Cœur s’est brisé. Et Cerveau m’a demandé vengeance. C’est alors que je l’ai giflé. Te laissant saisie, ornée, abandonnée.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;Vérité encaissée, Sénestre se débat. Demande de l’aide, Dextre tente, sans succès, d’ôter le bijou.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S –Tranche !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;D. s’exécute sans hésiter, tranche Annulaire. Depuis, S. se prénomme Sinistre, fière, arborant son absence de bijou. Plus de mariage possible, l’Être préférant rester aveugle. Amoureuse.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-3761704401285613923?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/3761704401285613923/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=3761704401285613923' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/3761704401285613923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/3761704401285613923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/06/question-de-doigte.html' title='Question de doigté'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-7010278569377976854</id><published>2011-06-16T19:24:00.004+02:00</published><updated>2011-08-11T10:23:15.735+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité'/><title type='text'>Là où naissent les marques</title><content type='html'>&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Adolescente, j’ai découvert Werber. Je l’ai adopté, direct, dans le cercle très fermé de mes auteurs favoris. Si si. Faut dire que j’ai commencé par la &lt;i&gt;trilogie des Fourmis&lt;/i&gt; et ai enchainé sur les &lt;i&gt;Thanatonautes&lt;/i&gt;. De quoi vous faire kiffer.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;J’ai kiffé.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;L’écriture était fluide, le style agréable, l’idée de ponctuer le tout d’extraits d’une encyclopédie écrite par « un personnage » était vraiment bien trouvée… Et puis, les personnages qui se suivent au fil des bouquins, on s’y attache.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;L’infiniment petit, puis la vie après la mort, deux sujets qui, à cet âge, m’intéressaient à fond. Toujours un peu d'ailleurs, on est adulescent ou on ne l’est pas.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;J’ai lu plus tard,&lt;i&gt; Le père de nos pères &lt;/i&gt;et&lt;i&gt; L’ultime secret&lt;/i&gt;, j’y ai découvert Lucrèce et Isidore, j’ai appris à les connaitre, les apprécier.&amp;nbsp; Me représentant Lucrèce comme une jeune fille intéressante, rebelle, un personnage, un vrai. Isidore quant à lui m’a paru comme un homme désespéré de ce que les hommes faisaient de la Terre, mais pourri d’Espoir malgré tout. En la nature humaine.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Les théories dans ces livres, toujours un peu barrées, moi j’aime ça. Donc, je n’ai pas détesté, ça n’était déjà plus la lecture de L’Auteur avec un grand A.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Dans l’idée, en famille, on savait que j’aimais bien cet auteur, donc, Noel, anniversaire, je n’y coupais pas. J’ai donc obtenu la suite des Thanatonautes… Et j’ai eu l’impression de relire la même histoire mais dans un lieu différent. Il se passe sensiblement la même chose, le plan de l’histoire est le même, bref, redondant et sans intérêt. Je ne me suis d’ailleurs pas donnée la peine de lire le dernier tome du &lt;i&gt;cycle des Dieux.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Et puis je dois avouer que les bouts d'encyclopédie me gavent, à force.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Nos amis les humains,&lt;/i&gt; j’en garde un bon souvenir, malgré une impression de déjà lu, réminiscences de Gulliver.&amp;nbsp;&lt;i&gt; Le livre du voyage&lt;/i&gt;… dort dans ma bibliothèque. Je n’ai pas trouvé le moment où j’étais dans le bon état d’esprit ET que j’avais envie de le lire…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ses nouvelles… Ses nouvelles sont justes géniales ! J’adore ! Je prends mon pied, vraiment ! J’ai envie d’en lire encore plus, de voir où cet esprit nous emmène, et sans difficulté !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La BD, aussi, j’ai aimé. La patte du dessinateur aide beaucoup, faut dire. L’histoire est bonne…&amp;nbsp; ça, j’attends la suite.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Le papillon des étoiles&lt;/i&gt;, j’ai aimé. Même si j’avais deviné la fin dès le début du bouquin… Prévisible. Voilà un terme qui pourrait correspondre à Werber, désormais.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Le Miroir de Cassandre&lt;/i&gt;… Un bon moment de lecture, sympathique, réellement. L’histoire est bien trouvée, le village dans la décharge, par exemple, les personnages qu’ont une gueule, non, vraiment, j’avais retrouvé un peu le gout de la surprise.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Et là, là, j’ai eu droit à une surprise, et quelle surprise ! J’ai lu le &lt;i&gt;Rire du Cyclope&lt;/i&gt;. Enfin, j’ai essayé. Je n’ai pas dépassé les 150 pages. C’est vraiment rare que je bloque sur un bouquin, vraiment. Finalement, il fait dans l'imprévu...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Base du livre, la nouvelle&lt;i&gt; « Là où naissent les blagues »&lt;/i&gt;… Une très bonne nouvelle, vraiment, qui se suffisait à elle-même, mais parait que les fans ont voté… On vous a jamais dit qu’il fallait écrire ce qu’on voulait, pas ce qu’on nous demandait ? « Les fans l’ont demandé, alors, même si c’est nul, je le leur sers. »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Déjà, la BQT… Oh mais qu’est ce que c’est donc que cette chose qui a tué le comique ? Parce que oui, oui, Lucrèce, elle est très forte, même qu’elle sait déjà, elle en est persuadée, que c’est un assassinat. Et puis même qu’elle trouve des indices que les flics ils n’ont même pas cherchés, parce que, cons comme ils sont, ils vérifient rien du tout. Tout le monde sait que les célébrités qui meurent d’une crise cardiaque, on vérifie pas qu’on les a aidés…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;BQT, donc, qu’il est noté. Et puisque c’est tiré de Là où naissent les blagues, on ne se doute pas du tout, mais pas du tout du tout qu’il s’agit de la « Blague Qui Tue » (la blague qui tue trop de la mort, c’est qu’en plus, je dis ça, mais j’ai pas été vérifier hein, puisque je n’ai pas fini le livre…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Bon, encore, jusque là, on se dit « bon, elle n’a pas aimé l’histoire »… Mais s’il n’y avait que ça ! C’est écrit avec les pieds ! Et encore !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Lucrèce prend des photos avec son &lt;i&gt;« appareil reflex Nikon équipé de flash »&lt;/i&gt;… Là, j’ai envie de dire What The Fuck ? Elle prend des photos, ok. Qu’est ce qu’on en a à foutre que ça soit avec une putain de marque, voire même juste, que l’appareil soit un reflex ! Ce qui compte, c’est qu’elle la prend, sa photo !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Et ça, c’est rien… À un moment, la jolie rousse, habillée, comme toujours ou presque, d’une chemise chinoise sans manche, rouge, avec un dragon dessus… Oui, oui, on a droit à quasi la même description (c’est la position du dragon brodé qui change…) plusieurs fois… Dites, vous vous en foutez de sa tenue, vous, non ? Ben moi aussi…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Bref, à un moment, donc, elle &lt;i&gt;« remonte sur side-car Moto Guzzi 1200 cm3. Elle branche sur son Blackberry Fear of the Dark – Peur de l’obscurité –, du groupe de hard rock anglais, Iron Maiden&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;. »&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; Un peu plus loin,&amp;nbsp;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt; « Elle tourne la manette des gaz pour faire grimper l’aiguille jus&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;qu’à 130 kilomètres-heure. »&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Là, sérieux, soit il est payé au nombre de caractères, soit il a oublié que tout ne mérite pas d’être écrit. Ou alors il se fout complètement de notre tronche. C’était pas possible de faire la même sans les choses inutiles et sans les marques ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Un truc du genre : « Fear of the Dark d’Iron Maiden dans les oreilles, elle pousse son side jusqu’à 130. » Oh putain ! J’ai tout dit ! Et sans sponsor !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Bon, je rajoute que la rousse, là, elle bouffe du Nutella ? Oui oui, noté comme ça. Parce qu’elle va pas bien… Et comble du comble, ses remonteurs de moral sont, dans l’ordre, son coiffeur, une cartomancienne et un psy… Bon, les deux suivants encore… Mais le coiffeur ? Lucrèce chez le coiffeur ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Et oui, il faut savoir que la jolie, là, elle a peur d’avoir les cheveux qui frisent à cause de la pluie ! Et si… Faut dire que c’est hyper important…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Alors, je veux bien que Werber soit apprécié des lectrices d’Elle. Ok. Mais bordel ! Il l’était en écrivant normalement, il n’a pas à se croire obligé d’écrire pour des pouffiasses dégénérées qui ne pensent que par leurs tenues, leurs coiffures, la marque de leur téléphone, de leur appareil photo, de leur moto… Lucrèce, le personnage d’origine, on l’aimait bien, là, elle est juste détestable. Sérieux, une meuf comme ça, je rêve que d’une chose, que la Thénardier lui envoie un front kick dans sa face.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Et les supers bouts de soit-disant bouquins d'histoire de l'humour...&amp;nbsp; Bien trop capilotracé pour être un rien crédible. Auparavant, au moins, ça se tenait.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Blagues parsemées au fil du texte, du genre "celle ci, elle va vous faire rire, je vous l'assure"... Ouais, pourtant il l'explique bien, dans son bouquin, qu'il ne faut jamais dire ça. (mais si elles ne sont pas censées nous faire rire, qu'est-ce qu'elles foutent là ?)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;J’entends déjà les critiques fuser, du genre « mais toi, avant de casser comme ça, fais-en déjà le quart, et ensuite on en reparle »… À cela, je peux répondre que, déjà, je ne suis qu’une plumette débutante que plus tard je ferai mieux et bla, et bla, et bla, patati et pattes en l’air… Que je ne me permets pas d’écrire de la daube pour la vendre à prix d’or, que là, c’est pas de la confiture qu’on donne à des cochons, mais plutôt le contenu de l’auge de la bête donné aux humains.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Mais je peux surtout dire que là, je réagis en tant que lectrice. Bordel, comment peut-on se foutre autant de la gueule du monde quand on a cette notoriété ? Sortir un bouquin pour sortir un bouquin, ça n’a aucun intérêt. Si on accouche d’une merde, on doit au moins avoir la décence de le reconnaitre et ne pas proposer ça aux lecteurs !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Les gens attendent d’un bon auteur qu’il continue à l’être. Werber, maintenant, je m’en contenterai à la bibliothèque municipale, et encore. Sans doute, dans la mienne, va-t-il être relégué à la planche du bas.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ben oui, imaginez la scène :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;« Oh, c’est quoi ça ? T’en as plein, je t’en emprunte un ! Vu le nombre, ça doit être bon… »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;« Euh ben, en fait, il n’y a que ceux-là de bien, les autres, évite… »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;« Ben pourquoi t’en as autant alors ? »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;« Parce que… Parce qu’au début, j’aimais bien, après il a fait du moins bien, mais j’ai gardé espoir, tu sais combien je suis naïve… »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;J’aime pas le reconnaitre, mais là, pourtant&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;Je suis déçue. Profondément. Werber, le bon, n’est plus. J'en suis même triste, en fait.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-7010278569377976854?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/7010278569377976854/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=7010278569377976854' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/7010278569377976854'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/7010278569377976854'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/06/la-ou-naissent-les-marques.html' title='Là où naissent les marques'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-3759528366314108968</id><published>2011-06-08T22:32:00.004+02:00</published><updated>2011-06-13T18:44:01.592+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité'/><title type='text'>Leitmotive</title><content type='html'>&lt;div style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoPlainText" style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;LA MARÉE MONTANTE…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoPlainText" style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;… a inspiré un certain nombre d'auteurs, qu'ils jouissentdéjà d'une certaine reconnaissance ou qu'ils soient écrivains en herbe.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoPlainText" style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Pas moins de 65 auteurs aux univers et imaginairedébridés ont proposé leur texte en vue de figurer dans le recueil collectifLEITMOTIVE, premier du nom. Un ensemble de qualité impliquant un choixdifficile, par définition éliminatoire, une partie seulement des textes étantpromue à l'édition papier.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoPlainText" style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Au final, un recueil éclectique de vingt nouvelles,fragments savoureux d’une étonnante diversité. Senteurs iodées et parfumsexotiques, eros et thanatos, onirisme et réalisme, poésie et paillardise, folieet bons sentiments, nostalgie douloureuse et présent obsédant s’y côtoient sansvergogne au rythme des eaux troubles et des vagues écumeuses.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoPlainText" style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Pour vous procurer l'objet-livre, résultat final de cettepremière aventure éditoriale, suivez ce lien :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoPlainText" style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoPlainText" style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a href="http://www.jacquesflament-editions.com/boutique/leitmotive-opus-1/"&gt;http://www.jacquesflament-editions.com/boutique/leitmotive-opus-1/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoPlainText" style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoPlainText" style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;LEITMOTIVE, Opus 1, 14,90 €, disponible à partir du 8juin 2011.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoPlainText" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoPlainText" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoPlainText" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Un livre avec des plumes dedans ! Et quelles plumes !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoPlainText" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Célestine&lt;/i&gt; - Alexandra&amp;nbsp;Berthomet&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Dans sa robe de marée&lt;/i&gt; - Justine Neubach&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Death on two legs &lt;/i&gt;- Arnaud Modat - &lt;a href="http://lalbehi.blogspot.com/"&gt;Trompette Sournoise&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;De la mnésie au truisme&lt;/i&gt; - Yu-lan Tsien - &lt;a href="http://petite-yunette.blogspot.com/"&gt;Yunette&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Dérive d’un oublié&lt;/i&gt; - Simon Proust&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Des maux venus de loin&lt;/i&gt; - Jean-Pierre Boissière - &lt;a href="http://www.pagesenliberte.com/"&gt;Jean-Pierre&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Eau oxygénée&lt;/i&gt; - Emmanuelle Robert&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Embrouille&lt;/i&gt; - Paul Andrade&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;La dame blanche&lt;/i&gt; - Brigitte Millet&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;La houle&lt;/i&gt; - Marie-Jeanne Bourdon&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;L’attente&lt;/i&gt; - Laurence Baudot - &lt;a href="http://graphogenealogic.com/"&gt;Eleonore&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;La vie animale&lt;/i&gt; - Frédérique Trigodet - &lt;a href="http://emmabovary33.over-blog.com/"&gt;EmmaB&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Lys&lt;/i&gt; - Elisabeth Dewilde&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Morsure lente&lt;/i&gt; - Christophe Esnault&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Mutatis mutandis &lt;/i&gt;- Lal Behi - &lt;a href="http://lalbehi.blogspot.com/"&gt;Lal Behi&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Pirate russe&lt;/i&gt; - Véronique Pingault - Jveuxdusoleil&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Poisson d’avril &lt;/i&gt;- Patrick Larriveau&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Raconte-moi la mer&lt;/i&gt; - Nicolas Brulebois&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Ressac&lt;/i&gt; - Isabelle Guilloteau&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Une idée pour deux&lt;/i&gt; - Dominique Guérin - Djin&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-3759528366314108968?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/3759528366314108968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=3759528366314108968' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/3759528366314108968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/3759528366314108968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/06/leitmotive.html' title='Leitmotive'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-4338266466494909791</id><published>2011-06-06T10:22:00.002+02:00</published><updated>2011-06-06T10:22:38.041+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Bouh !</title><content type='html'>&lt;div style="color: #eeeeee; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Maman dit toujours que je suis brave, vaillant, courageux. Et quand elle dit ça, je fais le coq et le bar tabac du coin, fier tout pareil. Parce que j’aime quand maman elle dit ça. Après, j’ai tout chaud à l’intérieur, et j’ai encore plus envie de me casser le cou – même que moi, j’ai qu’un cou, mais papa, souvent, je lui casse les cous – parce que quand je fais ça, maman crie un peu, et après, c’est un gros câlin avec des mots comme « T’es fou mon chéri, comme ton papa » Et comme papa, plus tard, je me marierai avec elle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Le soir je dors avec la photo de ma maman sous mon oreiller, je la regarde longtemps pour m’endormir avec son image dedans les yeux et rêver d’elle. Mais ça marche pas toujours très bien. En ce moment, je rêve que je fais une grosse chute qui finit jamais jamais, que même je vois pas le fond et puis je voudrais bien me réveiller, mais que j’arrive pas. C’est à cause de gâteaux que j’adore qui sont avec moi, oui, j’adore les gâteaux, c’est de la gourmandise, elle dit, maman. Mais c’est bon la gourmandise, moi j’aime ça.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Pour être courageux, faut faire des choses qu’on a pas le droit de faire. Des choses que si on nous trouve, on se fait gronder. Là je fais une grosse bêtise, mais au moins, on me trouvera pas et je vais gagner. Quand je sortirai avec le drap sur la tête et tout l’air blanc autour, ils vont avoir tellement peur que j’aurai le temps d’aller jusqu’au mur et crier que j’ai gagné, qu’ils m’ont pas trouvé et que c’est moi le plus fort, même si je le sais déjà ça, que c’est moi le plus fort. Maman elle m’avait interdit, parce que c’est très dangereux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Bon, je n’ai plus que trente deux fois à compter jusqu’à cinquante et je sortirai. C’est pas très facile quand même, de compter dans le noir et puis j’ai la boite du gâteau qui me fait mal dans l’omelette plate du dos, c’est pas pratique. Il fait froid quand même, même avec le drap que j’ai pris pour faire le fantôme. En plus je vais attraper le rhume et maman va me gronder, ça par contre, elle gronde vraiment quand je tombe malade par ma faute. Si je tombe tout court, j’ai des câlins, par contre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Bon, je sors tout de suite, tant pis… Faut que j’arrête de dormir et que je pousse sur la porte, j’arrive pas très bien, je sais pas si je suis plus le plus fort du monde ou si c’est parce que je suis en train de dormir, mais le couvercle de la porte s’ouvre pas. C’est pas drôle, réveille toi, moi ! Faut pas dormir dedans le froid, faut faire comme dans le film de ceux qui bougent tout le temps, bouger, me réveiller, et sortir…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Mais trouvez-moi ! Ils sont nuls mes copains, ils savent même pas que la meilleure cachette de tout le monde entier, c’est dans l’endroit où t’as les trucs les mieux à manger, les gâteaux qui se mangent sans qu’on les cuise, là, ceux que tu prends quand ils sortent du frigo qui gèle les cons. Et ben voilà, je dis des gros mots, c’est pas bien. C’est peut être parce que j’en suis un, maman elle avait interdit, c’était peut être pour une bonne raison quand même…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Je tombe encore, dans ma tête, je tombe, mais je pense, mes pensées sont loin, c’est bizarre, comme si on me les criait, ça donne le vertige. Mais je m’en fiche, moi, j’ai gagné, et dès qu’ils ouvriront, je ferai le fantôme !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-4338266466494909791?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/4338266466494909791/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=4338266466494909791' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/4338266466494909791'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/4338266466494909791'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/06/bouh.html' title='Bouh !'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-6919755474013046555</id><published>2011-06-03T10:32:00.001+02:00</published><updated>2011-06-03T10:33:17.549+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hordes'/><title type='text'>Stupéfiant</title><content type='html'>&lt;div style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;J’étais stupéfait. Totalement. Bouche béante, scotché à la rambarde.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Les esgourdes en souffrance sous le son des griffes sur le métal.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ils étaient stupéfiants, j’avais tout calculé au poil, pour que la horde ne nous décime pas, mais je ne m’attendais pas à ça.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Quinze mille de plus que prévu, au bas mot, et je ne pouvais rien faire, rien !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Observer, impuissant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La sueur suintant le long de ma colonne.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Froid, le fluide, glacial.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Et le réveil, la tête lourde, dans le silence…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Vue sur la ville intacte.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Plus jamais de cacheton avant de monter la garde.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Bad Trip.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-6919755474013046555?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/6919755474013046555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=6919755474013046555' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/6919755474013046555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/6919755474013046555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/06/stupefiant.html' title='Stupéfiant'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-5602812772976775027</id><published>2011-06-03T09:38:00.001+02:00</published><updated>2011-06-03T11:00:04.669+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hordes'/><title type='text'>Vie de caddie</title><content type='html'>&lt;div style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;« Nous partîmes quarante, mais sans grand effort, nous en perdîmes trente en arrivant au fort. »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Ça aurait pu faire un chouette début en fait, un machin qui rime, qu’a de la gueule. Sauf que la lose c’est que ce n’était pas un fort, ça ne ressemblait à rien. On voulait faire un genre de barricades, un truc que les errants ne pouvaient pas passer, qui nous aurait tenus en sécurité…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br style="color: #f4cccc;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Si on avait su… Pourquoi se donner tant de difficulté alors que le mal nous ronge de l’intérieur ? Avec eux, au moins, nous savions d’où venait la menace. Là… La seule chose dont je suis persuadé c’est que je ne suis pas coupable. Ce qui ne les empêche pas, les neuf autres, de m’observer l’œil empli de méfiance, soupçonneux au moindre écart.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br style="color: #f4cccc;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Et comme je les comprends ! Je me méfierais de ma propre mère si elle n’était la première à avoir succombé. Tout s’est passé vite, beaucoup trop vite. Et nous n’avons retrouvé aucun corps, sauf durant la grosse vague de croulants. Les têtes, juste, visage figé dans un rictus infâme, la peau déchirée plus que découpée… Sourire béant, mâchoire défaite, yeux exorbités… Quand ils étaient encore présents.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br style="color: #f4cccc;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Les zombies ont cela de bon que lorsqu’ils tuent, ils ne laissent mie. Ils vous embarquent, entiers. Ça évite de se demander, ou d’être persuadé que le mort a souffert. Et vous revenez, ensuite, saluer la famille. Maman n’est jamais revenue. La tête seule, cela ne donne rien, et quand bien même, les autres l’ont arrosée, ne lui laissant pas cette chance. Je n’ai pas même eu le droit de la frotter derrière les oreilles.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br style="color: #f4cccc;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Nous étions quarante, et trente ne sont plus. Ça craint. Chaque jour nous faisons des expéditions, passons au milieu des errants, qui, bizarrement, n’attaquent que le soir, à une heure donnée, comme quoi, ils sont bien organisés. Et nous aussi, de fait, puisqu’on s’est calés sur leur horaire. Esclaves d’êtres qu’on ne peut qualifier de vivants. Tombés bien bas, moi je vous le dis.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br style="color: #f4cccc;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Chaque jour j’en ai vu disparaitre. Des nôtres, les autres je m’en fous. Maman la première. Et ce n’est pas dû aux zombies. À mon avis, on devait la trouver trop lente, coincée dans son caddie et moi avec. Pas sa faute, aussi ! D’accord elle était chiante à gueuler qu’elle avait mal, ou à chanter quand on lui filait des calmants, mais merde ! C’était ma mère, quoi !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br style="color: #f4cccc;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Et tous les vieux d’un coup. Méthodique. Portes ouvertes, juste un soir, le soir où on avait décidé de leur faire un bal à l’ancienne, ils sont restés danser, nostalgiques. Bam. Dix de moins. Pourquoi j’ai eu cette idée de soirée vieux, moi, hein ? Je comprends qu’ils m’en veuillent, ils pensent que c’est de ma faute, qu’à cause de la musique, le portier s’est oublié, qu’il s’est endormi, musique pour vieilles choses… Pas un n’a songé à goûter sa ration d’eau. Sauf le chien. Qu’a dormi tout le jour ensuite.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br style="color: #f4cccc;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Chaque soir, un nouveau. L’hécatombe. Je croyais qu’on avait déjà vécu l’Armageddon ? La nature humaine fait que pour je ne sais quelle raison, l’un d’entre nous tue. Tous les jours. Deux êtres. Je ne sais qui fait cela. Mais j’ai juré sur la tête de ma mère que je trouverai ! Je veux savoir qui est l’enflure qui lui a ôté la vie ! J’y passerai mes journées, mes nuits s’il le faut ! Je mènerai l’enquête !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br style="color: #f4cccc;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Et j’y ai passé du temps. Beaucoup de temps. Je n’ai pas trouvé. Nous ne sommes plus que deux, ce soir. L’erreur n’est plus possible. Chaque soir, depuis le meurtre de maman, j’élimine celui que je soupçonne être derrière tout ça. Chaque soir, j’égorge, à la manière de la brute, avec mon chandelier affuté, la bête. Chaque soir, il y a deux autres morts. Et maintenant, je sais. C’est lui. Cela ne peut être que lui. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br style="color: #f4cccc;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Colonel Bastard, qu’il disait. Colonel… Ah oui, gendarme, dans le temps. Enquêteur. Brigade criminelle.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br style="color: #f4cccc;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Et si… Et si, lui aussi, il menait l’enquête, à ma façon ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Et si… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Si maman m’avait demandé de l’aider à crever ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br style="color: #f4cccc;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;J’ai oublié…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-5602812772976775027?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/5602812772976775027/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=5602812772976775027' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/5602812772976775027'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/5602812772976775027'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/06/vie-de-caddie.html' title='Vie de caddie'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-830382655615614486</id><published>2011-05-23T08:38:00.002+02:00</published><updated>2011-05-23T08:38:48.782+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Rose</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Ça ne sent pas la rose… Elle le sait bien, que ça ne sent pas la rose ! De toute façon, ça ne sent JAMAIS la rose ! Il y a toujours un truc qui ne va pas, une odeur qui vient chambouler le bouquet, un micro fumet qui s’accroche aux pétales… Quelle idée elle a aussi, de cuisiner ! Non mais, on aura tout vu ! Elle ne doit utiliser que des aliments qui n’ont pas ou peu d’odeur. En fait, s’il pouvait ne se nourrir que de rien, il le ferait. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Mais elle, non, hors de question. Déjà, manger, elle aimait ça. Préparer aussi. Jouer sur les textures, sentir l’aliment se transformer, sous la lame déjà, puis sous la cuiller en bois, laisser mijoter, embaumer la maison, et le parfum s’ensauver en la rue, faisant gargouiller le ventre des passants, pressés d’emplir leurs panses lors de la pause déjeuner. Mais tout ça, c’était avant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Mademoiselle s’était trouvé un époux, un homme qu’elle avait séduit par un de ses petits secrets, la confiture de rose. Une vapeur s’en étant allée titiller les narines d’un passant, passé, arrêté, stoppé net. Juste devant la fenêtre, devant la source. Il était resté tout le jour, n’avait pas bougé d’un pouce, humant, repu alors même qu’il n’avait rien avalé depuis la veille. Il souriait, niais.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Par la fenêtre arriva une tartine, suivie d’un bras, blanc, au bout un corps surmonté d’une tête, quelques pétales épars sur une chevelure dorée. Du visage il ne retint pas grand-chose, si ce n’était que sa confiture était une bénédiction. L’homme aimait les roses. Il l’épousa.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Les repas étaient source de conflit. S’il n’avait pu manger que des roses, que des mets à base d’icelles, il l’aurait fait. Mais il eut fallu pour cela que ce parfum discret puisse couvrir tous les autres. Il désespérait. Et mangeait peu. Ils avaient beau avoir beaucoup de fleurs, la confiture en nécessitait tant qu’il n’y en avait jamais assez. De plus, elle détruisait leur senteur avec ses préparations culinaires. Si le corps avait besoin d’autre chose que de fragrance pure, ça se saurait !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Surtout que les roses, ça ne fait pas grossir. Contrairement à ses plats. Il avait beau le lui dire, sa poitrine avait doublé de volume, son arrière train également et encore il ne parlait pas du ventre ! C’est qu’il aimait bien prendre possession de sa fleur… qui n’en avait que le nom, parce que question effluves, il ne voulait pas même en parler son odeur naturelle gâchait jusqu’à l’eau de rose dont elle s’enduisait.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Un jour, il la trouva particulièrement fatiguée, elle se plaignait d’avoir mal au dos et au ventre… Si elle ne mangeait pas autant, sa digestion serait plus aisée, et son poids ne ferait pas souffrir son dos ! Sur ces paroles, il retourna dans son jardin, prenant grand soin de ses bébés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Quelques heures plus tard une odeur inconnue, entêtante, lui parvint de l’intérieur. Il fronça le nez, les sourcils avec. Tout sentait ainsi. Un goût de cuivre lui emplit les narines, il se précipita.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Un cri, le cœur au bord des lèvres. «&amp;nbsp; C’est immonde ! Cela pue ! »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Et sa femme, qui, fainéante, était allongée sur leur couche conjugale, bien sale, au passage, lui tendit un paquet remuant et puant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Elle murmura « C’est votre fille », puis, la bouche ornée d’un sourire goguenard, elle ajouta « Elle se prénomme Rose. »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-830382655615614486?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/830382655615614486/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=830382655615614486' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/830382655615614486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/830382655615614486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/05/rose.html' title='Rose'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-4813593656788459326</id><published>2011-05-15T17:25:00.003+02:00</published><updated>2011-05-20T14:55:24.786+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Prude, danse !</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-t5_hr7RMM5Q/TdZksz8-Q4I/AAAAAAAAANA/x2tapbwqi-U/s1600/prude-danse-%2521.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-t5_hr7RMM5Q/TdZksz8-Q4I/AAAAAAAAANA/x2tapbwqi-U/s320/prude-danse-%2521.png" width="204" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;« Prudence », me dit-elle. Je ne relevai pas. Elle prononçait mon prénom cinquante à cent fois par jour. Sans doute ce jour là entendit-elle me prévenir d’une chose, j’ai envie d’y croire. Si vraiment elle avait pressenti quelque danger, pourquoi n’avait-elle pas hurlé ? Elle avait articulé lentement,&amp;nbsp; comme à son habitude, d’une voix trainante, lassante. Je ne l’entendais plus. Fond sonore auquel on ne prend pas garde.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Si j’avais prêté l’oreille, un rien d’attention, j’aurais su. J’aurais compris qu’elle savait, qu’elle voulait m’avertir. Je fis la sourde oreille. Lorsque je fermai la porte, sa main tendue vers moi me fit tiquer. Impression vite éludée. J’étais pressée. Il me fallait retourner prendre ce que j’avais laissé, là bas. Chez lui. J’avais vu le loup. Et il m’avait croquée. Tant et si bien que j’étais restée.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Heureuse. Je le croyais. Le loup… Douce agnelle que j’étais. Rencontre au bord d’une rivière, alors que dans l’eau claire, je m’étais baignée, toute nue. Une force de vent soudaine, jeta mes habits dans les nues. Il me tint un discours étrange, je n’en tins pas garde. Sous le charme, déjà.&amp;nbsp; Le soir même il me couvrait d’oripeaux. Il me fit arpenter les rues, me montra. J’étais si fière et si belle, sous ces habits dorés !&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Il me vendit au plus offrant. Fleur écarlate étalée, n’osant rien dire. « Prudence », m’avait nommée ma mère. J’aurais dû l’écouter. Cette fois là, déjà…&amp;nbsp; Il était mon maitre, il disposait de moi, ses amis aussi, les clients surtout, même s’il refusait ce terme. Il se disait généreux. Je lui appartenais. Jusqu’au jour où… De toutes ces aventures, je gagnais un bulbe rond. Mauvaise&amp;nbsp; herbe se développe vite, moins d’un an suffit.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Quinze ans, mère, enfant encore, pourtant. « Prudence », m’avait appelée ma mère, je le prénommais «Espoir ». Il me le vola. Il m’avait pris mon innocence, ma vie, et maintenant, mon Espoir. Je hurlais, longtemps, désespérée. J’ai mordu les amis présentés, j’ai griffé, pleuré, refusé. Je n’étais plus que rage, haine. Il me le ramena. De temps à autres. Soumise à nouveau. Je l’aimais pour cela, parce qu’il me redonnait Espoir.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;&amp;nbsp;Un soir se présenta devant moi, une femme vieillie trop vite, aux cernes marqués, aux rides trop tôt arrivées. « Prudence. » dit-elle, levant la main vers mon visage peinturluré, osant à peine ce geste, n’osant croire que je vivais encore. Tout se précipita, elle prit ma main, m’emmenant chez elle, chez nous. Je retrouvai mes peluches, ma vie d’enfant. Cette vie enterrée à écarter les cuisses. Par amour.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Espoir ne quittait pas mes pensées. Ma mère tenta de me dissuader, de me dire qu’il était déjà perdu, que c’était trop tard, qu’il n’y avait rien à faire, ou de passer par la police. Rien n’y fit. J’étais décidée. « Prudence… », me dit-elle alors que je partais. J’aurais dû voir à son regard qu’elle savait m’observer pour la dernière fois. Résignée. Résignée à faire ce que je n’avais su faire, perdre son enfant.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Je courus, vite, très. J’arrivai là où je n’étais que chose, bête à plaisir, là où j’étais mère, surtout. Carpette, volonté disparue, je m’excusai, demandai qu’on me pardonne. J’osai demander à le voir, il me dit qu’on le rejoindrait. À la rivière. « La raison du plus fort », susurra-t-il à mon oreille.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Mon Espoir sitôt retrouvé se perdit avec moi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-4813593656788459326?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/4813593656788459326/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=4813593656788459326' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/4813593656788459326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/4813593656788459326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/05/prude-danse.html' title='Prude, danse !'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-t5_hr7RMM5Q/TdZksz8-Q4I/AAAAAAAAANA/x2tapbwqi-U/s72-c/prude-danse-%2521.png' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-7419617560719785898</id><published>2011-04-16T22:05:00.001+02:00</published><updated>2011-06-03T10:18:02.171+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hordes'/><title type='text'>Histoire d'H20</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="color: #d0e0e3; font-style: italic;"&gt;Cette histoire se déroule dans le monde du jeu Hordes. La terre est dévastée, l'Armageddon a eu lieu, le sable a tout envahi. Dans un univers post apocalyptique, les morts se relèvent. Zombies. Les armes peuvent les tuer, des "lance piles", tronçonneuses, tondeuses (fonctionnant à piles) et surtout, l'eau. L'eau détruit les morts. Mais il ne pleut plus. Et les gens se regroupent, à 40, dans des bidonvilles qu'ils tentent d'améliorer pour survivre, toujours plus longtemps.&lt;br /&gt;Ici, des meurtres ont eu lieu. D'horribles meurtres, et le narrateur a été choisi pour enquêter sur cette tragédie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Je les ai suppliés de me mettre dans la cage à viande. Je leur ai dit que j’étais coupable, qu’il fallait me descendre, m’empêcher de nuire à nouveau. Je le leur ai dit. Et ces imbéciles m’ont ri au nez. Oui, ils ont ri. Soi-disant que je ne peux pas être l’assassin, que c’est trop horrible, que s’ils m’ont confié l’enquête c’est parce qu’ils m’en savent incapable, trop gentil, et trop intelligent pour faire quelque chose d’aussi moche.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Depuis quand l’horreur est-elle l’apanage des imbéciles ? Depuis toujours, sans doute. D’après eux. Enfin, quelle idée, aussi, de me prendre moi comme enquêteur… C’est à moi de découvrir les preuves. Soit. Je veux bien. Mais je n’en ai pas laissé. Ou trop peu pour que ce soit exploitable, ou si ça pouvait l’être, je les ai détruites. Et ils veulent un accusé, en faire un coupable, se défouler sur lui de la terreur dans laquelle ils vivent depuis plusieurs semaines…&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Il y a pire que les errants du sable. Bien pire. Il y a celui qui les décime de l’intérieur. Celui qui les empêche de dormir la nuit alors même que les murs nous assurent sécurité. La peur… L’odeur de la peur. Un plaisir, vraiment. Cette petite senteur piquante, vous connaissez ? Ce petit délice de l’acidité de la sueur, juste là, sur la nuque, lorsqu’ils me sentent derrière eux. Aucun n’a osé se retourner, aucun.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;La peur leur liquéfie les tripes et les tétanise. Personne ne crie, jamais. C’est amusant. Et les errants qui frappent les palissades, grognent. Au matin, un nouveau corps qui les rejoint. Je préfère l’arrosage, personnellement, les trous, la fonte de la chair encore lisse, la dentelle organique qui se crée… Mais l’eau est rare. Alors chaque corps va rejoindre les autres. Ceux qui ne craignent que la pluie qui ne vient pas. Jamais.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Sacrifices. Sacrifice à la pluie, au Dieu qui, s’il existe, pourrait nous offrir enfin la crevaison des nuages. Et de l’eau… J’ai lu dans un vieux livre découvert dans ce qui semblait être une caverne habitée, plus de gens, juste de la viande… Beaucoup de viande. Oui, bon, humaine… Et alors ? Ils ont tout mangé, tous. Le cuistot était tellement heureux d’avoir de la barbaque à cuisiner qu’il ne m’a même pas interrogé sur sa provenance, personne ne l’a fait, d’ailleurs.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;J’ai gardé le livre pour moi. Dedans, j’ai découvert un ancien rituel, une vierge, un enfant, un chien, un chat, un corbeau… Et six hommes. Le corbeau fut le plus difficile à attraper. J’avais gardé quelques morceaux de viande de la grotte. J’ai veillé, chassant les autres charognards. Puis il est arrivé, quelques coups de bec, légers, suffisants pour que la nasse tressée lui retombe dessus. J’ai pu accomplir la première phase, faire boire son sang à la vierge. Et le sang de chaque victime, ensuite.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Le chat et le chien ont été aisés à trouver, mais leur disparition a entamé le moral des troupes. Les hurlements du môme, incessants, ont plombé l’ambiance. Heureusement, il a été le suivant. La vierge a bu, sans mot dire, tout. Le sang était encore chaud, elle s’est délectée. Les forces la gagnent, ses joues prennent des couleurs alors que les gens pâlissent, n’osant plus sortir. Elle reste au soleil, ayant perdu cette faim qui l’habite. Et elle rit. &lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Un par un, ils ont suivi. Hier, c’était le sixième. L’inéluctable se rapproche. Dès le meurtre de l’enfant, ils m’ont confié l’enquête. On a voté, savoir qui était le plus susceptible d’être innocent. En tant que père de famille, amoureux des livres, ils m’ont exclu directement. Les niais. Chargé de retrouver l’immonde assassin du petit Grégory. Je l’ai trouvé les gars, c’est moi. J’ai feint l’acharnement, à rechercher d’hypothétiques preuves sous le cagnard, suant sang et eau, je ne me suis pas ménagé. Je n’ai étonnamment rien trouvé.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Je ne veux pas tuer la vierge.  Je ne peux pas. C’est pour ça que je me suis dénoncé. Cette soif qui m’étreint, cette gorge éternellement sèche à boire cette… Eau ? C’est de l’eau cette chose au goût de terre ? Je n’en peux plus. Je crois que s’ils ne m’enferment pas, je vais le faire. Je vais le faire ! Je vais la tuer ! Comme les autres ! Maintenant, tout de suite. Il le faut ! Soif… Soif ! Que la pluie soit ! J’arrive, j’arrive. Je vais m’occuper de toi.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;[…]&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Je n’avais jamais constaté à quel point elle ressemble à sa mère. Ses yeux. Si belle.  Je ne peux pas… Je ne peux pas tuer sa fille. Ma fille. Qu’ils m’enferment, par pitié ! Qu’ils… Non ! Ils la prennent elle ! Parce qu’elle sourit, qu’elle va bien ! La voyant ainsi, si belle, épanouie, ils l’emmènent dans la cage ! Non ! Pas elle ! Elle est innocente, pure…  Et ils ne m’écoutent plus, ils sont persuadés que c’était pour la protéger que je voulais qu’on m’enferme… C’est le cas. Mais pas pour la même raison. Ils m’ont enfermé, mais pas dans la cage, moi, ils ne veulent pas ma mort.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;[…]&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Un roulement sourd, au dessus de ma tête. J’ouvre les yeux, je ne voulais plus entendre ses hurlements alors que ses presque frères approchaient, j’ai avalé des calmants, beaucoup. Il n’y a plus que ce bruit, étonnant. Ma cellule est ouverte, je sors. Il fait frais. Et… L’eau qui ruisselle sur mes joues n’est pas salée, il pleut. Il pleut… Elle n’est plus, j’en suis sûr. Et pourtant… La voilà, au milieu d’une bouillie infâme, un amas de dentelle pseudo humaine, debout, un rien hagarde. Elle m’aperçoit, court vers moi.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Vivante. Le sang ingéré lui a conféré un certain pouvoir sur les revenus, ils ne la touchent pas, ils avaient ouvert la cage pour l’emmener. Elle me glisse dans un murmure qu’elle sait tout, il y a bien longtemps qu’elle a lu, elle a terminé le travail : la fille du boucher n’est plus, elle s’en est occupée elle-même, avant de se faire enfermer. Plus bas, elle ajoute qu’elle, contrairement à la fille du boucher, n’est plus vierge, et ce, depuis longtemps.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Il pleut. Il pleut, et l’eau sur mes joues est salée. Elle vit. &lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Un groupe se forme autour de nous, l’un d’eux, courageux, approche. Il tient le Livre à la main. Les autres nous observent, je souris à ma fille, il pleut… Ils ne comprennent pas, je crois qu’ils vont nous tuer. Ils n’arrivent pas à digérer ce que nous avons fait. Ce qu’ils croient qu’elle a fait. Ils sont maintenant persuadés qu’elle a tout fait. Je hurle que s’ils doivent lui faire du mal, ils devront me passer sur le corps, ça n’a pas l’air de leur poser problème.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Alors qu’ils lèvent leurs bâtons sur moi, je tends le visage à l’eau du ciel. J’entrouvre mes lèvres pour laisser ma gorge s’hydrater enfin. Une chose me turlupine cependant, je n’arrive pas à remettre le doigt dessus. Les coups, accompagnés des hurlements de la chair de ma chair, envahissent mon esprit, vrillent mes tympans, c’est qu’elle a mal. Je la comprends, moi aussi. Une accalmie, je la regarde, une dernière fois. Le filet de sang qui lui parcourt la joue m’amène la vision d’une autre trace rougeâtre, qui a dû être, sur l’intérieur d’une cuisse.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Comment ça, plus vierge ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-7419617560719785898?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/7419617560719785898/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=7419617560719785898' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/7419617560719785898'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/7419617560719785898'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/04/histoire-dh20.html' title='Histoire d&apos;H20'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-4242360193486490778</id><published>2011-04-16T00:33:00.005+02:00</published><updated>2011-05-18T02:05:23.598+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>De la mnésie au truisme</title><content type='html'>&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Ben oùs'qu'il est le texte ? J'ai oublié, je crois... &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Blague à part, ce texte, une fois retravaillé, rallongé, amélioré, tout ça tout ça, a été lauréat du premier Opus du concours de nouvelles LeitMOTive, de chez Jacques Flament Editions.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Une fois par trimestre, un recueil de nouvelles au nom générique de LEITMOTIVE sera publié, afin de permettre aux passionné(e)s d’écriture de voir leurs premiers textes publiés dans un recueil collectif.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Nous étions 65, 20 ont été sélectionnés...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Pour une histoire de droits d'auteurs, je me dois donc d'ôter ce texte du blog. Mais n'ayez crainte ! Vous pourrez le retrouver, du moins la nouvelle version, dans le premier Opus de LeitMOTive qui sera disponible à partir du 15 juin !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: #f4cccc;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="color: #f6b26b;"&gt;C'est &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.jacquesflament-editions.com/leitmotive/" style="color: #ffe599;"&gt;par ici&lt;/a&gt;&lt;span style="color: #f6b26b;"&gt; que ça se passe.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-4242360193486490778?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/4242360193486490778/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=4242360193486490778' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/4242360193486490778'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/4242360193486490778'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/04/de-la-mnesie-au-truisme.html' title='De la mnésie au truisme'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-601455249035014002</id><published>2011-03-15T14:09:00.001+01:00</published><updated>2011-03-15T14:09:46.755+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Introspecteur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Je suis beau. Aujourd’hui tout du moins J’évolue dans ce monde qui est mien, derrière la cascade aux rochers blancs. Face à face avec moi-même. Aujourd’hui je suis beau, grand, brun, élancé. Je me souris alors que l’eau s’écoule. Non, vraiment, je suis beau. Et je vais la séduire cette poulette ! Prochaine fois que je me revois, je serai soit débraillé, soit la joue rouge, mais j’aurai fait quelque chose ! Advienne que pourra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je déteste ces instants où je ne me vois pas. Dépendre de madame économie d’énergie n’est pas une sinécure. Dans le temps, on m’éclairait nuit et jour, du temps où j’étais une star… Où j’étais des stars ! Mais voilà, l’on m’a ôté mes étoiles, l’on m’a déplacé, et me voici là… Prêt à tenir compagnie à … Nous ne sommes pas du même monde ! Comment peuvent-ils penser que je vais leur adresser la parole ! Quand on voit qui je suis…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lumière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, ben me revoilà. Tout débraillé, ça oui, puis je suis nous. Voilà que je tombe la cravate, la jupe et que je me colle à la cascade. Puis je tente de faire un, nous faisons un. Je suis jolie. Vraiment. Tout ce qu’il faut où il faut. J’ai bu, aussi. Nous avons bu. Trop, sans doute. Alors qu’il me besogne je me vois, parfaite dans mon plaisir, une lueur étrange au fond des yeux. Je l’ai droguée. Il m’a droguée. Un éclair de conscience, là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me hais. Je n’avais pas besoin de ça. Je me dégoute, j’aurais pu la séduire autrement. Je suis assise dans un coin, je me vois à peine. Recroquevillée, alors que je me passe de l’eau sur le visage. J’ai de nouveau une mise impeccable. Je me laisse là et je sors. Vite. Dégout de moi-même, désir assouvi, ces moments me hantent. J’oublierai. Vite. Entre les cuisses d’une autre. Et je pleure, moi, là bas, moi que je ne vois presque pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noir, encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne me vois plus. Foutue économie. Si j’avais des oreilles, je m’entendrais sangloter. Là bas, je me devine. Dégoulinante de lui, de moi. De celui que j’étais encore il y a quelques minutes. J’aurais voulu ne jamais vivre ça. Si j’avais des bras, je me serrerais dedans, tentant de m’offrir un semblant de réconfort. Je n’ai de bras que ceux que je n’ai pas, qu’elle enserre autour de ses jambes pour calmer son corps meurtri. Et son âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lumière, à nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis une autre, je me précipite sur mon moi-même désespéré. Viens, je vais te soigner, me soigner, soigner ce mal qui t’emplit, qui m’emplit… Je… Nous… Vous…Elles… Qui suis-je ? Suis-je Lui, aussi ? Je me relève, je m’aide à le faire. Et nous avançons vers moi, la cascade fait son office, me redonnant un semblant de paraitre. Rien qu’un peu. Je ne suis plus aussi belle à voir. Quelque chose est mort dans mon regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rouge… sang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai viré mon autre moi, je reste face à face avec moi-même, sans réconfort. Rien. J’aimerais me laisser aller, en finir, mais je me laisse aller. Un accès de folie, de haine me prend et je tente d’arracher la cascade, sans succès, et je me frappe, je me frappe, encore et encore, comme si je cherchais un témoin, derrière, un coupable. Mais le coupable, c’est moi. Ne jamais accepter un verre d’un inconnu. Je me frappe, encore, et le teint blême, le tain blême, je ne peux que me fissurer, me perdre, et me dire, te dire, te prévenir, toi qui fus moi ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sept ans de malheur ma jolie. Et ça ne fait que commencer.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-601455249035014002?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/601455249035014002/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=601455249035014002' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/601455249035014002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/601455249035014002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/03/introspecteur.html' title='Introspecteur'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-8585114252409347645</id><published>2011-03-10T23:04:00.001+01:00</published><updated>2011-03-10T23:14:37.169+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité'/><title type='text'>L'homme de Kaboul</title><content type='html'>&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a href="http://www.laffont.fr/livre.asp?code=978-2-221-11715-6"&gt;L'homme de Kaboul de Cédric Bannel aux éditions Robert Laffont&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Cedric Bannel nous entraine dans un pays dont on entend beaucoup parler, mais dont on ne connait pour ainsi dire, pas grand chose. L'Afghanistan.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;On découvre au fil des pages des personnages réalistes. L'auteur a poussé le trait sans en faire de grossières caricatures.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Oussama Kandar - qui n'a pas changé de prénom depuis le 11 septembre - Fervent Islamiste, fidèle parmi les fidèles, à l'écoute de sa femme, même si ses idées lui font peur. Il est le Qommaandaan de la police de Kaboul.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Malalai, son épouse, qui se bat pour le droit des femmes dans un pays où l'Islam fait loi depuis que les Russes ont retiré leurs troupes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Mollah Bakir, un taliban modéré qui apprécierait de voir ses frères recouvrer la raison et cesser d'être aussi obtus et cruels.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Nick Snee, un petit (genie) suisse, fils de bonne famille qui n'a rien trouvé de mieux que de travailler pour une "organisation" dite neutre. Comprendre "qui travaille pour ceux qui paient le mieux et ont tendance à oublier qu'il existe des lois".&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;L'histoire se déroule en bonne partie à Kaboul, l'univers est sombre, terriblement réaliste, les journées sont rythmées par les attentats et autres assassinats. La corruption y est un art de vivre, Oussama cherche à élucider le "suicide" d'un trafiquant répondant au nom de Wali Wadi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Bien sûr, on ne le laisse pas mener son enquête tranquille, ce serait trop beau. Mais il reste encore des personnes avec des principes, dans ce pays.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Cedric Bannel nous offre sa vision de l'Afghanistan sans caricaturer ni exagérer les traits. Ses mots sont des images claires d'où il gomme la gratuité de l'horreur pour nous montrer la terrible vérité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Le style est fluide, agréable, les actions sont claires, on visualise très bien les scènes sans pour autant être abreuvé de descriptions.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #d0e0e3;"&gt;J'étais sceptique au début du bouquin, me demandant si j'apprécierai de le lire. Et puis j'ai lu. Et pour tout vous dire, je crois que je vais recommencer. Pour le plaisir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-8585114252409347645?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/8585114252409347645/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=8585114252409347645' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/8585114252409347645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/8585114252409347645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/03/lhomme-de-kaboul.html' title='L&apos;homme de Kaboul'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-6494985444378524194</id><published>2011-02-20T10:07:00.001+01:00</published><updated>2011-06-03T10:59:48.706+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hordes'/><title type='text'>Petit tour de Sablier</title><content type='html'>&lt;div style="color: #fff2cc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ils étaient là, grognant, grattant, au dessus de moi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fff2cc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;J'étais enseveli, avec cette vieille porte au dessus de mon trou.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fff2cc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fff2cc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Et j'attendais.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fff2cc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La peur me nouait les tripes, j'avais peur qu'ils me sentent, que l'urine répandue sous moi ne me trahisse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fff2cc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Le son du sable s'écoulant attira mon oreille. Ils n'avaient pas choisi de me dévorer, non...&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fff2cc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La planche craquait.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fff2cc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ils étaient assis dessus et jouaient à remplir le petit trou de la serrure.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fff2cc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Le soleil s'est levé à temps. Ils sont repartis et j'ai pu me dégager.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fff2cc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;C'était ma troisième nuit.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fff2cc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fff2cc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Et ce soir que vont-ils trouver ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-6494985444378524194?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/6494985444378524194/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=6494985444378524194' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/6494985444378524194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/6494985444378524194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/02/petit-tour-de-sablier.html' title='Petit tour de Sablier'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-1898550950730580959</id><published>2011-02-14T12:05:00.001+01:00</published><updated>2011-02-15T02:14:46.720+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Un oeuf</title><content type='html'>&lt;div style="color: #d9d2e9; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&amp;nbsp;« Cette fois, ce sera sans moi ! » C’était tout ce qu’il avait dit avant de partir faire son sac. Puis il était parti. Claquant la porte. Fort. Et ce son remuait ses entrailles, et elle l’entendait, encore, et encore. Cette phrase et cette porte, le son du bois qui claque, tout résonnait en elle. Couchée, sur son lit, se tenant le ventre à deux mains. Elle regardait le plafond de ses yeux auréolés de rouge. Paupières flamboyantes sur un œil irisé de veines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans lui. Le sang battant à ses tempes commençait à se calmer, elle percevait à nouveau les sons de la maison par delà ceux qui lui hantaient l’esprit. Douzième pleurait dans son berceau. Elle voulu appeler Prière pour qu’elle s’en occupe, mais se rappela qu’elle était à l’école, ainsi que Désiré, Voulue, Toléré, Accepté et Résignée. Angélique n’avait pas vécu, Lucie et Ferdinand non plus. Il en avait déjà marre à l’époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle réfléchit. Ne restaient donc à la maison qu’elle-même, Douzième, Survivant et Battante. Âgés de trois et deux ans, ces derniers faisaient également la sieste. Elle se leva donc et se rendit dans le dortoir des enfants, récupérant son dernier né. Elle le baigna dans le lavabo de la salle de bains, l’eau se faisant chère, on y allait à l’économie. Pas de mot, sa voix éraillée par les sanglots aurait inquiété l’enfant. Elle tenta un sourire dans une grimace difforme. Il rit. Tant mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans lui… Ainsi donc il la laissait maintenant. Elle avait épousé sa façon de vivre, ses habitudes. Un peu plus de confort était arrivé dans la maison, une pompe, de l’électricité. Mais jamais, jamais il n’avait voulu utiliser de latex pour ne plus avoir d’enfant. Il n’avait jamais voulu ne plus la toucher non plus. Elle aurait bien aimé, elle. L’accouchement chez eux, ça n’était pas ce que vivaient les femmes d’aujourd’hui ! Il la touchait, elle tombait enceinte, chaque fois, et il en était dégouté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là, là… il la laissait. Cette fois, ce sera sans lui. Passées les premières émotions, elle se découvrit sereine. Il était loin de remplir les assiettes avec sa culture de tulipes, son absence ne changerait pas grand-chose, au contraire, elle lui offrirait une bouche de moins à nourrir. Certes, une nouvelle arrivait, mais ce n’était pas ça qui la dérangeait. Elle avait toujours travaillé de ses mains, brodant nuit et jour les images qu’on lui commandait. Et elle était douée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nourriture des enfants ne serait pas un problème. Pour ce qui était de s’en occuper, ç’avait toujours été elle. Pas un souci non plus. Et puis surtout, après celui-là, elle ne tomberait plus enceinte, puisque sans homme. Elle sourit à son enfant, franchement. Elle allait vivre. Remettant l’enfant au lit, elle retourna à son ouvrage, un palmier. Un jour, elle en verrait un en vrai, elle voyagerait, sortirait de chez elle pour le plaisir, emmenant les enfants. Loin de ces montagnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rêveuse, elle réfléchit à un prénom. Comme pour chacun, elle en choisissait un leur correspondant. C’est important un prénom, ça se garde toute une vie. Il faut prendre soin de ne pas se tromper. Un doute l’assaillit un instant, très court, interrompu par l’idée qui lui emplit le crâne. Dehors les idées noires ! Elle sourit. Elle avait trouvé. L’enfant s’appellerait Pâques.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-1898550950730580959?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/1898550950730580959/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=1898550950730580959' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/1898550950730580959'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/1898550950730580959'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/02/un-oeuf.html' title='Un oeuf'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-1301110490043341387</id><published>2011-02-05T16:09:00.002+01:00</published><updated>2011-02-14T12:05:36.984+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Quand maman se fâche</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #d9ead3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Tu n’es plus comme avant.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Toujours la même rengaine !&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Non, c’est vrai. Je ne parle pas de changement de comportement. Tu n’es plus la même.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Que tu dis ! Je ne me suis jamais sentie aussi bien. Aussi sereine.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- C’est l’agonie.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- L’agonie ? Mais je suis vivante ! Et bien vivante !&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Tu te crois vivante ? Vraiment ? Réfléchis bien. Recherche au fond de toi. Te sens tu vivre ?&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Je suis on ne peut plus calme. Parfois, je ressens de la colère, parfois une envie d’exploser, mais je n’en ai pas la volonté. C’est étrange.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Sens-tu ces fourmillements qui te faisaient sourire ? Sens-tu ces grouillements qui m’apportaient nourriture ? Où sont-ils ?&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Où sont-ils ? Où sont-ils ! Je les cherche, je ne les trouve pas. Pourquoi faut-il que tu aies raison ? Pourquoi ? Je ne veux pas mourir ! Je ne veux pas ! Pourquoi me font-ils ça ? Ne les ai-je pas nourris comme je te nourris toi ?&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Tu ne me nourris plus. Il y a bien longtemps que je ne survis que sur mes réserves. Ils t’ont rendue nocive. Tu ne peux plus me nourrir. Tu me tues.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Comment peux-tu m’accuser de cela ? J’ai toujours été celle qui donne la vie. Je t’ai donné la vie, d’ailleurs ! Tu me renies ! Tu m’accuses !&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Tu n’es pas responsable. Tu n’y es pour rien. Et pourtant c’est toi qui me tues.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Que veux-tu dire ?&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Tes derniers nés. Oui, ceux-là même qui tuent leurs frères sans compter, qui nous utilisent, qui se servent de toi. Oui, ils t’ont libérée de ces fluides qui te parcouraient, oui. Mais pour quelques parures, ils t’ont creusée sans vergogne, t’attaquant avec ce qu’ils avaient tiré de ton être.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Mes enfants… Non ! Tu n’as pas le droit de dire cela !&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Lorsqu’ils te donnent à boire désormais, ils instillent ce poison en toi. Tuent leurs petits frères, ceux qui leur font peur parce qu’ils sont nombreux et qu’ils ne les comprennent pas. Et ce faisant, ils te tuent, toi, leur mère. Et me tuent moi. Ainsi que mes frères. Bientôt…&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Bientôt il sera trop tard, c’est cela ?&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Bientôt je ne serai plus. Plus personne ne sera.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Saule, que t’arrive-t-il ?&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Je pleure, mère. Je pleure. Ainsi que mes frères. Moi, tu m’as créé ainsi, mais Frêne, Bouleau et Chêne ne sont pas faits pour cela.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Que faire ?&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Mère, tu es trop douce. Beaucoup trop. Te rends-tu compte qu’il faut que ce soit moi, ton fils, qui te dise quoi faire ?&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Je n’ose croire ce que tu me racontes…&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Il faut sévir, Mère ! Il est plus que temps ! Il faut que tu te sauves toi-même. Si tu ne fais rien, tu ne seras plus en état de faire quoi que ce soit. Tue-moi de tes mains, Mère. Je t’en implore. Je ne veux pas cette agonie. Réagis, Mère !&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Non, je…&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Mère, je t’en conjure ! Mets-fin à cette souffrance !&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Je…&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Je t’aime ! Et je sais combien tu nous aimes ! Agis ! Maintenant !&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Non, je…&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Maintenant !&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ea9999; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Et Mère, la mort dans l’âme, entreprit de gronder ses enfants. La terre se scinda, s’ouvrit les entrailles, laissant son sang recouvrir les terres, les eaux se couvrirent de cendres… Le vent lui-même se purifia. Toute vie se figea à sa surface. Et la chaleur se tut. Et Gaïa, la Mère, pleura. Elle pleura sur ses enfants morts de sa main. Elle pleura sur ceux qui l’assassinaient sous couvert de mots qu’elle ne comprenait pas. Et elle prit une décision. Elle n’enfanterait plus d’humains. Trop instables.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-1301110490043341387?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/1301110490043341387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=1301110490043341387' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/1301110490043341387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/1301110490043341387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/02/quand-maman-se-fache.html' title='Quand maman se fâche'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-8058349224968318522</id><published>2011-01-31T14:00:00.000+01:00</published><updated>2011-02-05T16:25:59.075+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité'/><title type='text'>On m'a fait un cadeau...</title><content type='html'>&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;Une fois n'est pas coutume, je fais de la pub. Une amie m'a proposé de me faire un carnet d'écriture... ayant vu quelques photos de ce qu'elle est capable de faire, j'ai accepté. Et là, là... je l'ai reçu.&lt;/div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TUawu9ZZK-I/AAAAAAAAAMI/mchR2VanYz4/s1600/IMGP0050.JPG" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TUawu9ZZK-I/AAAAAAAAAMI/mchR2VanYz4/s320/IMGP0050.JPG" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TUaw1EfIEjI/AAAAAAAAAMM/3Au71Aja-Yw/s1600/IMGP0051.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TUaw1EfIEjI/AAAAAAAAAMM/3Au71Aja-Yw/s320/IMGP0051.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TUaw5VYUgjI/AAAAAAAAAMQ/CUkiWISUSKo/s1600/IMGP0052.JPG" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TUaw5VYUgjI/AAAAAAAAAMQ/CUkiWISUSKo/s320/IMGP0052.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TUaw_-jeC5I/AAAAAAAAAMU/aIXVa5_I6-E/s1600/IMGP0054.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TUaw_-jeC5I/AAAAAAAAAMU/aIXVa5_I6-E/s320/IMGP0054.JPG" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;&amp;nbsp;Et franchement, je ne regrette pas. Les photos ne lui rendent pas hommage, c'est encore plus beau de la mort qui tue en vrai.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;Je ne sais pas encore si je vais oser écrire dedans, elle m'a engueulée quand j'ai dit ça.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;Elle fait d'autres choses, personnalise des objets... à la demande !&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;Moi je dis, moi, je dis... Faut lui faire de la pub... Elle le mérite...&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;(Je vous mets l'adresse de son blog, faites pas gaffe, il est pas beau, faut regarder ce qu'elle fait !) &lt;a href="http://scrapadwige.canalblog.com/"&gt;Titeplume&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f6b26b;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: #f6b26b;"&gt;En plus, elle écrit, et plutôt bien (puisque je suis fan). Ce qui ne gâte rien. Merci ma Titoune. .&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-8058349224968318522?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/8058349224968318522/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=8058349224968318522' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/8058349224968318522'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/8058349224968318522'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/01/on-ma-fait-un-cadeau.html' title='On m&apos;a fait un cadeau...'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TUawu9ZZK-I/AAAAAAAAAMI/mchR2VanYz4/s72-c/IMGP0050.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-2738115025058424050</id><published>2011-01-03T13:46:00.000+01:00</published><updated>2011-01-04T00:18:28.286+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Madame Bertrand Meunier</title><content type='html'>&lt;span style="color: #cccccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;12 janvier.&lt;br /&gt;J’aime ce nom. Je l’arbore fièrement depuis quelques heures. Sa femme. À lui ! Qui l’eut cru ? Il est tellement parfait ! Qui aurait pu croire que moi, moi, je m’extasierais devant quelqu’un ? Que je me pâmerais, bredouillerais à sa venue, frémirais à son contact… Moi ! Personne. Personne n’aurait cru cela. Et pourtant me voilà. Heureuse et amoureuse. Éprise de mon époux. Lui… Ce soir sera-t-il enfin Le soir ? Mon soir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15 janvier.&lt;br /&gt;Éprise, et prise. Je l’ai connu, enfin. Sa fougue n’a eu d’égale que la mienne. Il m’a rendue folle à me faire attendre ainsi. Il m’avait dit à notre première rencontre qu’il attendrait le mariage. Comme si j’étais vierge ! Et jour après jour, il était plus charmant, plus charmeur. Plus désirable. Plus désiré. La nuit de noce même, il ne m’a pas touchée. Ou trop peu. Des caresses légères, encore. Et je n’ai pas protesté, non. Je l’ai supplié du regard. Alors il est sorti. Je suis sienne !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18 janvier.&lt;br /&gt;Il se joue de moi, je crois. Il me regarde à peine, m’ignore. Il ne m’a pas retouchée depuis l’autre jour. J’attends. Je m’apprête pour lui. Je me pomponne, et je l’attends. Je l’attends à chaque heure du jour et de la nuit. Je ne comprends pas cet homme qui est le mien. Le mien… Est-il vraiment autant mien que je suis sienne ? Qui est cet homme dont je porte le nom ? Je ne sais rien de lui, rien. Et je n’en ai cure. Qu’il vienne, par pitié, qu’il vienne !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;21 janvier.&lt;br /&gt;Mais oui ma belle, je suis venu. Je t’ai donné ce que tu voulais, encore et encore. Et je n’ai terminé que bien après que tu m’aies demandé de cesser. Bien après. Tu ne disais plus rien. Prostrée. Tu pensais vraiment, mademoiselle-je-regarde-le-monde-du-haut-de-ma-supériorité que tu t’en sortirais ainsi ? J’ai aimé voir les larmes dans tes yeux. J’ai adoré cela. Tu ne parles plus depuis trois jours. Pourtant, je viens te voir, je m’occupe de toi. Tout le temps. À demain. Je t’expliquerai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22 janvier.&lt;br /&gt;Tu comprends mieux ma chérie ? Ma petite femme. Mienne, hein. Je te prends au mot. Je te prends tout court, d’ailleurs. Je sais bien que tu n’étais pas vierge, allez. Il fut même un temps où je me serais contenté d’un regard de ta part. Un simple regard. Un mot, un sourire. Cela m’aurait suffit pour la vie entière. Mais si. Bertrand. Rappelle-toi. Si je te parle comme ça, ça ne te dit rien ? Mais oui, je bredouillais ! L’amour que veux-tu ! L’amour !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec les lunettes… Non ? Ça ne te revient pas ? Pourtant, tous tes devoirs que te passait ta copine, c’est moi qui les faisais. Et pas même un merci. Jamais. Alors j’ai fait du sport. Ce corps que tu aimes tant n’est sculpté que par la haine que je te porte. Je t’ai toujours aimée. Toujours. D’ailleurs, parait que la haine est si proche de l’amour qu’on ne peut pas toujours les dissocier. Je t’aime, mon Amour. Et toi… M’aimes-tu toujours autant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;25 janvier.&lt;br /&gt;J’arrive à nouveau à me lever. Il m’a brisée. Je vais demander le divorce, je crois. Je ne crois pas. Je ne sais plus. Il n’est pas revenu depuis qu’il a écrit.&amp;nbsp; Je l’entends. Il reste derrière la porte. Est-ce moi qui ai créé ce monstre ? Est-il vraiment un monstre ? Je vais partir. Je vais rester. Je ne sais pas. Madame Bertrand Meunier. Ça sonne bien, non ? Je vais rester. Je l’aime. Au secours !&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-2738115025058424050?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/2738115025058424050/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=2738115025058424050' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/2738115025058424050'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/2738115025058424050'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2011/01/madame-bertrand-meunier.html' title='Madame Bertrand Meunier'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-5735193279970585722</id><published>2010-12-20T11:12:00.000+01:00</published><updated>2010-12-20T11:12:55.323+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Une histoire de truffes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #f4cccc; font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Sens ! Sens ! Il n’a que ce mot à la bouche. Comme si je pouvais encore sentir quelque chose ! Je sais que c’est dans mes gênes, que je devrais avoir un odorat surdéveloppé, que mon grand père savait trouver les truffes comme personne... Je sais qu’il s’est saigné aux quatre veines pour m’acquérir, que son budget ne s’en est pas encore remis et qu’il bouffe des patates depuis qu’il m’a parce qu’il me réserve la viande.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;À l’image de ces gens qui roulent en grosses berlines et puent le parfum bon marché. Je le sais. Et ce n’est pas faute d’essayer ! Je l’ai reniflé son jus de truffe, et pas qu’un peu ! Même qu’une fois, sans qu’il me voie faire, j’y ai mis la langue, pour avoir le goût, me disant que ça serait plus facile comme ça. C’était dégueulasse. Non, sérieux. Il m’a acheté pour lui trouver de la merde qui n’en a même pas la saveur ! Rien ! Que dalle !&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Ah, vous, on voit que vous ne connaissez pas nos bêtes. Que du naturel, elles mangent ! Enfin, de nos jours, ça ne veut plus dire grand-chose, naturel. Savez, les pesticides, les machins qu’ont faits que le maitre n’a plus de cheveux et qu’il crache tout noir. Non, il ne fume pas - ça nuirait à mon odorat - mauvaise langue ! Oui, je répète, mauvaise langue ! N’avez aucun goût de toutes façons, savez pas apprécier un étron à sa juste valeur.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Enfin, il voudrait que je sente, il ne fume pas, c’est bien. Sauf que je crois qu’il n’a pas regardé la gueule de l’air. Ni celle de la terre. Ses truffes, il peut se les coller où je pense, encore que si on avait eu un Tchernobyl, les champis, ils auraient gagné en couleurs, mais là, là… Evolution qu’ils appellent ça. Je ne peux même pas pisser sur les pieds des plantes ! Non ! Culture hors sol, monsieur ! Et un pied ça te fait un champ ! Hop, t’en fous un dans la machine, il se transforme en plein !&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Il a essayé avec moi, mais ça n’a pas marché. Par contre, j’avais beaucoup plus de puces ! Elles sont toutes mortes. Sans me gratter. L’air qu’a fait ça, pas assez résistantes. Que mes premières qui sont restées. Sens, sens. Oui, maitre, j’ai compris, et oui, je sais, si je veux manger ton steak quotidien, il faut que je te trouve une merde sans goût. Ton or noir… Hé, patron, tu sais que l’or n’a plus de valeur ? Le crack qu’ils appellent ça, une vraie daube, il parait… Ouais, comme ton champi !&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Trois jours qu’on tourne en rond, que je respire du rien dans une nature sans odeur. Pas de bruit autour de nous, plus d’oiseaux, plus de gibier. Les seules bêtes du coin sont celles que tu élèves dans ton bunker. J’ai faim. J’ai rien trouvé. Tu m’as bien fait comprendre que si je voulais manger, il fallait que je trouve. J’ai mal au ventre. Je la sens la douleur. Et toi, sens-tu mes crocs sur ta gorge ? Moi, je les sens. Je sens surtout un goût. Un goût qu’on n’oublie pas, un goût qui ne s’invente pas. Un goût, vrai. Le goût du sang.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-5735193279970585722?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/5735193279970585722/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=5735193279970585722' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/5735193279970585722'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/5735193279970585722'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/12/une-histoire-de-truffes.html' title='Une histoire de truffes'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-4741502780987136877</id><published>2010-12-18T10:04:00.001+01:00</published><updated>2011-06-03T10:05:34.774+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hordes'/><title type='text'>Une ration douteuse</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Il me le paiera. Je trouverai le moyen. Il n’avait pas le droit de faire cela. Pas le droit. Pas elle. Pas comme ça ! L’ombre de son corps pendu se profile face à la lune. Il n’avait pas le droit ! Elle était tout pour moi. Tout. Ma confidente, mon amie, mon défouloir à envie… Envies d’elle, de la frapper, de l’aimer. Envie d’elle, surtout. Ma vie ! Tout ce qui me restait. Et elle avait eu le malheur d’avoir faim.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Alors elle mangea, trois fois rien, un morceau de viande qui lui faisait envie. Quelque chose qui l’a transformée. Elle n’acceptait plus mes coups. Et cette puissance qu’elle dégageait me la faisait aimer plus encore. Et tous ceux qui l’avaient brimée se sont mis à disparaitre. Et tous l’avaient fait. Un par un. Régulièrement. Tous les trois jours. Il ne restait plus que nous. Lui, et moi. Et elle, plus belle que jamais.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Chaque nuit nos étreintes se faisaient plus violentes. Je l’entendais, lui, dans la baraque d’à côté, il tremblait. Non pas de peur… Lui aussi se faisait violence, dira-t-on. Il devait être le suivant, et il savait ce qu’il lui restait à faire s’il voulait survivre. Il l’agressa alors qu’elle me chevauchait. Dans le même temps, il m’administra un sédatif, virulent. Elle respirait encore. Et je l’ai vu faire. La trainer à la potence. Et moi, incapable de réagir.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Je ne pouvais plus bouger. J’ai regardé cet homme passer la chaine au cou de ma femme, embrasser sa bouche inerte, caresser son corps groggy longuement. Jaloux de nos étreintes. Se frotter à elle. Ultime salissure. Les larmes coulaient sur mes joues. Je voulais hurler, lui promettre mille tortures, mais aucun son ne daignait sortir de ma bouche endormie. Et sa nuque se rompit. Je ne pus détacher mes yeux du cadavre qui se mouvait au gré de la brise.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Il aurait dû y passer ce soir. Alors il y passera. L’effet s’est dissipé, je vais détacher son cadavre. Je la porte, délicatement, jusqu’au crémato. Amoureusement, je la découpe, morceau par morceau. Elle n’est pas tout à fait raide, pas tout à fait froide. Je m’attends presque à la voir me sourire, me sauter dessus pour me dévorer sauvagement. Enfin, m’embrasser. Et me dire que ce n’est une blague.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Je rêve… Elle est morte. Et bien morte. Il parait que si elle avait fait cuire sa viande, elle n’aurait pas contracté cette maladie. Je vais donc la faire cuire. En la mangeant, petit à petit, je pourrai survivre. Si je tombe malade, dans trois jours, je serai mort. Je vivrai, pour elle. Je ferai tout ce qu’elle rêvait de faire, et je le tuerai. Ce soir. J’ai un plan.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Je découpe sa chair tendre, délicatement. Je vais même pousser la chose jusqu’à lui offrir un des meilleurs morceaux. Je les fais cuire, tout comme il faut. Et puis je prépare tout. J’avais préparé, pour le cas où, une fiole à avaler pour me tuer et qu’elle meurt avec moi. Mon corps empoisonné lui aurait permis de s’éteindre sans la faim. Une douce fin, en somme. Là, je l’injecte dans la ration que je réserve à ce salopard. Plusieurs seront négligemment disposées. En mangeant la première, il prendra confiance…&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Je mets la viande à sécher, dans la pièce où je dors, demain, je ferai en sorte qu’il me voie tenter de me dissimuler. Il tombera dans le panneau, j’en suis sûr. Manger la femme qu’il n’aura jamais pu pénétrer… Des mois qu’il la lorgnait cet empaffé. Des mois… Et il l’a tuée ! Je la lui aurais prêtée, moi, s’il avait demandé ! Tant qu’il me la laissait en vie, pour moi. Pourquoi je l’ai fait cuire ? Hein ? Elle pouvait encore servir.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;br style="color: #cfe2f3;" /&gt;&lt;span style="color: #cfe2f3;"&gt;Il fait froid tout à coup. Je me suis endormie en songeant à combien j’étais bête de ne l’avoir pas gardée encore. Le feu est éteint, la porte est entrouverte, je croyais l’avoir fermée derrière moi. Ma viande n’est plus là. Il a tout pris, tout. Ou presque. Il reste un morceau ici. Et j’ai faim. Les émotions qui creusent. Un doute m’assaille alors que je mastique. Et s’il savait ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-4741502780987136877?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/4741502780987136877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=4741502780987136877' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/4741502780987136877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/4741502780987136877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/12/une-ration-douteuse.html' title='Une ration douteuse'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-4649581793190197092</id><published>2010-12-08T19:08:00.002+01:00</published><updated>2010-12-20T11:12:55.324+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Maman</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Un kimono de soie rouge, sur ma peau lisse. J’aime cette sensation, je l’aime beaucoup. Et je joue, je joue. Je suis toute nue en dessous. - Les culottes jolies étaient trop grandes. - Je me regarde dans le miroir, j’incline la tête, je me souris. C’est vrai que je suis jolie ! J’entortille une mèche de cheveux sur mon doigt mouillé… Elle fait souvent ça. Et puis j’entrouvre le vêtement qui laisse apparaitre une poitrine bien trop plate, mais c’est normal, j’ai sept ans.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Je m’en fiche, d’abord, parce que je sais que ça viendra. Chaque chose dans son temps, qu’elle dit, maman. Alors j’attends. J’ai plein de jolis habits, même que mes copines sont jalouses. J’ai tout ce que je veux ! Tout tout tout ! Ma tirelire est pleine, mais elle ne fait pas de bruit. Tous les matins, maman elle met un billet dedans. Des billets verts, je sais même pas combien ça fait, puis je n’ai pas le droit de l’ouvrir, le cochon.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;J’ai tout ce qui me plait, maman achète des choses que je n’ai même pas le temps de lui demander. Elle est trop forte, maman. J’ai tout, sauf un papa à la maison. Mais c’est parce que mon papa il est explorateur du monde. C’est pour ça qu’il n’est jamais là. Je sais qu’un jour il viendra me chercher pour que je sois aventurière du fond des océans avec lui et qu’on trouvera des trésors que personne ne sait qu’ils sont dans le fond de l’eau.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Et on sera riches ! Et papa il n’aura plus besoin de faire l’explorateur et il reviendra vivre avec maman. Et ouais ! Et ça, ce sera grâce à moi ! Puis je lui rendrai son mouchoir aussi, celui avec le latin qui dit ce qu’il est. Ex Libris, c’est marqué dessus. - Explorateur Libre. - Je l’ai trouvé dans le fond du tiroir de maman, celui où qu’elle met les trucs qu’on ne touche pas parce que c’est vieux, ou pas beau, ou que c’est un souvenir qu’on aime beaucoup. Ça, elle l’aime. Je le sais.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&amp;nbsp;Le matin, après qu’elle a mis les sous, maman va se coucher. Elle part toujours quand je me suis endormie et revient quand je me lève. Tout pile. Elle est douée, maman. Le matin, faut pas trop lui parler parce que comme elle piétine tout plein, elle a mal aux pieds et ça lui fait mal dans le haut des jambes. Et puis son maquillage - parce qu’elle se maquille, maman, et bien !- ben son maquillage, il a tout coulé. Et elle va se coucher comme ça, toute habillée dans ses vêtements de la nuit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Je sais qu’elle est courageuse, ma maman, c’est la plus forte du monde. Mais je n’ai même pas le droit de parler de ça, mamy l’a interdit. Pas le droit. Je dois dire que maman elle travaille dans un bar, alors que ce n’est pas vrai. Je sais, elle ne sent pas l’alcool du tout. Et puis, elle dit qu’elle a froid dehors, que les trottoirs sont dégueulasses et qu’ils pourraient ramasser les merdes de leurs clebs, non mais c’est vrai quoi à la fin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Mamy, elle n’est pas très gentille avec maman, elle lui dit des trucs comme quoi qu’elle est la honte de la famille, qu’elle savait qu’elle tournerait mal, que c’était la faute à son mari, qu’elle n‘aurait pas dû la laisser aller chez ce débauché, que ses amis n’étaient pas discrets, qu’elle avait vu des choses, et peut être même qu’elle les avait aguichés, la connaissant ! Alors, moi je lui ai dit à mamy que je m’en fichais que maman travaille tard le soir, et que plus tard, je ferai comme maman !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-4649581793190197092?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/4649581793190197092/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=4649581793190197092' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/4649581793190197092'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/4649581793190197092'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/12/maman.html' title='Maman'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-397525782586979140</id><published>2010-11-23T00:00:00.002+01:00</published><updated>2010-11-24T11:29:07.972+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Hic</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd;"&gt;Rester ici ou partir, cela revenait au même. Il aurait gagné. Et ça la mettait hors d’elle. Plus encore que ce débat stérile qui les occupait depuis le début de la journée. Quelque chose qui était parti d’un rien du tout, d’une broutille à propos de sa nouvelle robe. Il s’était mis à critiquer, elle avait défendu, pour la forme, ce couturier qui avait fait un travail de sagouin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd;"&gt;Il avait haussé le ton, comme d’habitude. Elle, réprimant un sourire avait enchainé. Et puis il avait dit quelque chose. Quelque chose d’impardonnable. « On ne peut pas parler avec les femmes. » Ce n’était pas tant la phrase qui la mettait hors d’elle, non. C’était le ton. Il était on ne peut plus sérieux. Il l’avait regardée dans les yeux, énonçant cette phrase comme une vérité. La vérité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd;"&gt;Alors elle avait crié, cette imbécile, lui prouvant par là même qu’il avait raison. S’en voulant au fur et à mesure que son ton montait, que les larmes envahissaient ses yeux. Sa voix restait ferme malgré les sanglots qui la guettaient. Il ne comprenait donc rien ? S’était-elle fourvoyée à ce point ? Ne savait-il pas qu’elle jouait tout le temps ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd;"&gt;Même leurs engueulades… Surtout leurs engueulades ! Ces prises de becs faisaient partie de leur quotidien, lui donnant du relief, un intérêt. C’était quand même plus transcendant qu’un « Passe-moi le sel. » ! Le souci qu’elle avait avec l’homme de sa vie, c’est qu’elle était foncièrement d’accord sur tout ce qu’il disait. Absolument tout. Qui se ressemble, s’assemble…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd;"&gt;Au bout de quelques années de bonheur parfait, de félicité sans tache, elle en avait eu marre. N’auraient plus manqué qu’un ciel rose, des petits bonbons en guise de pluie s’échappant de nuages de barbe à papa, des murs en pain d’épice… Cela aurait été le pays des rêves ! Rien qu’à y songer, elle en avait la nausée. Et non. Elle n’était pas enceinte.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd;"&gt;A son grand dam. C’était la grande déception de sa vie. Ne pas avoir amené sur cette terre de bambin à aimer. Ne pas avoir meublé cette maison de cris d’enfants. Cette trop grande maison. Préparée pour une famille qu’ils ne purent jamais construire. Alors elle avait meublé le silence. En jouant celle qui n’était pas d’accord, provoquant ses colères. Provocant la vie dans la monotonie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd;"&gt;Lui ne voyait pas ça sous cet angle. Il n’avait pas compris. Il ne la comprenait plus, ne la reconnaissait plus. Où donc était cette femme qu’il avait épousée ? Où donc était celle qui le comprenait à demi-mot, sans mot, même, celle qui finissait ses phrases à sa place, lui souriait, l’embrassait sans raison ? Ce n’était pas cette mégère qui avait toujours quelque amertume au bec.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd;"&gt;Ça non, ce n’était pas elle. Il ne pouvait plus rien dire sans qu’elle prenne la mouche. Rien. Même les compliments. Et elle criait avec le sourire. Il ne supportait plus. Il ne la supportait vraiment plus. Cette phrase qui l’avait énervée, sans sourire semble-t-il, sans l’ironie qu’elle mettait dans ses propos d’ordinaire, il l’avait pensée. Réellement. Il ne pouvait plus parler avec sa femme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd;"&gt;Il était sorti, sans claquer la porte. Non. Tout doucement. Sans rien ajouter. Elle ne partirait pas. Mais elle ne resterait pas non plus. Elle s’enferma dans la chambre qui aurait dû accueillir son premier né, avala des pilules en nombre non négligeable et se blottit dans ce lit de bébé grand modèle qui l’avait séduite. Rester ici ou partir, cela revenait au même. Elle avait fait les deux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-397525782586979140?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/397525782586979140/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=397525782586979140' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/397525782586979140'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/397525782586979140'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/11/hic.html' title='Hic'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-4851952457506355654</id><published>2010-11-22T13:06:00.000+01:00</published><updated>2010-11-22T13:06:30.089+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Fils d'Ouranos</title><content type='html'>&lt;div style="color: #cfe2f3; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Borgne. Il n’avait qu’un œil.&amp;nbsp; Né ainsi, dira-t-on pour simplifier les choses. Si on étoffait un peu l’histoire, on apprendrait que sa mère n’avait guère une hygiène irréprochable et que son entrejambe était telle que lorsqu’elle a mis bas, les germes ont attaqué la cornée du môme et qu’on n’a pu lui sauver qu’un seule organe visuel. En sus de son hygiène déplorable, sa bourse était de même. Sauver les deux ne fut pas envisageable.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Il a donc été amputé. Après quelques mois de souffrance, intense. Cela doit faire de lui le seul homme capable de se souvenir de sa prime enfance. Une brûlure constante, les baumes inutiles qui, non contents de nourrir le germe, attaquaient ses paupières. Ce furent ses larmes qui le sauvèrent, l’autre. Le gauche était mort. Canal lacrymal bouché.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Si on avait consulté de meilleurs médecins, si on avait vu, si on s’était vraiment inquiété… Si, si, si. On aurait pu. Si on s’était donné la peine. Mais on n’avait rien fait. On avait mis de la pommade. Tout plein, trop. On n’avait pas vu qu’un œil ne pouvait plus pleurer. Il en était mort, l’œil. L’enfant n’était pas laid, dérangeant, surtout. Il avait de beaux cheveux et des mains magnifiques… C’était tout ce qu’on osait regarder.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Difficile enfance durant laquelle il lui fallut se protéger des attaques sur la boule qui lui emplissait l’orbite. Attaques qu’il ne voyait pas venir, on y prenait garde. Enfance où il lui fallut supporter les plaisanteries durant les parties de billes. Il trichait, il avait toujours un calot d’avance. Enfance où personne n’incarna mieux que lui, les pirates ou les bandits. Il eut ses bons jours !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Au sein de sa promo, bien plus grand, il acquit de par son bagout, une renommée bien méritée. Nul complexe sur cette orbite de verre rebouchée. On le sacra même roi ! Le roi cyclope ! De sa verve on comprenait que nous n’étions qu’aveugles et qu’il méritait ce titre. Homme devenu, politique, président, peut-être. Un jour, on n’en doutait pas. Puis l’accident.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Fulgurante douleur lorsqu’il s’éveille. Et des souvenirs épars, ancrés dans sa tête, sans vouloir se mettre en ordre. Il souffre. Il porte les mains à sa tête recouverte d’un bandage, tente de se rappeler. Un son, un éclair, une douleur. Le noir. Le noir. Le noir. Et ses mains sur le bandage. Et le bandage sur sa tête. Sur ses yeux. Et le noir. Et la peur. Et le mal. Ce n’était pas un accident.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Campagne électorale, il accompagnait sa tête de liste. Comme souvent. Un reflet qui attira son œil valide. Il se mit, on ne sait pourquoi, peut-être une histoire de meilleure amitié de toute la vie, devant celui qui devait être élu. Un bruit, une douleur, il s’effondra. Il restera endormi longtemps, on n’aura même pas eu besoin de l’endormir pour l’opérer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;L’équipe médicale vient. Le silence est lourd. On a une mauvaise nouvelle à annoncer à monsieur. Que monsieur se rassure, mis à part cela, monsieur n’a rien. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Monsieur tremble. Il a peur de comprendre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;On a tenté de faire ça proprement, de nos jours, ça ne se voit pas, monsieur. On ne pouvait rien faire, vraiment, on est désolé. On va défaire le pansement que monsieur puisse voir par lui même. Heureusement que le gauche n’a rien, pas une égratignure. Mais le droit… Oui, on va le dire, c’est que ce n’est pas facile, monsieur. Monsieur est borgne.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-4851952457506355654?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/4851952457506355654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=4851952457506355654' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/4851952457506355654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/4851952457506355654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/11/fils-douranos.html' title='Fils d&apos;Ouranos'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-1409439528150827754</id><published>2010-11-17T17:02:00.003+01:00</published><updated>2011-06-03T09:40:09.637+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hordes'/><title type='text'>Un dernier repas</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #eeeeee;"&gt;Les gens l’énervent. Toujours à vouloir se lier d’amitié, discuter, faire dans le communautaire. On aura tout vu ! Et pourquoi pas de l’entraide, aussi ? Et patati et patata et pour se défendre faudrait ça, ou bien… Sociabilité. Non mais vraiment. Elle a une tronche à se faire des potes, la vieille ? Le premier qui dit oui, elle lui arrache la langue. Avec les dents.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #eeeeee;"&gt;Parce qu’elle a faim. De sang. Et elle vient de se trouver une victime. Elle se mêle plus ou moins à la populace, les laisse parler cubes et constructions, constate que ce sont les mâles avec la testostérone en ébullition qui s’acharnent à vouloir faire le plus gros chantier, le plus mieux, celui qui… Et qu’ils jouent à qui a la plus grosse intelligence pour faire le bon choix de la bonne construction.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #eeeeee;"&gt;Elle, elle s’en fout. Elle a trouvé un chat. Elle l’embarque dans le désert, elle veut lui apprendre la vie. Cette nuit, dès qu’Ils ont reflué, elle est sortie. Son futur casse-dalle aussi. Et d’autres. Elle les a accompagnés un temps, souriant à sa proie, aie confiance. Séparation des groupes. Et elle laisse les gens un par un derrière elle, s’enfonçant dans la nuit, seule.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #eeeeee;"&gt;Seule avec un Minou pas rassuré. A se demander qui d’elle ou de la nuit il craint le plus. Elle le rassure longuement. Elle creuse. Et dans la nuit, le hasard, car il fait bien les choses, le rapproche de sa proie. Il semble aux aguets, dans le doute elle envoie le chat. Il regarde la bête avec un sourire qu’elle ne voit pas. Elle lui en offre un deuxième, de sourire. Sans crier gare, ce qui aurait été débile puisqu’elle se voulait discrète.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #eeeeee;"&gt;Le sang coule de la gorge béante, le corps s’effondre, à genoux. Elle appose ses lèvres sur la plaie, buvant l’hydromel à la source. Quand le flot est moins fort, elle allonge le cadavre encore chaud et entame sa découpe. Quelques bouts pour son félin complice et elle entame son festin. La viande n’est pas trop filandreuse, elle est fière d’elle. Elle sait encore choisir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #eeeeee;"&gt;Heureusement. Parce que ses cheveux ne sont plus si bruns qu’avant, et ses dents plus aussi présentes. Elle est vieille. Et s’est encore bien rempli la panse. Et la lune rousse, qui surgit de derrière les nuages, donne à cette folle aux cheveux en épis épars et à la peau carminée par le sang, des allures de diable. Lorsqu’elle se retourne pour voir ceux que son festin a attirés, Babette éclate de rire. Sur elle, Ils vont se péter les dents, c’est sûr !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-1409439528150827754?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/1409439528150827754/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=1409439528150827754' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/1409439528150827754'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/1409439528150827754'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/11/un-dernier-repas.html' title='Un dernier repas'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-3365435169700799375</id><published>2010-11-08T19:17:00.000+01:00</published><updated>2010-11-22T13:06:44.923+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Aujourd'hui.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;C’est la première fois que je ne suis pas triste quand elle part. Pourtant auparavant, chaque fois que je l’observais s’éloigner de moi, je subissais cette déchirure que seuls les amoureux connaissent. Quelques pas loin de moi et je crevais d’envie de l’aller retrouver, de la serrer contre moi, tout contre. Je ne cédais pas. Et si son envie d’être avec moi était moins grande que la mienne ? Si elle désirait un peu d’espace ?&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Je n’avais pas le droit de l’emprisonner, de l’empêcher de vivre ainsi qu’elle le souhaitait. Non, je n’avais pas le droit. Je me devais de me plier à ses désirs, tous. Sans exception. Aucune. Je lui appartenais, elle était ma vie, toute ma vie. Tout ce qui lui donnait une saveur, une douceur. Un goût que je n’aurais échangé pour rien au monde. Le goût de vivre.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Je ne vivais que pour ces instants passés avec elle. Ces quelques heures qu’elle m’accordait. Ce moment à nul autre semblable qu’elle m’offrait. Qu’elle daignait m’offrir. Et son regard posé sur moi. Qui me transperçait le cœur. Et l’âme. Un regard et j’étais à ses pieds. Lichant le parquet pour qu’il ne la salisse pas. Me couchant dans les flaques pour qu’elles ne la souillent pas. Une image. Oui, c’est une image, bien sûr. Rien qu’une image, bien sûr… Ou pas.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Elle me le demanderait que je le ferais. Ses désirs sont des ordres. Ses désirs font désordre. Quand on la voit danser dans la rue dans sa robe rouge, montrant ses jolies jambes. Je la dévore des yeux. Et je surveille. Farouchement. J’aime qu’on la regarde, conscient de sa beauté. J’aime bien. Mais pas trop ! Elle est mienne ! Encore un peu. Nul n’a le droit de la toucher, de l’embrasser. Nul sinon moi. Elle n’a que mes bras pour la consoler, pour l’étreindre.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Personne. Jamais. J’adorerais. Mais il faut. Il faut que je la laisse vivre cette expérience. Cela fait des mois que je songe à cet instant. Des mois que je sais qu’il le faudra. Qu’il est important que je lui montre que j’ai confiance. En elle. En eux. Ceux qui vont passer tant de temps avec elle. Alors que moi, moi, pauvre hère, j’errerai. En attendant son retour. Je devrai m’empêcher de l’aller guetter. De l’espionner. Elle ne le souffrirait pas.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Ou elle en souffrirait. Peut être verrait-elle cela comme un manque de confiance en elle. Je ne dois pas l’espionner. Et puis, j’ai rencontré l’équipe. Ceux qui seront à ses côtés, les chanceux. Je les ai rencontrés, dévisagés. Soupesé chacun de leurs mots, de leurs gestes. Leurs regards même. Et j’ai décidé d’essayer. Je vais leur confier ma vie. Mon goût, ma vue et mon toucher. Celle qui m’a fait découvrir l’odeur des fleurs.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Ma fille. C’est la rentrée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-3365435169700799375?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/3365435169700799375/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=3365435169700799375' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/3365435169700799375'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/3365435169700799375'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/11/aujourdhui.html' title='Aujourd&apos;hui.'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-5540582771694382758</id><published>2010-11-06T02:35:00.002+01:00</published><updated>2010-11-06T22:43:28.294+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><title type='text'>Si peu.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Fille d’elle. Tu ne pouvais qu’être fille d’elle. Cette manière de te mouvoir, de me sourire sans me voir. Enjouée un instant et si… Si. Tu étais cela. Si. Je ne savais rien de toi sinon que tu étais fille d’elle. Une enfant à la voix douce, une larme sur ma joue. Tu étais sienne. Tu lui ressemblais. J’ai aimé la voir en toi. J’ai aimé. Je t’ai aimée car tu étais sa fille. À elle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Étonnant sentiment que celui que tu m’inspires. Une douceur d’interdit qui m’emplit l’intérieur. Ta jeunesse teintée de nostalgie. Ton allégresse au goût de meurtre. Suicide-moi mon amour, que je cesse de ne savoir quoi penser. Ou regarde-moi, que je me noie ! Que je disparaisse dans la noirceur de ton regard. Pourquoi tant de fard ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Mon phare. Ma lumière.&amp;nbsp; Ma nuit. Mes jours et mes éveils. Mes songes. Tu me portes, me transportes. Comment ai-je pu vivre avant toi ? Sans toi. Je ne pourrai vivre après ton départ. Et pourtant. Pourtant. Tu vas partir, n’est-ce-pas ? Je le sais bien. Je le refuse. Je l’accepte. Je ne peux rien te refuser. Si ? Tu veux que je te parle d’elle ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Elle. Elle… Elle ! Ta mère. Ta mère était&amp;nbsp; ma vie. Ma raison de vivre. L’unique, la seule. Battements de mon cœur. Plusieurs. Un seul. Loupés, les autres. Erratiques. Elle me regardait ! Et je ne voyais qu’elle. Tu l’aurais vue ! Un mouvement et je n’étais plus rien. Un regard et je baissais les yeux. Et elle baisait mes paupières. Ta mère.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Tu étais fille d’elle. Substance pure issue de sa chair. Et je baisais tes paupières. Lors qu’elles étaient natures. Tu dormais d’un sommeil paisible. Ta peau était douce. Sans rature. Un nez un peu trop grand. Tu étais fille de lui, aussi. Tu n’étais pas fille de moi. Tu n’es pas fille de moi. Je t’ai vue naitre, pourtant. D’elle. Sortie de cette fille un peu femme. Pas encore vraiment. Et déjà mère.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Je n’étais ni père ni homme. Je t’ai vue grandir pourtant. Je t’ai vue sourire. Le temps passant, suis devenu confident. Fille d’elle. Tu ne l’as pas tuée. C’est lui qui l’a fait. Elle était trop jeune. Pas encore femme, vraiment. Fière, jeune. Belle. Un sourire personnifié. Mon soleil ! Je l’ai déjà dit ? Je radote. Trop vieux pour toi, sans doute.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Tu étais fille d’elle. Elle n’a jamais été ta mère. Partie aux prémices de ta vie. Tu es fille de lui. Tu es de son sang. Mais pas de son esprit. Tu n’es que fille d’elle. Enlève ce fard qui ne te va pas. Souhaites-tu tant ne plus lui ressembler ? Mais tu es fille d’elle ! Son sang coule dans tes veines. Nectar aux douces palpitations. Tu es fille de son sang.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Je t’ai élevée dans son amour. Je t’ai élevée avec mon amour. Celui que je lui porte. Que je voudrais lui porter. Que j’aurais offert aux enfants qu’elle m’aurait donnés. Si. Si… Si tu n’étais pas fille de lui. S’il n’avait pas abusé. Si tu n’étais pas née. Elle vivrait. Belle. Souriante. Elle vivrait. Si tu n’étais pas née. Et ce n’est même pas ta faute.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Innocente. Il ne saurait y avoir de faute. Naissance assassine. Meurtrier aux yeux noirs. Ta voix est sucre sur mes lèvres. Tes lèvres sont soie sur ma joue. Et je râpe cette douceur. Je pique ! Oh, oui. Je pique. Viens petite fille. Viens que je t’enserre. Dans ces bras. Je ne suis pas ton père. Non. Je ne suis pas ta mère. Mais je peux te parler d’elle, encore.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Dors petite fille. Dors. Tu es fille d’elle. Tu lui ressembles. Si proche. Si différente. Si toi. Et tes yeux trop noirs. Je voudrais la voir encore. Je voudrais l’avoir encore. Je me surprends à te vouloir. Non ! Tu es fille d’elle. Tu es fille d’elle. Enfantée, elle a fait. Élevée, j’ai tenté. En sa mémoire. Tu lui ressembles. Trop. Encore du fard. Plus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Encore du fard. Coupe tes cheveux. Ne touche plus à ses robes qui te vont si bien. Te dessinant un corps si semblable au sien. Une tombée de reins qui, si elle n’était tienne… Qui m’enchante. Une vision plongeante vers ce que je n’ai pas le droit de contempler. Et que je contemple. Tu dors à mes côtés. Premier rendez-vous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Tu m’as tout conté. Et j’ai repensé. A ces émois. Nos premiers. Et l’imagination à débordé. Je voyais ta mère. Je la voyais. Plus je te regardais, plus je la voyais. Je te serrais dans mes bras. Plus les années passent moins nous sommes éloignés. Quelques petites années.&amp;nbsp; Pourquoi attendre, hein ? Tu n’es pas ma fille. Tu n’es pas ma fille !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Mes mains sur tes épaules. Mes lèvres sur ta joue. Oui, je pique. Je te respire. Sa robe et son parfum. Je la vois en toi. Je te serre, fort. Ma bouche se pose, une fois, sur ton épaule. Je soupire, je gémis. Je te souris. Elle me manque. Tu lui ressembles. Tu n’es pas elle. Tu es fille d’elle. Un peu fille de moi. Tu es fille de moi. Tu es fille de moi !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Par pitié. Écarte-toi. Que je t'aime comme il se doit. Que je te borde et ne reste pas. Comme il se doit. Comme je le veux. Tu es fille d'elle. Un peu de moi. Si peu. Trop peu. Assez. Toujours comme il faut. Elle était parfaite. Telle toi. Dors petite fille. Petite fille de moi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-5540582771694382758?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/5540582771694382758/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=5540582771694382758' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/5540582771694382758'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/5540582771694382758'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/11/si-peu.html' title='Si peu.'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-4735161432514177972</id><published>2010-11-02T01:18:00.003+01:00</published><updated>2010-11-03T13:16:22.193+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>À nu</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TM9Yv8RStyI/AAAAAAAAAKE/s-mLjMHznn0/s1600/5533_1176525980730_1455522541_445853_1711382_n.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TM9Yv8RStyI/AAAAAAAAAKE/s-mLjMHznn0/s320/5533_1176525980730_1455522541_445853_1711382_n.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;L’on vous dit intime. L’êtes-vous ? Je veux bien le croire. Il est vrai que souvent, je couche mes envies en votre sein, vous les tatoue sur votre chair tendre, caressant en même temps votre épiderme. L’on vous dit intime. Vous savez tout de moi. Sans doute l’êtes-vous. J’ai glissé en vos entrailles mes terreurs les plus profondes, enfoui dans votre blancheur, mes désirs inassouvis. J’ai murmuré des choses à votre intention que nul n’a jamais entendues.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Et n’entendra jamais.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;De Paris à New-York, jamais ne m’avez quittée. Jamais fait défaut. Votre peau se fatigue, je vous maltraite. Collé contre mon épiderme frémissant, tout contre, vous avez goûté de ma sueur. Et elle vous a changé. De chocolat, vous êtes passé par d’autres teintes, vous avez gagné des motifs, charmantes auréoles. Et au fil du temps, de mes gravures, votre intérieur s’est modifié. Il a gagné en encre. Et ces tatouages, intimes, ne sont réservés qu’à moi.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Ou à qui pourrait en être digne.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Il n’existe pas encore, celui-là. Pas dans ma vie, en tous cas. Alors je lui écris. À travers vous. Et je vous garde jalousement. Rien qu’à moi, vous êtes. Et je continue à vous triturer les entrailles pour y tracer mes maux. Ne me laisserez pas tomber, hein ? Je compte sur vous. Et je vous offrirai mon premier émoi ! S’il vient. Je vous le réserve. Je vous le promets. Restez avec moi, il reste tant de blancs à emplir.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Je vous prendrai sur l’envers.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Et vous emplirai en partant de l’autre bord. Celui qui pour l’instant épouse chaque immondice lorsque je vous pose. Cette partie de votre peau qui jamais ne se plaint. Sauce tomate mal essuyée, miettes et autres cendres. Je devrais être plus douce avec vous. Afin de vous conserver plus longtemps, tenter de vous offrir une longue vie, un peu d’hygiène, avoir quelque considération. Je le sais bien, allez, je le sais bien.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Mais je ne sais pas faire.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Je suis désolée. Tellement désolée. Je vous ai délaissé ! Je n’aurais pas dû. Je n’aurais pas dû ! J’ai cru, vous savez, j’ai cru trouver ce qui me manquait. Oh voilà que je vous trempe. Je vous prie de bien vouloir pardonner cet abandon de ma part, ce dernier mauvais traitement que je vous ai fait subir. Vous, vous qui avez toujours été présent, toujours. J’ai cru à de belles paroles, j’y ai cru, et comme je ne sais pas faire, j’ai fait ce qui me semblait le plus juste.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Je vous ai offert.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Vous. Je vous ai offert. Ecrire encore ces mots ne fait qu’accentuer ma honte. Je vous ai ouvert, vous, mon cœur, je vous ai ouvert parce que je ne sais pas faire. Et ainsi dénudé, je vous ai posé sous ses yeux. Il vous a lancé plus loin et m’a prise dans ses bras. Et je ne voulais pas. Je ne voulais plus. Je ne voyais que vous, ouvert, là bas. Si loin de moi, vous, éventré comme jamais, sans tendresse aucune. Vous que j’avais trahi et qu’on avait repoussé.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Vous. Mon journal.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Intime, l’on vous dit. Et je confirme, vous l’êtes. Je suis en vous bien plus que ces lignes que j’ai tracées, indélébiles. Ma sueur a imprégné votre couverture, mes larmes vos pages, mes mots, mes maux, mes pensées, moi-même. Je vous ai ouvert et l’on ne vous a pas regardé. Je vous ai offert et l’on vous a repoussé. Et je l’ai repoussé, lui, vous ai récupéré et suis rentrée, moitié nue, mais avec vous.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Je ne vous ai pas perdue&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Vous. Mon âme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-4735161432514177972?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/4735161432514177972/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=4735161432514177972' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/4735161432514177972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/4735161432514177972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/11/nu.html' title='À nu'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TM9Yv8RStyI/AAAAAAAAAKE/s-mLjMHznn0/s72-c/5533_1176525980730_1455522541_445853_1711382_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-3762509485404271896</id><published>2010-10-25T21:59:00.001+02:00</published><updated>2010-10-26T22:26:35.844+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Être ou paraitre.</title><content type='html'>&lt;div style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMc5a_hR_KI/AAAAAAAAAD8/1slc6RQ14k8/s1600/36674_1474813837740_1455522541_1176413_2438519_n.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMc5a_hR_KI/AAAAAAAAAD8/1slc6RQ14k8/s320/36674_1474813837740_1455522541_1176413_2438519_n.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Tu étais un allié implacable ou un ennemi  indispensable, un ami, un frère, une sœur. Tu as été mon confident,  l’oreille attentive où j’ai glissé tous mes maux. Ma conscience, mon  amie, conseillère de mes envies. Mon soleil, vitamine D, nécessaire à ma  survie. Mes pensées, c’était toi. Mon souffle, c’était toi. Ma vie. Ma  survie. Tu as rythmé les battements de mon cœur, m’apprenant à les  calmer, m’apaisant, me calmant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon pire ennemi. Celui que l’on  hait plus que tout, qu’on voudrait voir disparaitre. Celui dont on ne  souffre plus le portrait. Qu’on voudrait défigurer. Celui sur lequel on  crache, sur lequel on se défoule. Celui contre qui on n’a jamais été  aussi violent qu’avec quiconque. Je t’ai haï. Fort. Plus fort que tout.  Je t’ai détruit, petit à petit. Te haïr m’a fait vivre. Oui. Éprouver de  la haine, c’est éprouver un sentiment. Avoir des sentiments, c’est être  vivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je hais donc je suis. Tu as été mon meilleur ami,  l’allié de toutes mes conneries. Toujours présent, toujours partant.  Jamais non, hein. Jamais. Mais tu n’oubliais jamais de me souffler le  petit détail qui gâchait mon plaisir. Consciencieusement. Me rappeler  chaque erreur. Souvent, j’ai cru que tu avais fumé la moquette. Et j’ai  ouvert les yeux. Pointer du doigt chacune de mes fautes, c’était ton  plaisir, ta jouissance. Et tu me souriais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je te souriais. Et  je me confiais ! Curieuse oreille attentive. Tu savais tout de moi,  tout. Je ne t’ai rien caché, jamais. Tu connaissais le moindre de mes  défauts, et mes qualités, moindres. Tout. Tu savais tout.  Tu m’avais  collé sur le front l’étiquette « attention, fragile » On s’est foutu de  moi, on me regardait de travers. Et moi, j’étais persuadée que tu me  protégeais des regards de on… Mais non, tu étais derrière on, tu  motivais on, tu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu m’as jetée parce que je ne t’amusais plus. Je  ne réagissais plus aux moqueries, elles semblaient me glisser dessus.  Et on ne m’atteignait plus. Toi non plus. Plus rien ne m’atteignait. Je  t’ai aimé. Je t’ai aimé plus fort que je ne m’aimais moi. Mais je vais  te détruire, enfin. Entièrement. Complètement. Il ne restera rien de  toi. Rien. Et un rictus étire, à peine, mes lèvres sèches. Oui, je ne  souris plus, je n’en ai plus la force. Mais j’atteins mon but.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui,  toi qui as été si longtemps ma raison de vivre, aujourd’hui, tu vas  disparaitre. Tu n'as plus d'importance, aucune. Je ne songe qu'à ta  destruction... Bientôt rongée par les vers, pour ce qu’il restera à  ronger. Oui, il y a quelques jours que j’ai arraché ce tuyau qui me  force à me nourrir.  Et je le sens, je faiblis. Tu ne m’emmerderas plus.  Jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ô, toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon apparence.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-3762509485404271896?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/3762509485404271896/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=3762509485404271896' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/3762509485404271896'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/3762509485404271896'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/10/etre-ou-paraitre.html' title='Être ou paraitre.'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMc5a_hR_KI/AAAAAAAAAD8/1slc6RQ14k8/s72-c/36674_1474813837740_1455522541_1176413_2438519_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-2948698180073567734</id><published>2010-10-11T17:36:00.003+02:00</published><updated>2010-10-26T21:32:22.909+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>M'sieur l'agent, dis.</title><content type='html'>&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMcsjSVXU4I/AAAAAAAAADo/SaeAaWmO5TM/s1600/6773_1192609862817_1455522541_495758_6543027_n.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMcsjSVXU4I/AAAAAAAAADo/SaeAaWmO5TM/s320/6773_1192609862817_1455522541_495758_6543027_n.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Maman a disparu. Cela fait quatre jours. Maman… T’es où, maman ? Maman elle était fatiguée, elle me regardait avec des yeux tristes, souvent… Et elle a disparu. Une caresse, des je t’aime. Mais moi aussi je t’aime maman, pourquoi tu me regardes comme ça ? Tu vas pas mourir hein ? Ou moi ? Dis ce qui ne va pas… Maman !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maman a disparu. Depuis quatre jours.&amp;nbsp; J’ai décidé de mener mon enquête... L’autre soir, avant de disparaitre, je l’entendais qui criait qu’elle avait mal ! Et puis, ça fait un moment que je n’entends plus les bruits qu’elle dit qu’elle aime ça dans la chambre. Donc, un souci avec papa. Je crois que papa il a tué maman…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surtout que quand elle a dit qu’elle avait mal, il est parti avec. Maman a disparu. C’est papa qui l’a tué. Mais si je vous le dis monsieur le policier ! Et moi, on m’a dit, quand tu as un problème qu’est important qu’est pas un problème de maths, faut en parler à la police ! Alors, je vous ai vu dans la rue et je suis venu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatre jours ! Pas de nouvelles… Papa il est là des fois, il dit rien. Il boit, il dort. Il fait chauffer de la nourriture de je suis à la bourre j’ai pas le temps de faire autre chose. Après, il repart. Il a les yeux rouges. Je crois que papa, il regrette. Vous l’imaginez venir me voir pour m’avouer tout ça ? Moi, je suis sûr que c’est lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maman elle m’avait dit qu’elle était en sainte. Je sais bien, c’est une fille. C’est normal. Nous les garçons, on n’a pas de seins. Et puis elle a le gros ventre qu’est venu. C’est pas beau. Du tout.&amp;nbsp; J’aime quand maman elle a son ventre plat et qu’elle peut me serrer contre elle, sinon, c’est pas drôle, faut faire gaffe, et en plus, la maladie du ventre, elle donne des coups.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des fois, elle m’a parlé de ma chambre que je devrai partager… J’écoutais pas. Quand elle me parlait de trucs comme ça…&amp;nbsp; Je mangeais une glace.&amp;nbsp; Elle m’offrait toujours une glace pour parler. Et moi, je préfère la glace que parler. Des fois, c’était une glace et un jouet. Alors vous pensez bien que j’écoutais pas non plus, moi, je jouais !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous croyez que maman elle va arrêter d’être morte monsieur le policier ? Ça vous fait rire, c’est pourquoi ? C’est parce que vous pensez que maman elle avait un bébé dans le ventre ? C’est ça ? Donc si elle parlait de la chambre, c’était pour que le bébé dorme avec moi ? Et elle va revenir avec le bébé et on va tous être contents et en fait elle n’est pas morte ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vite, vite ! Rentrer ! La voiture de papa est devant la maison ! Maman va sortir. Et puis elle va me prendre dans ses bras et me serrer contre son ventre qu’est vide. Maman ! Je crie, je cours ! Si je pouvais, je volerais pour aller plus vite, pour retrouver maman, vite… vite ! Maman !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maman ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A deux pas de la voiture, je m’arrête. Pourquoi c’est mamie qui sort de la voiture avec un paquet dans les bras ? Pourquoi elle aussi elle a les yeux tout rouges ? Où elle est maman ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Papa ! Elle est où maman ? Et arrête de me regarder comme ça ! Dis-moi ! Je suis grand maintenant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’observe le paquet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pas papa qu’a tué maman, non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ma petite sœur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-2948698180073567734?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/2948698180073567734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=2948698180073567734' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/2948698180073567734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/2948698180073567734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/10/msieur-lagent-dis.html' title='M&apos;sieur l&apos;agent, dis.'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMcsjSVXU4I/AAAAAAAAADo/SaeAaWmO5TM/s72-c/6773_1192609862817_1455522541_495758_6543027_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-1322379522887608320</id><published>2010-10-02T18:03:00.000+02:00</published><updated>2010-10-02T18:03:33.917+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelles'/><title type='text'>Opale</title><content type='html'>&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; 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mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-qformat:yes; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin-top:0cm; mso-para-margin-right:0cm; mso-para-margin-bottom:10.0pt; mso-para-margin-left:0cm; line-height:115%; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-theme-font:minor-fareast; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}&lt;/style&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;&lt;i style="color: white;"&gt;&amp;nbsp;Opale, toute première nouvelle... Oublié de l'afficher...&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Eau-pâle,un nom que celui qui devint son père lui a donné le jour où il l’a trouvée. Ellen’a jamais su pourquoi, étant donné qu’il est décédé il y a peu, il lui seradifficile de connaitre ses intentions. Aujourd’hui, c’est loin d’être sonprincipal souci.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Ilserait d’ailleurs bon qu’elle arrête de tergiverser et qu’elle se décide&amp;nbsp;;doit-elle faire face à ses ennemis ou bien faut-il qu’elle s’enfuie&amp;nbsp;?D’ailleurs si elle fuit, où fuir&amp;nbsp;? Doit-elle se rendre&amp;nbsp;? Non, cela nelui ressemble pas, non pas qu’elle se prenne pour une grande dame fière avecdes principes et tout ça, mais tout simplement parce que ce n’est pas dans sontempérament que d’abandonner. D’après elle ses poursuivants sont moins d’unedizaine, ce qui est déjà bien trop à son goût. Avancer plus loin, toujours plusloin, prendre de l’avance, toujours quelques mètres de plus, voilà ce qu’ellefait depuis deux jours. Deux longues journées et une nuit à marcher, à courir,à essayer de mêler ses traces à celles d’animaux. Là, après cet arbre, unruisseau, elle pourra se désaltérer, à défaut de se sustenter. La jeune fille prendgarde à chacun de ses pas, mais se prend malgré tout le pied dans une racine ets’étale de tout son long. Des larmes de rage et d’épuisement perlent à ses yeux.Elle se relève et avance, les yeux brillants, un peu fiévreuse&amp;nbsp;; elle n’enparait que plus farouche, volontaire. Elle ne s’est jamais aventurée aussi loinsur les terres de chasse du Roy. – &lt;i&gt;Prie Eau-pâle,prie pour qu’il ne se joigne pas à la chasse folle dont tu es le gibier.&lt;/i&gt; – Elleveut accélérer le rythme mais son pas se fait plus lourd&amp;nbsp;; sa vigilances’amoindrit quant aux traces qu’elle laisse. Elle ne sait plus dans quelledirection aller&amp;nbsp;; elle s’arrête pour reprendre son souffle et tenter de serepérer au milieu de cette forêt inconnue.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Unebranche craque derrière elle la faisant sursauter. Elle se retourne d’un geste eta juste le temps d’apercevoir un blason jusqu’alors inconnu avant de se faireassommer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Eau-pâles’éveille, un réveil douloureux, sa tête la lance, le sang pulse à ses tempes. Sesmains sont entravées, des cordages pénètrent ses poignets. Il fait très sombre,elle avance un peu et atteint un mur. Celui d’un souterrain visiblement, autouché de la pierre suintante, un cachot, elle s’en doutait au vu de lanoirceur de la nuit et de l’air vicié environnant. Elle aimerait vraimentsavoir ce que ces hommes lui veulent, ce qu’ils lui reprochent, ces hommesétranges vêtus de noir, avec au coté une croix, rouge, décorée. – &lt;i&gt;Regarde-toi, Eau-pâle, regarde cette peaublafarde et tes cheveux couleur de feu, ils te prennent pour une renarde, unesorcière. &lt;/i&gt;– Elle souffre à cause des liens, un gémissement étouffé luiéchappe. – &lt;i&gt;Plains-toi en silence Eau-pâle&lt;/i&gt;.– elle serre les dents. Une sensation de chaleur envahit ses poignets,s’intensifie, mais reste supportable. Elle observe, pétrifiée, ses liens qui sedésagrègent petit à petit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Ellen’a pas le temps de se poser des questions, tout à l’heure – &lt;i&gt;Tout à l’heure&amp;nbsp;? Depuis combien de tempses tu là Eau-pâle&amp;nbsp;?&lt;/i&gt; – cela lui a valu de se faire prendre. Elle cherche,à tâtons, une ouverture, une porte, mais rien. Elle ne perçoit aucune fissure,pas un courant d’air, elle est bel et bien enfermée. La pièce mesure unedemi-douzaine de pas de long et autant de large. Eau-pâle se met à tapoter lapierre, de plus en plus fort, cherchant un passage &lt;i&gt;– A moins que tu ne sois emmurée vivante, Eau-pâle, emmurée vivante, tuy as pensé&amp;nbsp;?&lt;/i&gt; – la panique entame sa montée, s’emparant d’elle petit àpetit, son pouls s’accélère tout d’abord, puis sa respiration, ses membres secrispent et ses jambes se dérobent&amp;nbsp;; la sortie, trouver la sortie, ellevoudrait se mettre à hurler mais les dernières bribes de volonté qui lui restentl’en empêchent, elle aspire à grandes goulées cet air fétide, elle veut del’air, elle... s’arrête net de bouger, son souffle reste coincé dans sa gorge, dela lumière émane d’elle, pas une simple lumière non, une lumière chatoyante,mouvante, aux couleurs changeantes, comme vivante – &lt;i&gt;Tu es une sorcière Eau-pâle, ils avaient raison &lt;/i&gt;– Etrangement cettepensée, loin de la paniquer, la rassure, cela expliquerait pourquoi des gens enveulent à sa vie&amp;nbsp;; pourtant elle n’a jamais rien fait en ce sens là,jamais dansé dans un cercle de fées ni même possédé de chat.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Lajeune fille ne ressent aucune douleur, la chaleur qui la nimbe est semblable àcelle qui entourait ses poignets tout à l’heure et a plutôt tendance à lasoulager. Elle inspire à fond, plusieurs fois – &lt;i&gt;Du calme, surtout, du calme. Sois opportuniste, tu t’inquièteras de tacondition plus tard.&lt;/i&gt; – Ses yeux remarquent un trou dans le mur, à ras dusol, juste assez grand pour la laisser passer. Avant de le franchir elle seretourne, et observe sa geôle, ce qu’elle prenait pour un lit de pierreressemble plutôt à un autel, des inscriptions, des runes y sont gravées, ellene connait pas leur signification. L’insolite lumière qui émane de sa personne éclaireson chemin. Eau-pâle avance, au dessus d’elle la voute de pierre, bien quehaute, est oppressante&amp;nbsp;; elle marche durant des heures, puis s’arrête,elle est repassée pour la énième fois devant la sortie de sa cellule et n’aperçu ni ouverture, ni lumière. Elle s’assoit sur une pierre, quelquesinstants, pour réfléchir à la situation. Des hommes au blason inconnu (cen’était ni celui du Roy ni un de ses alliés) l’ont prise en chasse lors del’enterrement de son père&amp;nbsp;; ils l’ont assommée et transportée ici, maisdans quel but&amp;nbsp;? Que lui veulent-ils&amp;nbsp;? Cette cicatrice sur son basventre a-t-elle un rapport avec son enfermement&amp;nbsp;? Un son, lointain la sortde sa rêverie, il lui semble entendre des pas, déjà des questions s’entremêlenten son esprit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Bastienguide son groupe du donjon à la chapelle, sans oublier de passer par l’immense sallede banquet, riche de ses tables en ormeaux. Les visiteurs apprécient tous lapromenade sur les remparts&amp;nbsp;; l’agrément des récits de batailles ne faisantqu’ajouter au plaisir de la vue. Ce château, perdu au milieu des montagnes, étaitle centre de bien des conflits. Peu célèbre pour autant, la plupart de cescombats n’ayant aucune source dans la politique. De plus, il est loin d’êtreluxueux, les tentures et autres tapisseries qui attirent les touristes dans d’autresforteresses lui font défaut. Certains ne viennent que pour cela, loin du fasteet des dorures des palais royaux, on observe ici la force brute et le mystère.Ce château en déborde. C’est d’ailleurs ce que Bastien préfère dans son emploi&amp;nbsp;;après leur avoir montré le château, il guidera les touristes dans lessous-sols. Lieux de tous les mythes, prisons et salles de torture y jouxtent degrandes réserves. On a déblayé un chemin menant à la surface, loin dans lesbois, pour sauver les seigneurs en cas de siège. Un petit ruisseau, à présentasséché, traverse les souterrains et surtout, surtout ceux-ci ne sont pas finisd’être explorés. Passionné d’histoire, le jeune homme a trouvé dans ce job, uneaubaine lui permettant de faire chaque jour de nouvelles découvertes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;«&amp;nbsp;Parici messieurs-dames, suivez-moi, s’il vous plait&amp;nbsp;» autant de phrases qu’ilrépète machinalement, jour après jour&amp;nbsp;; ça et la tenue ridicule qu’il porte– les guides sont vêtus à la façon de fous du Roi – sont les principaux défautsde son travail. Mais aujourd’hui, lui qui rêvait de changement, va êtreservi&amp;nbsp;; à peine arrivé dans les sous-sols il s’arrête net. Il y a de lalumière, or cet après-midi, seul son groupe est censé visiter le château. Ilreprend la visite, expliquant à ses retraités, sur le ton de la confidence,qu’un spectacle «&amp;nbsp;sons et lumières&amp;nbsp;» est en préparation et qu’il leurdemande donc, avec force clins d’yeux, la plus grande discrétion&amp;nbsp;; prudemment,il les emmène loin de ce qui semble être sa source. Il l’observe du coin del’œil, sombre, aux reflets multicolores, telle une aurore boréale. A la fin dela visite, il raccompagne son groupe à la sortie, puis retourne à l’intérieur,plus motivé que jamais.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Eau-pâletend l’oreille, un seul homme parle, bien qu’ils lui semblent plus nombreux. Elleen déduit qu’il est leur chef. Elle n’arrive pas à entendre ce qu’ils racontent– &lt;i&gt;Ils parlent de toi, Eau-pâle, de ce quetu vas subir&lt;/i&gt; – elle tremble, malgré sa volonté de masquer sa peur. Et cettefaim qui la tenaille se fait de plus en plus sentir. Elle a incroyablementfaim, autant que si on l’avait laissée là plusieurs jours. Ils s’éloignent,elle n’entend plus rien. «&amp;nbsp;Revenez&amp;nbsp;! J’ai besoin de réponses&amp;nbsp;!Je veux savoir&amp;nbsp;! Revenez&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Les mots restent bloqués sur seslèvres, son envie d’avoir des réponses se confrontant avec son angoisse del’avenir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Elleperçoit à nouveau un bruit, feutré, très léger, le son se rapproche, un pasapparemment, un seul, enfin, elle discerne quelque chose. Une diablerie, sansaucun doute&amp;nbsp;; une lumière mouvante, étincelante, qui semble sortir d’unbâton. Plus elle s’avance plus la sienne diminue. Derrière, une formes’approche doucement, se faisant plus distincte&amp;nbsp;; un homme visiblement, vêtucomme – &lt;i&gt;Ridicule tu ne trouves pasEau-pâle&amp;nbsp;?&lt;/i&gt; – un bouffon.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Aprèsmaintes déambulations, Bastien arrive à la source de lumière&amp;nbsp;; celle-ci s’estamoindrie au fur et à mesure de son approche, comme pour le guider. Il découvreune jeune femme d’une pâleur extrême, on devine ses veines à travers sa peau,comme si elle n’avait jamais vu le soleil. Ses grands yeux sombres le fixentsans faillir&amp;nbsp;; le jeune homme y perçoit la volonté de leur propriétaire,avec, toutefois, une trace d’anxiété. Plus il les observe, moins il peut lesquitter, s’il s’y laisse aller, il s’y perdra&amp;nbsp;; de grands yeux noirs,irisés de mille feux, semblables à la lumière qui l’a guidé jusqu’ici. Sachevelure rousse, accentue encore le caractère farouche de son regard. La jeunefemme porte une simple robe de lin. L’œil exercé de l’historien y reconnait unefacture du treizième ou quatorzième siècle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Lesminutes passent, le silence se faisant de plus en plus lourd&amp;nbsp;; se raclantla gorge, Bastien entame le dialogue&amp;nbsp;; «&amp;nbsp;Qui êtes vous et que faitesvous ici mademoiselle&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» la demoiselle en question se relève d’unbond «&amp;nbsp;Pourquoi je suis ici&amp;nbsp;? Vous avez l’audace de me demander ceque je fais ici alors que j’y suis enfermée depuis des jours&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» Lejeune homme recule d’un pas, décontenancé par la violence de son ton.«&amp;nbsp;Des… des jours&amp;nbsp;?… Sortons, nous serons plus à même de dénouer cettesituation dans la clarté du soleil.&amp;nbsp;» Ils avancent d’un pas tranquille Bastiense présente à elle et apprend qu’elle se prénomme Opale. Le reste du trajet sefait en silence&amp;nbsp;; le jeune homme est pris par des pensées ambigües. Lalogique voudrait qu’il parle d’Eau-pâle à son patron, mais il est tombé sous lecharme de la demoiselle en détresse. Par chance, à cette heure il est seul auchâteau, il pourra donc la guider sans risque jusqu’à la chambre qu’il occupedans les anciennes écuries.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Lajeune fille est étonnée qu’un saltimbanque soit aussi libre d’aller et venirdans le domaine du Roy. Arrivés au dehors, elle se rend compte qu’elle neconnait aucunement ce lieu, ni le château, ni les montagnes ne lui évoque lemoindre souvenir, cette découverte lui arrache un frisson. Bastien l’entrainejusqu’aux écuries où sont aménagées des appartements pour les employés&amp;nbsp;;heureusement inoccupés en cette saison peu touristique. Toujours silencieux, ill’assoit, lui fait couler un bain et lui prépare des vêtements propres.«&amp;nbsp;Je vais faire la cuisine pendant que vous vous réchaufferez.&amp;nbsp;»Bastien s’installe aux fourneaux pendant que la jeune fille prend son bain&amp;nbsp;;elle est subjuguée, choquée par tout ce qu’elle découvre&amp;nbsp;; qu’elle n’estplus dans sa contrée, qu’elle est entourée d’objets inconnus, que le jeunehomme serait magicien – l’eau lui obéit, ainsi que le feu –. Elle n’ose prononcerun mot de peur de l’énerver, mais bien qu’effrayée, se sent étrangement ensécurité à ses côtés. Elle enfile une tunique, un grand T-shirt en fait, ets’assoit dans un fauteuil, face à la cheminée, elle s’y endort, épuisée,quelque peu rassurée par la bienveillance du garçon. Sur ce le garçon enquestion revient des assiettes dans les mains, il les pose sur une petite tableet apporte une couverture. Lorsqu’il recouvre la jeune fille, son œil estattiré par un tatouage sur sa nuque, une croix aux branches de même longueur,avec semble-t-il des fleurs de lys à ses extrémités&amp;nbsp;; il remarque aussi unefine cicatrice à son coté droit et la recouvre vite avant de n’être pluscapable de la quitter des yeux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Lelendemain, Eau-pâle se réveille calme, l’atmosphère de la chambre du jeunehomme l’a apaisée, elle n’a toujours pas ses réponses mais s’apprête désormaisà affronter la réalité quelle qu’elle soit. Bastien est endormi sur le fauteuilvoisin, elle décide d’en profiter pour visiter le reste de l’appartement dujeune homme. Ce reste se résume à une cuisine&amp;nbsp;; sa faim se réveille à lavue de la nourriture posée sur la table, elle se sert généreusement un morceaude pain – &lt;i&gt;Du pain blanc, Eau-pâle, commechez Nicolas&amp;nbsp;!&lt;/i&gt; – et croque quelques fruits. Son appétit quelque peusatisfait, elle retourne dans la chambre. Sa robe est en train de sécher,pendue devant la cheminée&amp;nbsp;; sur le bureau, elle découvre une esquisse que Bastiena effectué lorsqu’elle dormait&amp;nbsp;; il représente son tatouage, mais elle n’yvoit que le blason de ses agresseurs – &lt;i&gt;TrahieEau-pâle, il t’a trahie, tu t’attendais à quoi&amp;nbsp;?&lt;/i&gt; –. Lorsque le jeunehomme se réveille, il la découvre penchée sur lui, tenant à la main le dessinet le fixant d’un regard assassin. Il essaie de lui expliquer la provenance ducroquis et devant sa défiance, il lui montre sa nuque grâce à deux miroirs. Ellereste coite un long moment, frottant machinalement le tatouage, comme pourl’effacer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;«&amp;nbsp;Jecrois qu’il va falloir qu’on parle, vous vous appelez Opale, mais encore&amp;nbsp;?De quoi vous rappelez-vous exactement&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» Eau-pâle s’assoit au pieddu lit et commence d’une voix monocorde le plus long discours qu’elle aitjamais fait&amp;nbsp;; «&amp;nbsp;Je m’appelle Eau-pâle, je naquis à un momentincertain entre 1399 et 1401.&amp;nbsp;» Sceptique, et il y a de quoi, Bastienl’écoute, se retenant de faire le moindre commentaire. «&amp;nbsp;Je fus découverteun matin par mon père adoptif qui me donna le nom d’Eau-pâle – je me demandepourquoi d’ailleurs – dans ma quatrième ou cinquième année. Il m’éleva comme safille, sa femme est décédée peu après mon adoption&amp;nbsp;; il restait enfermédes heures durant dans son atelier, m’interdisant de le suivre disant que lemoindre courant d’air détruirait son œuvre, d’habitude seuls ses copistesfaisaient des œuvres. Un jour il hurla, un cri de joie et après il n’y est plusjamais retourné. Il laissa ses employés gérer sa librairie et nous allâmes nousinstaller dans sa résidence de campagne. Je tombai malade, et il me soigna. Amon réveil, j’avais cette petite cicatrice&amp;nbsp;; dès lors, je ne fus plusjamais malade. Notre vie passa, heureuse, je m’amusais au fond des bois, ilprenait le soleil sur la terrasse. Il se mit à vieillir très vite, trop vite àmon goût&amp;nbsp;; je savais qu’il n’était déjà plus tout jeune lors de monadoption, mais je n’étais pas prête à le voir disparaitre. Dans les derniersjours, il me parlait beaucoup de sa femme, Pernelle, disant qu’il allait larejoindre bientôt. Au printemps 1417, il mourut. A la fin de l’enterrement, jeremarquai un homme étranger au village qui me fixait, couvert d’une cape qui nelaissait voir que ses yeux… un regard qui me fit frissonner. Observantalentours j’eus l’impression d’être épiée de tous côtés et après un dernierregard sur la sépulture de mon père, je fuis. Sans en avoir l’air tout d’abord,mais dès que je me crus hors de portée, je couru. La traque dura deux jours auterme desquels ils m’attrapèrent et m’assommèrent. Je rouvris les yeux sur unautel, dans la cellule dont l’accès se situe là où vous me trouvâtes.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Bastienne sait plus que dire, que croire, ni même que penser. Cette histoire luiparait tellement invraisemblable que sa raison lui dit d’ignorer Eau-pâle,d’appeler l’asile de la ville voisine pour savoir s’ils n’ont pas une fugitive,pourtant les sentiments nouveaux qu’il éprouve lui donnent envie de donnercrédit à ce récit. Et puis il y a la croix, la fameuse croix. Sur le bureau,elle ne l’a pas remarqué, mais il n’a pas que le dessin, il y a aussi un livre,un livre spécialisé sur l’étude des ordres secrets, le péché mignon de Bastien.D’après cet ouvrage, la croix appartiendrait à une branche de templiers. Alorsoui, Bastien sait bien que les templiers ont été dissous au quatorzième siècle,mais cette croix correspondrait à un ordre espagnol, et puis des bruits courentqu’ils n’auraient jamais tout à fait disparus... Il se penche vers la voyageusedu temps «&amp;nbsp;Il y a une autre question d’importance que je voulais vousposer, d’où venait la lumière qui m’a guidée à vous&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» La jeunefille ne sait que répondre, doit-elle lui dire qu’elle sortait de sonventre&amp;nbsp;? – &lt;i&gt;Il va te faire brûlervive&lt;/i&gt; – Pourtant il a l’air si gentil, et puis… il est magicien aussi,non&amp;nbsp;? – &lt;i&gt;A toi de voir, Eau-pâle, àtoi de voir, mais ne vient pas te plaindre après, ils sont tous après toi, tousà te vouloir du mal, toi la renarde, la sorcière, la fille du fou&amp;nbsp;!&lt;/i&gt; –Eau-pâle se tient accroupie, la tête entre les mains «&amp;nbsp;Assez&amp;nbsp;!Tais-toi&amp;nbsp;! Tais-toi&amp;nbsp;! Tu n’es pas de bon conseil, tu me rendsfolle&amp;nbsp;! Toujours à vouloir me faire entrevoir le pire&amp;nbsp;! Hors de moncorps, de mon cœur, de ma tête&amp;nbsp;! Vas-t-en&amp;nbsp;! Im-mé-dia-te-ment&amp;nbsp;!Sors de mon esprit&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Les hurlements qui s’échappent de sa bouchesemblent irréels, d’une violence inhumaine, primale.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Bastienveut s’approcher, pour la calmer, tenter de l’entourer de ses bras, mais ellese met soudain à flamboyer&amp;nbsp;; une lumière, le même chatoiement que celuidans le souterrain nimbe la jeune fille. Elle se lève, deux pas au dessus dusol, droite, la tête regardant le plafond, les paumes tournées vers le sol, sachevelure crépite, ses cheveux volent autour de son visage. De son ventre,juste à l’endroit de la cicatrice, l’éclat se fait plus fort, le T-shirtqu’elle porte se désagrège et elle se tourne vers lui, nue, magnifique dans cetournoiement de couleurs, débordante d’énergie. Elle le fixe de ses yeux, noirsavec les reflets de l’Opale, des yeux dans lesquels il peut lire l’étonnementet la peur. La peau se tend sous la cicatrice, comme si quelque chose voulait ensortir, Bastien y devine un objet de la taille d’une bille. Il est subjugué,par la beauté de la jeune fille, par la puissance qui émane d’elle. Il aimeraitbien s’approcher, mais la chaleur se fait trop intense, telle une sphère autourd’elle, des flammes s’apprêtent à lécher les murs. Il ne peut pourtant pas serésoudre à la laisser faire. Il remarque le lustre en bois, juste au dessusd’elle et se précipite sur sa corde qu’il détache. Celui-ci dégringole et elles’effondre net, assommée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Ilpousse le lustre, porte l’évanouie sur son lit et l’attache aux montants, encroix justement, les poignets comme les chevilles. Le feu n’a pris nulle partencore, et dès lors qu’elle se trouve inconsciente, les flammes disparaissent.Il court à la cuisine, fait chauffer de l’eau, affûte un couteau, prépare uneaiguille, stérilise le tout dans la casserole bouillonnante. Il prend deslinges propres ainsi qu’une bouteille d’alcool. Il retourne dans sa chambre,installe son équipement à côté de son lit, arrache un des longs cheveux d’Eau-pâlequ’il passe dans le chas de l’aiguille puis inspire profondément. «&amp;nbsp;Leplus vite sera le mieux&amp;nbsp;», il fait couler de l’alcool sur la cicatrice dela jeune fille et, d’un mouvement vif et précis, lui entaille la peau. Ilretire une pierre, semblable à une Opale, et entreprend d’étancher le sang touten recousant la plaie, heureusement ni grande ni profonde. Il lui fait unpansement, lui verse une rasade d’alcool dans la bouche et se sert lui-mêmegénéreusement. Bastien écarte ses instruments du lit, la recouvre, mais lalaisse attachée «&amp;nbsp;On ne sait jamais&amp;nbsp;». Ses yeux tombent alors sur soncouteau, dont la lame jusqu’alors en inox, s’est transformée en or.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; line-height: 150%; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Sansménagement aucun, il secoue la jeune fille et lui demande «&amp;nbsp;Le nom de tonpère, dis-moi le nom de ton père&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Dans un souffle, gémissante,l’obligeant à se pencher au dessus d’elle, Opale lui répond «&amp;nbsp;Flamel,Nicolas Flamel&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-1322379522887608320?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/1322379522887608320/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=1322379522887608320' title='29 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/1322379522887608320'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/1322379522887608320'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/10/opale.html' title='Opale'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>29</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-5257529648717884627</id><published>2010-09-27T15:50:00.001+02:00</published><updated>2010-09-30T14:10:37.733+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Arlequineries</title><content type='html'>&lt;div style="color: #fff2cc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Il peste. Pierre n'en peut plus, il n'arrive pas à  y croire. Pourquoi ? Comment se fait-il qu'il ait pu ? Qu'il ait osé ?  Qu'elle… qu'elle soit partie… Avec lui. Il pleure de rage, de désespoir  aussi. Avec qui regardera-t-il la Lune, tandis que sa pâte reposera, le  boulanger ? Avec qui partagera-t-il sa brioche du matin ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Colombe,  sa belle Colombe, blanchisseuse de son état, lui a préféré Arlequin, le  teinturier. Rêves d'une vie colorée, loin de la pâleur de Pierre et de  sa farine. De Pierre et son amour de la nuit. De la Lune, surtout.  Pierre, petit Pierrot, ami de tous les enfants. Quels secrets la nuit  t'a-t-elle racontés ? Quels secrets lui as-tu donc conté ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Colombe,  son oiseau fragile, sa Colombine, blanche parmi les pâles, amoureuse du  soleil, pourtant, et de lui. Enfin, il le croyait. Jusqu'à cette nuit,  où laissant la pâte au pétrin, il s'est dirigé vers sa demeure, voulant,  comme souvent, aller conter fleurette à la Lune en sa compagnie. Ou  aller lui conter fleurette avec la Lune comme témoin, qui sait ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un  mot, sur la porte. Elle était partie. Avec les couleurs et le soleil,  le soleil qui brûle les choses, le soleil qui dénude, le soleil qui fait  passer les couleurs…  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Colombine est revenue… Ses habits qu'elle  avait colorés, aux couleurs passées, elle les a confiés à ses bacs,  leur redonnant leur blancheur d'antan. Arlequin avait disparu, une nuit,  sans rien dire. Sans un mot. Pas qu'elle s'était vraiment inquiétée, il  y avait longtemps qu'elle ne l'aimait plus, pour peu qu'elle l'ait un  jour aimé. Il la battait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conversations avec la Lune lui  manquaient, Pierrot aussi. Elle savait désormais, c'était lui. Ce  matin, elle vient déguster la brioche avec lui. Et il la déguste, elle.  Sur son plan de travail. Il est heureux. Le boulanger ne fera plus de  pains trop salés, trop humides. Non, là, il façonne, la façonne. Il la  rend femme, il la rend heureuse. Il l'aime, le lui prouve, avec  application. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est calmé, Pierrot, puis il sait, l'autre ne  reviendra pas. Quand il était colère, révolté, il est allé le trouver.  Et, derrière son tas de bois, on pourrait trouver une tenue d'Arlequin,  délavée. C'est pour la prochaine fournée. Le reste est déjà parti, petit  à petit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierrot, doux Pierrot, mon ami, quels secrets la Lune aurait-elle à nous conter ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-5257529648717884627?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/5257529648717884627/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=5257529648717884627' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/5257529648717884627'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/5257529648717884627'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/09/arlequineries.html' title='Arlequineries'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-7590428978661516836</id><published>2010-09-16T08:42:00.004+02:00</published><updated>2011-05-31T10:48:19.603+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelles'/><title type='text'>Une idée fixe</title><content type='html'>&lt;i&gt;Une fois n'est pas coutume, Yunette s'expatrie.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Son dernier texte est à découvrir chez &lt;a href="http://lunatik-labyrinthe.blogspot.com/2010/09/une-idee-fixe.html"&gt;Lunatik &amp;amp; Cow.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Attention, le contenu du blog peut choquer certains lecteurs.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ç’avait été son tour, choisie parmi les autres. Régulièrement, c’était la même mascarade. Une femme était choisie dans la populace, vierge ou pas, il s’en foutait, le Roy. Tout ce qu’il voulait, c’était un héritier. Mâle, bien entendu.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Nulle n’avait su lui donner un fils. Aucune de celles que ses gardes lui avaient choisies. Aucune. Nul couillu pour porter la couronne. Le système était simple. Il prenait femme, il prenait femmes, même, chaque jour ou presque, une nouvelle venue s’installait au château et il l’honorait de sa royale semence. C’est qu’il avait de l’honneur à revendre&amp;nbsp;! Royal, l’honneur&amp;nbsp;! S’il vous plait.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Une fois engrossées, elles étaient parquées au palais. La consigne était simple, la première à lui donner un fils serait épousée. Reyne&amp;nbsp;! Bien sûr, on ne leur demandait pas vraiment leur avis, et puis c’était tellement d’honneur&amp;nbsp;! Finir Reyne, qui n’en aurait pas rêvé&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il lui fallait un héritier, rapidement, c’est qu’il commençait à se faire vieux. Avant toute cette opération, il avait bien tenté, perdu du temps à se marier. Plusieurs fois. Ses épouses ne lui avaient données que des filles, lesquelles, quelques années plus tard, ne s’étaient retrouvées capable que de mettre au monde des fendues&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ses propres filles l’avaient trahi&amp;nbsp;! La chair de sa chair&amp;nbsp;! Décidemment, il ne pouvait faire confiance à personne. C’est pourquoi il les répudia toutes, mères et filles, sans distinction et fit mettre en place une nouvelle loy - il pouvait, il était le Roy&amp;nbsp;! - qui disait que la première des femmes qui lui donnerait un fils, serait par lui épousée et donc, Reyne.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Les premiers mois, le palais ne désemplit pas, et &amp;nbsp;il s’en donna à cœur joie&amp;nbsp;! Il se paya même le luxe de choisir. Les premières furent toutes vierges, au moins la première nuit&amp;nbsp;! Quel plaisir il prit à les déniaiser&amp;nbsp;! Plaisir bien vite oublié dans la monotonie du geste. C’est qu’une vierge, ou une tout juste dépucelée, l’expérience, ça n’en a pas. Passées les premières taches de sang, leurs grimaces n’avaient plus rien d’émouvant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il se lassa. De la centaine de pures épurées sur lesquelles il s’était acharné jusqu’à ce qu’enfin, semence prenne - mise à part une qui était stérile - toutes devinrent grosses. Dès que les médecins le lui confirmèrent, il les laissa tranquille. Elles n’avaient plus aucun attrait à ses yeux. Si ce n’étaient leurs ventres.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Et les premiers enfants naquirent. A la fin de l’année, toutes les anciennes vierges avaient accouché. De filles. Cela faisait déjà vingt ans qu’il s’essayait à cela. Plus une vierge n’était à marier. Toutes étaient passées par le château.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il n’était pas méchant, il voulait un fils. Rien de plus. Il savait bien qu’un jour, il en aurait un. Il était allé voir un vieux devin. Et le dinosaure avait été formel. Il aurait un fils. Un jour. Mais il devrait prendre garde. Le protéger, s’il ne voulait pas qu’il parte trop tôt pour pouvoir prendre la couronne.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il se décida à chercher parmi les femmes mariées. Les époux n’avaient rien à dire. Les rares qui avaient osé protester s’étaient retrouvés, un matin, la gorge tranchée.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Par chance, il trouva au milieu de ces femmes, des amantes. Les étreintes furent parfois appréciables. On lui apprit même de nouvelles positions&amp;nbsp;! Ah, comme il les chérit ces femmes là&amp;nbsp;! Il fut modèle de gentillesse, revenant même les trouver pour le plaisir, alors qu’elles étaient grosses&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Puis elles accouchèrent.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;De filles.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Toutes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il tenta l’eau d’une source dite miraculeuse, elles en burent de la Quézac, ses amantes&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Rien n’y fit.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il désespérait. L’homme ne sortait plus de chez lui. L’on s’inquiétait de la tenue du Royaume. À trop se projeter sur ce qu’il en adviendrait après sa mort, il en oubliait de s’en occuper de son vivant. Des vilains se révoltaient, ses ministres, heureusement beaucoup moins obnubilés par sa descendance&amp;nbsp; que leur Roy, arrivèrent à maintenir un semblant d’ordre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Bûchers et potences pullulèrent.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Chaque jour on lui amenait une femme, il la chevauchait, distribuant sa royale semence sans même goûter la chair. Sans plaisir. Aucun. On ne venait même plus lui annoncer la naissance de ses filles, on puisait dans les caisses la bourse à donner aux mères, puis elles retrouvaient leurs maris respectifs.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;D’année en année, on lui ramena ses filles, ses petites filles pour certaines, devenues femmes… Elles subirent l’étreinte de cet être ridé, gentil, toujours, mais qui faisait cela mécaniquement. Marmonnant une diarrhée verbale, parlant d’une prophétie durant l’acte. Las, on ne savait pas encore conserver la semence, sinon on leur aurait bien épargné cela.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;C’est que le Roy, osait on parfois murmurer lorsqu’on ne nous entendait point, le Roy tournait dément&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;C’est à ce moment qu’elle fut choisie. On l’était allée chercher loin, là où sa grand-mère s’était réfugiée, jeune veuve tout juste accouchée. A l’époque, cette jeune femme tout juste épousée avait été emmenée, son époux s’était opposé. A peine mariée, elle fut veuve. Emmenée au Roy, ensemencée, accoucha d’une fille, sa mère, donc, vous suivez&amp;nbsp;? et renvoyée chez elle.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Sa mère n’avait jamais cherché époux, elle avait été emmenée pour la tentation des vierges. Etait elle aussi revenue avec une fille, elle.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Elle, elle avait toujours vécu là. Avait rencontré un mari aimant, follement même. Et lui avait donné huit fils. En neuf ans de vie commune. Elle allait accoucher du neuvième lorsque les gardes se présentèrent à sa porte. Son mari montra de l’impatience, d’un geste elle le calma. D’un autre elle rassura les gardes, elle viendrait au château sitôt que son corps pourrait accueillir le foutre du Roy.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Elle restait étonnamment calme. Son neuvième enfant naquit, un fils. Elle sourit à son époux, resta encore quelques semaines auprès de ses enfants, abandonnant là son dernier né qui serait nourri au sein de la voisine nouvellement accouchée d’une énième fille du Roy. Son corps s’était remis, elle pouvait prendre la route.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;En partant, elle promit à son mari qu’elle ne serait pas Reyne.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Elle s’efforça de ne pas montrer son dégoût par la chevauchée de celui qui était son père et son grand père. Elle fit le poirier après l’étreinte, laissant la royale semence la pénétrer toute, au fin fond de ses entrailles. N’eut finalement à subir ses assauts que deux fois avant que le jus vaillant ne prenne racine. Elle attendait un enfant. Un garçon, elle n’en doutait pas. Elle ne voulait pas être Reyne.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Les mois passèrent, son ventre s’arrondit. Elle vécut ces moments comme de longues vacances. Profitant de chaque instant. Elle apprit à lire, écrire même. En profita pour écrire à son époux. Elle réitéra sa promesse. Elle ne serait pas Reyne. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Elle approchait du terme. Comme à chaque fois, elle attendait et redoutait ce moment. Quoique celui là sonnait… Différemment. Elle connaissait son corps, à chacune de ses délivrances, elle était seule, ne souffrant aucune présence alors qu’elle était si vulnérable. Elle se prépara, allant chercher une bouteille d’alcool fort, une lame fine et tranchante, quelques linges… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Elle se mit à la fenêtre, observant les constellations, la nuit était claire, nulle lumière n’était nécessaire pour ce qu’elle allait vivre. Les étoiles brillaient d’une lueur farouche, elle leur sourit tandis que son corps se cambrait. Elle mordit un morceau de cuir pour ne pas crier. Si l’on venait trop tôt…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Elle accoucha, en silence, sereine, ou presque. Ses gestes étaient précis, sûrs. Les jambes encore tremblante, elle lia le cordon, le trancha. Elle contempla l’enfant un instant. Il était malformé. Enfin, un enfant sain n’aurait rien changé à ses desseins. Elle posa un bâillon sur la bouche du nouveau né, lia ses bourses à leur base et les trancha. Elle porta ces bourses minuscules et les mit dans la bouteille.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Un bel ornement.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;L’enfant n’aurait pas pleuré, quand bien même elle ne lui aurait pas mis le bâillon, il n’aurait pas crié non plus. Il était né débile, en sus d’être malformé. Le fils, petit fils et arrière petit fils du même homme ne pouvait naitre qu’ainsi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Quand le Roy entra, - elle l’avait fait mander après s’être occupée de sa complète délivrance - elle lui confia le paquet bossu qu’était son fils. En lui souriant, elle lui dit qu’il avait l’air de tant tenir à l’éventuelle paire de burnes de son descendant, qu’elle voulait être sûre qu’il ne lui arrive rien.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il commençait seulement à croire en ce fils premier né, à se dire que plus jamais il n’aurait à caresser de femme, pas qu’il préférait les hommes, non, mais, qu’enfin, il aurait du repos. Il lui sourit, un sourire plein de bonté, enfin libre, li…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ses yeux accrochèrent la bouteille contenant le précieux trésor de l’enfant. Il comprit ce qu’elle venait de faire. Démaillotant l’enfant, n’osant y croire malgré la vérité toute crue qu’il avait sous les yeux, il aperçut l’emplacement vide. De rage, il fracassa le nouveau né contre le mur. Quel père&amp;nbsp;! Ce fils qu’il attendait tant&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il voulut ordonner la mort de l’impie mais un de ses ministres vint lui murmurer une idée à l’oreille. Il pouvait encore réessayer. L’idée ne le séduisait certes pas de s’accoupler encore avec cette castratrice, mais cette femme était la seule qui avait su lui donner un mâle héritier. Dans un ironique rictus, elle lui demanda comment elle devrait l’appeler. Chéri, Papa ou Papy&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Dans ses bras flasques coulait un sang bleu. Il la gifla, elle lui sourit plus encore. Il la fit enfermer, les autres femmes furent renvoyées à leurs logis, s’il y eut des fils dans cette fournée, on n’en sut rien. Elle ne fut pas épousée. On attendait qu’elle lui donne un autre fils.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il la venait voir chaque jour, plusieurs fois par jour, même. Elle se laissait faire, molle entre ses bras, le laissant la besogner sans marquer la moindre émotion. Ni envie, ni dégout. Il ne se lassait pas. Cette indifférence l’émoustillait, et surtout, elle était la seule capable de transformer sa semence en un couillu&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il eut fallu pour cela qu’elle fut à nouveau grosse. C’est que, le jour de l’accouchement, elle avait usé de son couteau. Sur elle. Certaines se débarrassaient de leur idée fixe avec un baquet d’eau chaude, elle, elle faisait en sorte de n’y pas penser. Du tout. Elle finit par le lui dire. Goguenarde, moqueuse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Le vieillard ne survécut pas à la nouvelle.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Elle fut accusée de l’avoir assassiné. Ce qui était le cas, sans doute, un petit peu. C’est qu’il avait le cœur fragile, le Roy, malgré l’exercice qu’il faisait chaque jour… A se vider ainsi autant, il avait perdu de la substance. Amaigri, la vision qu’il gardait des burnes dans la bouteille lui torturait l’esprit, l’empêchant de se sustenter. Alors, quand elle lui apprit qu’il ensemençait un champ mort…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Les ministres décidèrent qu’elle était coupable. Ils la firent brûler vive. Une femme qui avait tranché les bourses de l’héritier du Royaume ne pouvait être qu’une sorcière&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Le peuple la célébra telle une sainte. Libéré enfin du satyre voleur de vierges. Elle eut sa statue, sa fête. On l’aima plus qu’on n’avait jamais aimé le souverain, père de bien des filles du Royaume.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Son mari la pleura un moment. N’épousa pas la voisine nourrice. La bouscula de temps à autres dans le foin, té, on est un homme, hein. Faut bien se réconforter, pis les mains, sont faites pour être actives. Mais ne l’épousa pas, les enfants allaient et venaient d’une maison à l’autre. D’un côté, elle aussi c’était la fille du Roy… Elle ressemblait fort à sa femme, il avait confondu... Souvent, après la chevauchée, un peu piteux, juste un peu, le temps de se renfroquer, il songeait à celle qu’il aimait par delà la mort, celle qui avait tenu sa promesse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Oh, bien sûr, elle aurait pu ne pas faire cette promesse, accoucher d’un fils, rendre le Roy heureux, être épousée, devenir Reyne. Et puis, elle aurait pu, aussi, faire remplacer le fils débile par l’un des siens, faire venir vivre son mari auprès d’elle, comme homme de main. Faire assassiner le cocu, ou attendre qu’il crève de lui-même, ce qui n’aurait guère pris de temps.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Elle aurait pu.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Mais elle avait promis.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing"&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Foutue promesse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-7590428978661516836?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/7590428978661516836/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=7590428978661516836' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/7590428978661516836'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/7590428978661516836'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/09/une-idee-fixe.html' title='Une idée fixe'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-3272887661766815795</id><published>2010-08-31T10:18:00.001+02:00</published><updated>2011-06-03T10:21:37.698+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hordes'/><title type='text'>L'apprivoiseur perdu</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fff2cc;"&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;Cette histoire se déroule dans le monde du jeu Hordes. La terre est dévastée, l'Armageddon a eu lieu, le sable a tout envahi. Dans un univers post apocalyptique, les morts se relèvent. Zombies. Les armes peuvent les tuer, des "lance piles", tronçonneuses, tondeuses (fonctionnant à piles) et surtout, l'eau. L'eau détruit les morts. Mais il ne pleut plus. Et les gens se regroupent, à 40, dans des bidonvilles qu'ils tentent d'améliorer pour survivre, toujours plus longtemps. &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fff2cc;"&gt;&amp;nbsp;Nous avons tourné longtemps dans la grande sableuse, Médor et moi.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fff2cc;" /&gt;&lt;br style="color: #fff2cc;" /&gt;&lt;span style="color: #fff2cc;"&gt;Cela fait deux jours. Hier soir, on a trouvé de quoi s’abriter. Lui est reparti en ville, mais il m’a vite retrouvé. Il est bien, mon Médor. Faut dire qu’avec moi, il a tout ce qu’il faut ! Nonos charnu, viande de compagnons disparus... Et même ses petits bonbons… Il est heureux, et, la nuit, il me tient chaud.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fff2cc;" /&gt;&lt;br style="color: #fff2cc;" /&gt;&lt;span style="color: #fff2cc;"&gt;Ce soir, je crois qu’on s’est paumés. Alors, je lui ai dit de rentrer, comme ça, je le suis, et hop, il me trace le chemin jusqu’à la ville. Sauf que… J’avais omis de me rappeler que je lui avais donné un bonbon aujourd’hui. Il s’est barré si vite que je n’ai pas pu le suivre plus de cent mètres. Le soleil a tourné, depuis.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fff2cc;" /&gt;&lt;br style="color: #fff2cc;" /&gt;&lt;span style="color: #fff2cc;"&gt;Ma tête aussi. Elle me fait mal. J’ai réussi pour l’instant à éviter les groupes de ces monstres qui sillonnent le sable. Mais pour combien de temps ? Il fait si chaud, j’ai soif, trop soif. Tiens, un grand bâton, peut être qu’il va m’indiquer où trouver de l’eau ? Il tremble… Il tremble ! Je vais m’en sortir ! Creuser. Creuser encore ! Il y a de l’eau là-dessous !&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fff2cc;" /&gt;&lt;br style="color: #fff2cc;" /&gt;&lt;span style="color: #fff2cc;"&gt;Ou pas. Cela fait des heures que je creuse, pas une fois je n’ai perçu le sable moins sec qu’il n’est au dessus. Pas une fois. Mes mains tremblent. Tremblaient-elles tout à l’heure ? Sont-ce mes propres mains qui m’auraient trahi, m’enjoignant de creuser, creuser… Pour ne rien trouver. J’exhale un soupir immense, mes jambes me lâchent.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fff2cc;" /&gt;&lt;br style="color: #fff2cc;" /&gt;&lt;span style="color: #fff2cc;"&gt;Je sombre. D’un sommeil sans rêve, peuplé de visions. Médor est revenu… Médor est revenu ? J’ouvre mes yeux, brusquement. Non, j’ai rêvé, les bruits que j’entends ne sont pas de ceux que fait mon fidèle compagnon. Ce sont eux. La nuit est tombée, il est trop tard, beaucoup trop tard pour tenter de rentrer en ville. Et puis, elle est où, la ville ?&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fff2cc;" /&gt;&lt;br style="color: #fff2cc;" /&gt;&lt;span style="color: #fff2cc;"&gt;Je me recroqueville là où je suis tombé. J’ai peur.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fff2cc;" /&gt;&lt;br style="color: #fff2cc;" /&gt;&lt;span style="color: #fff2cc;"&gt;Le trou est juste à ma taille.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-3272887661766815795?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/3272887661766815795/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=3272887661766815795' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/3272887661766815795'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/3272887661766815795'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/08/lapprivoiseur-perdu.html' title='L&apos;apprivoiseur perdu'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-2476958649266291795</id><published>2010-08-30T17:26:00.001+02:00</published><updated>2011-06-14T19:30:09.376+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Solitude épistolaire</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Maman chérie,&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Cette  semaine toute seule dans cette maison qui m'a vue naitre me fait le  plus grand bien. Je me suis promenée dans cette grande forêt où tu  aimais tant m'emmener. La chouette vient chanter en haut de la grange,  comme autrefois. Je suis bien ici. J'aimerais que Nicolas vienne me  rejoindre, mais il travaille si dur… Et Nénette ne peut pas louper ses  cours. C'est que c'est une grande maintenant ! CP, tu te rends compte ?  Ça me fout un de ces coups de &lt;/span&gt;&lt;del style="color: #d9ead3;"&gt;vieux&lt;/del&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt; cafard… Mon petit bébé est en CP…&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Je t'embrasse très fort, à très bientôt.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Ta fille chérie. &lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Coucou les loulous !&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Alors comme ça on bosse ? Regardez comme c'est beau où je suis !&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;ET OUI ! JE SUIS EN VACANCES ! ET JE PROFITE !&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Comment va mon Nicolas ? L'avez vous vu ces derniers jours ? Et ma Nénette ? &lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Je pense fort à vous.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;GROS Bisous ! &lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Mon Amour.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Ce  moment passé loin de toi me pèse. J'avais cru pouvoir trouver ici  quelque réconfort, quelques réponses à mes questions. Je ne m'étais pas  trompée.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;J'ai une réponse, au moins : Tu me manques, passionnément.  Je m'ennuise me languis de toi, de tes mains sur ma peau, de ta bouche  contre la mienne.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Le soleil ne sait pas réchauffer mon corps qui  réclame ta présence. Le chant des oiseaux sonne creux à mon oreille. Les  aliments eux même n'ont plus la même saveur. Pour peu qu'ils en aient  une.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Je t'aime.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Tienne, Aricia. &lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Ma petite puce chérie d'Amour que j'aime.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Maman avait besoin d'un petit peu de repos, c'est pour ça qu'elle est dans la maison de Grand-maman.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Occupe-toi bien de ton papa, il est très fatigué.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Sois bien sage ma chérie d'à moi que j'aime et que j'adore.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Maman te fait d'énormes bisous, ma Nénette, et va revenir bientôt.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Ta Maman qui t'aime tout plein beaucoup beaucoup et plus que ça encore. &lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Monsieur Rémy,&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Je  ne vous remercierai jamais assez de m'avoir accordé ce congé  exceptionnel. Je passe mes journées à me promener dans une forêt  magnifique, c'est d'ailleurs une carte la représentant.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Promis, je vous reviens en forme pour travailler !&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Douces pensées pour mes collègues restés au bureau.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Cordialement,&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Aricia Mollet. &lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Ma Belle.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Je  ne te raconte pas… J'ai pris la poudre d'escampette à peine arrivée  dans la ruine qui sert de maison de campagne à la famille. Le seul truc  chiant c'est que j'ai dû revenir pour poster mes cartes et vérifier que  je n'avais pas de courrier. Quel bonheur d'être officiellement dans un  lieu où il n'y a pas le téléphone et où nos cellulaires ne captent pas !&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Et… sans la môme ! Pas de mec, pas de môme… &lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Depuis  quatre jours je traine de bars en boites et pas une nuit ne m'a vue  rentrer seule ! J'ai expérimenté de ces choses… Nan, je ne peux te les  raconter ainsi. Enfin, si, je t'en parle.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Ou pas !&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Rejoins-moi ! Trouve une excuse pour ton boulot, je te promets des souvenirs qui rendront enfin ta vie intéressante !&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Baisers tout partout, surtout où tu sais.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #d9ead3;" /&gt;&lt;span style="color: #d9ead3;"&gt;Aricia.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-2476958649266291795?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/2476958649266291795/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=2476958649266291795' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/2476958649266291795'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/2476958649266291795'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/08/solitude-epistolaire.html' title='Solitude épistolaire'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-5254182528191252423</id><published>2010-08-30T17:23:00.003+02:00</published><updated>2010-10-27T00:06:25.054+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Motus et bouche cousue</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMdQuZDNRpI/AAAAAAAAAEQ/EVxfyVBeWms/s1600/11156_1268537240954_1455522541_704640_4847211_n.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMdQuZDNRpI/AAAAAAAAAEQ/EVxfyVBeWms/s320/11156_1268537240954_1455522541_704640_4847211_n.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Un  match, encore un. Et encore une fois, se taire. Tous les quatre ans  c'est la même rengaine. Il se lasse. Il fatigue de cette envie à la con  de regarder d'autres mecs que lui, courir après un ballon. Il est  jaloux. Ont-ils de plus belles fesses que les siennes ? Sont ils plus  musclés, plus beaux ? Ou est ce parce qu'il se dégarnit ? Foutaises,  Zidane avait moins de cheveux que lui et pourtant, il lui volait déjà la  vedette. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est vrai quoi à la fin ! Il en a marre de  devoir se taire tandis que sa moitié, d'un œil lumineux, s'abreuve de la  vision de ces hommes suants et débiles. Courir après un ballon, a-t-on  idée ? Et puis ces… Vuvuzelas lui sortent par les oreilles ! Enfin,  surtout, pénètrent ses esgourdes ! Et le son à fond, et vas-y que je te  bois de la bière, que je te bouffe des chips. Pas un regard pour lui,  rien ! Au moins a-t-il échappé à la horde d'amis en tous genres qui  voulaient profiter de leur grand écran plat. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la baie  vitrée, il contemple le reflet de sa moitié. Pourquoi a-t-il fallu qu'il  tombe sur quelqu'un qui avait les besoins primaires du mâle moyen ? En  plus, ce soir, c'était les Experts, normalement ! Mais avec leur foutu  match, ils ont annulé ! Rageur, il tranche les légumes un peu plus fort  qu'il ne faudrait pour ne pas perturber la douce musique des trompettes  africaines, s'attirant un Moins de bruit s'teuplait ! Pis, c'est un  match important, tu te rends pas compte… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, oui, il comprend,  il se rend compte, il fait silence, comme à chaque fois. Il chope un  bouquin de cuisine, tente de s'absorber dans la recette. Tête… Tête,  ballon (encore !) de vinaigre, livre de beurre, persil, tête de veau. Un  brouillard de mots. Un brouillard intangible qui se dresse en son  esprit. Les trompettes résonnent à ses oreilles. Il ne veut rien qu'un  peu de silence, il s'avance vers l'écran et attrape la télécommande.  Sans même entendre les protestations de sa demi de couple - il est  devant la télévision à un moment stratégique - il éteint. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les  Experts. Il voulait regarder les Experts ! Merde à la fin ! Il ouvre les  yeux, un peu, puis plus grand, contemplant sa moitié qu'il pourrait  désormais qualifier de quart, voire de huitième, une pomme dans la  bouche. Il a un torchon sale à la main, poisseux, collant. Et rouge, si  rouge ! Et le silence, ce silence qu'il savoure sans même se rendre  compte encore que la tête de sa moitié, pomme dans la bouche, persil  dans les oreilles, repose sur un plat. Au milieu de la table. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son père disait toujours que les footeux, c'étaient des bœufs. De bœuf à veau, il n'y a qu'un pas.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-5254182528191252423?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/5254182528191252423/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=5254182528191252423' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/5254182528191252423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/5254182528191252423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/08/motus-et-bouche-cousue.html' title='Motus et bouche cousue'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMdQuZDNRpI/AAAAAAAAAEQ/EVxfyVBeWms/s72-c/11156_1268537240954_1455522541_704640_4847211_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-4327767593694028708</id><published>2010-08-24T01:39:00.001+02:00</published><updated>2010-09-30T14:10:37.734+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Trois</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="postbody"&gt; &lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Promenons nous, dans les bois…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Tu  avances en chantant, sautillant de dalle en dalle. Tu ris, gamin, tu  t’amuses bien. Faut pas avoir peur petit, je ne suis pas là à te  regarder, non… Moi, je t’ai vu ouvrir la porte, faire un bisou à maman.  Elle est jolie, maman, très jolie. Puis elle a laissé la porte ouverte,  pour que tu puisses entrer. Elle est gentille maman, tu ne trouves pas ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Pendant que le loup n’y est pas…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Oh,  non, n’aies pas peur gamin, il n’est pas dans les bois, le loup. Juste  dans la bergerie. La porte s’est refermée, tout doucement. A peine un  son. Tu t’es retourné, sans doute, pour voir s’il y avait du monde  derrière toi. Personne, heureusement. Sinon tu t’en serais retourné  jusqu’à la porte, en courant, sans chanter. Tu n’aimes pas les gens,  bonhomme ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Si le loup y était…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Oh ! Maman a vu le loup…  Faut pas crier, madame, faut pas. Chuuut. Voilà, tu vois, c’est bien  mieux quand t’es sage. Par contre, ce n’est pas bien madame Maman, t’as  tout sali par terre avec du rouge. Ce n’est pas bien du tout. Pis tu  t’es pas nettoyé le nez. T’es toute sale. Et il est où Papa ? Hmmm ? Il  est parti ? Pourtant, je l’ai dit, t’es jolie Maman, enfin, quand tu ne  cries pas.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Il nous mangerait !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Ça, ce n’est pas bien. Il  ne faut pas mentir. Ce n’est pas parce que j’ai un grand couteau que je  vais la manger, Maman. De plus, c’est toi que j’aime bien. Mince… Je  crois que maman elle boude. Elle veut plus jouer. Elle bouge plus. Zut  de zut… Je vais installer Maman dans son beau fauteuil. Tu arrives à la  fin de la chanson. « Comme le loup n’y est pas… Il n’nous mangera pas… »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Un…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Là,  tu prends peur, t’aimes bien le petit frisson, la petite peur de voir  arriver le loup. Et s’il te mangeait ? S’il arrivait dans ce grand  couloir ? Alors tu te rapproches de la porte, à petit sauts, le pas un  peu plus rapide qu’avant. Moi aussi, je m’en approche, de l’autre côté.  Je te souris à travers le bois, tu ne me vois pas, pas encore. Avant que  tu n’arrives, je t’observe par le vasistas. Je tourne la poignée, tout  doucement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Deux…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; La porte reprend sa place, entrouverte.  Tu n’as rien remarqué. Tu jettes un coup d’œil derrière toi. Une odeur  que tu ne connais pas te prend à la gorge lorsque tu arrives. On appelle  ça une odeur cuivrée. Ce n’est rien, gamin. Tu ouvres la porte et tu me  vois. J’incline la tête sur mon épaule. Je te souris, en face. Fais pas  cette tête là, petit. Dans un murmure, je me penche vers toi et susurre  à ton oreille…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Trois.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Hé, c’est une blague gamin ! Reviens ! Tu n’vas pas rester tout seul dans c’bois ! Gamin !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="postbody"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-4327767593694028708?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/4327767593694028708/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=4327767593694028708' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/4327767593694028708'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/4327767593694028708'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/08/trois.html' title='Trois'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-5224074471150104150</id><published>2010-07-07T15:41:00.001+02:00</published><updated>2010-09-30T13:56:13.677+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelles'/><title type='text'>Requiescat in Pace.</title><content type='html'>&lt;div style="color: white; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Moi, Alexandre Barthélémy Androus, j’affirme être  mort ce soir. Cette déclaration ne me fait ni chaud ni froid. Étrange  sensation de néant qui m’envahit. Je ne ressens rien, nada, niet. Je  suis mort, c’est comme ça. Fronçant les sourcils, du moins ayant l’idée  de le faire, ma dépouille restant totalement immobile, je tente de me  remémorer ma vie. C’est bête, elle défilait devant mes yeux tout à  l’heure à une vitesse folle et pourtant je dois faire un effort pour en  retrouver les détails. Nous sommes en… Nouvel acte sourcilier avorté par  l’inanité de ce geste, je me souviens. L’année n’a finalement que peu  d’importance. Nous sommes le 15 janvier, entre chien et loup et je viens  de mourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rencontrai un soir un homme des plus improbables. Rentrant  tranquillement, à pieds - pourquoi démarrer mon auto pour les quelques  centaines de mètres qui me séparent du boulot ? - Rentrant  tranquillement, donc, j’aperçus une silhouette penchée sur le véhicule  précité. Sans me démonter, bien qu’un peu anxieux, je m’approchai le pas  léger, et, lorsque je me retrouvai derrière lui, je me raclai la gorge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Sans doute puis je vous aider, monsieur ? Vous désirez les clefs,  peut être ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être devrais-je préciser que je suis chef d’entreprise. J’étais !  Bon Dieu, il va falloir que je me mette ça à l’esprit, je suis clamsé !  Diantre, difficile à croire étant donné que j’ai encore conscience des  choses. Enfin… j’étais chef d’entreprise, donc, propriétaire de mon  logis, d’une maison de campagne, une autre en bord de mer et, bien sûr,  j’avais une belle voiture. Une de celles avec chauffeur, qui vous sépare  d’une vitre blindée l’avant de l’arrière. Une histoire de classe.  L’homme se retourna, me sourit, de la bouche seulement, ses yeux  exprimaient tout autre chose, un je ne sais quoi qui me fit frissonner.  Il me souriait, donc, tendant la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Trop aimable, je vous en remercie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans attendre une quelconque réaction de ma part, il se saisit de ma  personne, fouilla ma poche pour en ressortir le sésame et m’enferma à  l’intérieur. Je ne me laissai pas faire, loin de là. Je me débattis  comme un diable, mais sa poigne était telle que j’eus beau me démener,  il parvint à ses fins. Je n’eus pas même le réflexe d’hurler, étonné de  ce qui m’arrivait. Il s’installa au volant, non sans avoir au préalable  verrouillé les portes. J’étais fait. Tentant d’entamer le dialogue, lui  demandant ce qu’il voulait… Lui proposant un emploi, de l’argent, des  femmes, ma femme ! Ce qu’il désirait ! J’étais paniqué, totalement. Et  lui, il restait coi, augmentant ce sentiment de perte, de fin qui  s’était emparé de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une mauvaise blague, sans doute. Voilà ce dont j’essayais de me  convaincre. Sans résultat, bien entendu. Je me résignais au moment où je  me rendis compte que l’habitacle s’emplissait de fumée. Autant les  places avant et arrière étaient complètement isolées les unes des  autres, autant le coffre et l’endroit où je siégeais ne l’étaient pas.  Je me souvins à cet instant que lorsque j’étais arrivé, l’homme était  fort occupé au niveau de mon pot d’échappements. J’allais mourir. Et je  le savais. J’étais lucide. La vague de panique me submergea, je me mis à  taper contre les vitres, maudissant celui qui m’avait dit qu’elles  garantiraient ma survie, que j’en avais besoin, que c’était  indispensable. J’allais mourir pour cause de sécurité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frapper ne servit à rien. La fumée se fit opaque et mon énervement  n’avait fait qu’accélérer le processus. Je ne voulais pas crever, pas  sans savoir. J’eus vaguement conscience de l’arrêt de la voiture, du  moteur qui tournait encore, de la porte claquée à l’avant. Mes poumons  cherchaient l’oxygène que mon cœur réclamait. Mes coups se firent plus  lents, moins sonores. Ma vie défila devant mes yeux. Voilà, c’était  fait. J’étais mort. Sensation de légèreté, mort et libre ? Je profitais  de ma décorporation pour observer autour de moi. L’homme me fut  reconnaissable, un pauvre bougre que j’avais licencié il y avait peu  pour cause de crise. Elle a bon dos, la crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous comprenez, mon brave, ça ne me réjouit pas, mais je n’ai pas le  choix. C’est vous, ou moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec toute la condescendance dont j’étais capable, un brin de pitié dans  les yeux. « Vous ou moi. » Il m’avait pris au mot. Il avait choisi.  C’était moi. Je le vis rentrer chez lui, je l’avais suivi, ma dépouille  ne m’intéressait guère et, voir les pompiers s’acharner à essayer de me  réanimer, alors que j’étais déjà mort, je le savais, non plus. Je  l’accompagnai et découvris que mon assassin avait une femme, enceinte. «  Sans doute le désespoir l’aura-t-il poussé à, blablabla. » Je voyais  déjà les articles de presse. Je les observai un instant, un couple qui  malgré le manque d’argent et ce que l’homme venait de commettre,  respirait le bien être. Peut être même à cause de ce qu’il venait de  faire, d’ailleurs. L’homme marchait droit, le pas assuré. Libéré d’un  fardeau, moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me sentis attiré vers mon corps, aspiré même. Et m’y retrouvai à  nouveau. Pompiers, avez-vous une âme ? J’étais libre et on m’enfermait  dans une carcasse de chair et d’os qui avait été mienne bien trop  longtemps. Pourtant, je ne me réveillai pas. Respirateur, perfusions, je  n’étais plus mort, mais toujours pas vivant. Paupières closes,  palpitant au ralenti. Quelques jours ainsi, enfermé dans ce corps que je  commençais à honnir. Je tentais, souvent, de réitérer l’expérience, que  mon esprit quitte mon corps, s’en aille en vadrouille, et puis, j’étais  déçu. Je n’arrivais à rien. J’étais mort, libéré de cette femme qui me  trompait, de cette maitresse qui n’aimait que mes billets, de ces  employés qui voulaient ma mort…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais elle était là la solution ! Ma Mort ! L’homme revint, ne lisant  dans les journaux aucune date pour mon enterrement, il s’était  renseigné. Moi, Alexandre Barthélémy Androus, j’affirme que si, ce jour,  je n’avais été un légume, je lui aurais baisé les pieds. Il fit simple,  il me débrancha. M’attendant à m’envoler à nouveau, je ne pris pas  garde aux infirmiers qui se précipitaient. J’exhalais un dernier souffle  et… Il ne se passa rien. Je percevais d’infimes battements de cœur au  plus profond de ma dépouille, le souffle exhalé n’était pas le dernier.  Ils cessèrent de s’agiter, sortirent de ma chambre. Cette fois, j’étais  mort, d’après eux. Euh, les gars, autant la première fois je l’étais,  autant là… Hé, les gars ! Je n’suis pas mort !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’observais les jours suivants, ahuri, les pleureuses sur ma dépouille,  l’engueulade entre femme et maitresse, les mômes que je n’avais pas ne  vinrent pas, et, ma mère, seule femme à m’avoir vraiment aimé, pleura,  sincèrement. On me fit une toilette, j’avais heureusement opté pour le  forfait sans embaumement, simple maquillage, donc, pas de vidange ni de  cire. Le cercueil était de bonne facture, du chêne, lourd, épais. Je  n’arrivais pas à croire que personne ne se soit rendu compte que, non,  j’étais bien vivant. À moins que je ne sois mort mais ne veuille  l’accepter ? À moins que ce ne soit, ça, être mort ? Si j’avais été  maitre de mon corps, j’aurais sans doute tremblé à cette perspective. Je  ne me souvenais plus si j’avais choisi d’être enterré ou incinéré. Ce  serait la surprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Glissé dans un cercueil molletonné, je fus repris par la panique.  Incapable d’esquisser le moindre geste, on m’enferma. Mes yeux eux même  ne voulurent pas rouler sous mes paupières. J’étais mal à l’aise, peu  d’espace, malgré le poids perdu ces derniers jours. On me porta,  m’emporta loin de chez moi, de l’embaumeur. Une messe fut dite, bière  ouverte, que chacun me voie une fois encore. J’observais le cortège  hypocrite, mon meurtrier lui-même était présent. J’avais envie de lui  sourire, de le remercier, de l’engueuler aussi, il n’avait pas bien fini  son boulot. Je me souvenais pourquoi je l’avais viré lui plutôt qu’un  autre. Un incapable ! J’en avais d’ailleurs la preuve !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les orgues se mirent en marche. La boite fut refermée, scellée. Je  percevais les gouttes qu’on lui lançait. Eau bénite, mon cul ! J’suis  vivant, bande de fous ! Vi-vant ! De gouttes, j’en sentis sur mon front,  et elles n’étaient pas bénites, ça non. Je suais. J’avais les foies !  On me laissait les poignées, et vu la bête dans laquelle j’étais couché,  on n’allait pas me cramer. Cette perspective me soulagea. Un instant.  Un très court instant. Je pris alors conscience que j’allais simplement  être enterré. Vivant. Plus de sueurs sur ma peau, moite. Je fus parcouru  d’un immense frisson, j’aspirais l’air à grandes goulées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On me déposa au fond du trou. Doucement. Mon corps se mit à répondre à  ma demande. Je frappais, grattais. Plus un son. Les dernières paroles du  curé me parvinrent, étouffées. Puis le bruit de la terre qu’on jette au  dessus de moi. Sourd. Je cessais de gratter, je n’hurlais pas. On ne  m’aurait pas entendu. Au début, je respirais tout doucement, puis je  compris qu’à faire ainsi je ne faisais que faire durer mon calvaire. Je  profitais alors de ces derniers instants pour m’emplir les poumons comme  jamais. Mon cœur s’emballa, encore. Je visionnais de nouveau ce film de  ma vie qui m’était apparu quelques jours auparavant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes aujourd’hui le 15 janvier, entre chien et loup, et moi,  Alexandre Barthélémy Androus, j’exhale enfin ce dernier souffle. Il  s’est fait désirer. J’attends l’élévation de mon âme, le tunnel, quelque  chose. Ne pas rester ainsi, prisonnier d’un corps en décomposition,  d’un cercueil, de la terre. Ne pas voir les insectes me dévorer, ne pas  percevoir chaque morsure. Non ! Quelque chose ! Il est où ce putain de  tunnel ? Je peux crever pour de vrai ? Perdre enfin toute conscience ?  S’il vous plait ! Que ça s’arrête, bordel !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même sensation d’aspiration que la fois précédente. Elle m’expulse de  mon corps, m’entraine je ne sais où. Enfermé ? A nouveau. J’y vois,  enfin, plus de noir, une clarté qui me fait mal aux yeux, et un bruit !  Trop de bruit, mes membres me répondent, je porte les mains à mes  oreilles. Des membres ? Des oreilles ? Mais je suis où là ? Il se passe  quoi ? Comment ça, j’ai un corps ? Comment ça, j’entends, je vois ? Je  n’suis pas mort ? Mais merde ! Qu’est ce que c’est que cette histoire ?  Laissez-moi sortir ! Je veux crever en paix ! Reposer, enfin… Je n’ai  pas assez trimé toute ma vie ? Faut que je recommence ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, Alexandre Barthélémy Androus, je déclare aujourd’hui solennellement  que la mort, c’est une véritable supercherie. On vous parle de repos  éternel, mensonges. Là, j’ai juste l’impression qu’on s’est bien foutu  de ma tronche. Nan parce que bon… J’étais enfermé, je le suis de  nouveau… et je vous assure que je suis encore moins à l’aise que dans  mon cercueil. Tête en bas, c’est du n’importe quoi. Mais laissez-moi  sortir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coups de pieds, la paroi s’étire, se tend, mais ne cède pas. Je veux  sortir d’ici ! Et ce bruit ! Il répond à mon propre stress. Chaque fois  que je me débats, il est plus fort, pulsations jumelles de mon cœur.  C’est qu’il bat vite, mon cœur. Ça m’inquiète d’ailleurs. Je ne serais  pas en train de faire une crise de tachycardie ? On m’enserre la tête  dans un étau, oppressé de partout, le corps tendu. On me relâche, enfin.  Les bruits se font plus sourds, le sang bat dans mes tempes. J’ai peur.  Ça me serre de partout, encore une fois. Relâchement. Et ce, plusieurs  fois. Est-ce que je vais enfin pouvoir me reposer tranquille ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une lueur, finalement. Au bout d’un tunnel. Que la lumière fait mal ! Ma  tête est libérée, enfin. Mon corps la rejoint bientôt, on me dépose sur  un ventre chaud. Avant que je n’esquisse le moindre geste, un index  translucide vient se poser, là, juste sous mon nez, creusant une  gouttière. Moi. Moi qui n’ai pas encore de nom, aujourd’hui, entre chien  et loup, je viens de naitre. Le ventre se tend à nouveau alors que je  tente de happer ce sein qui se présente à moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La délivrance.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-5224074471150104150?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/5224074471150104150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=5224074471150104150' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/5224074471150104150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/5224074471150104150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/07/requiescat-in-pace.html' title='Requiescat in Pace.'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-962602709043956986</id><published>2010-06-16T12:28:00.000+02:00</published><updated>2010-10-10T12:56:05.434+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Toutes des…</title><content type='html'>&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Toi !&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- Moi ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Oui, toi… Toi !&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- Qu’est ce que j’ai, moi ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Tu ne me reconnais pas ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- Non… Enfin, je ne crois pas. Je devrais ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Quelques années de moins, le cheveu brun à l’époque…&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- &lt;i&gt;Ça doit faire un bail en effet…&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Que dis-tu ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- Rien, rien… Et c’est quoi ton p’tit nom ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Angélique…&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- L’ange de la nique !&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Elle-même !&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- Tu as… changé… Enfin, disons que je ne t’aurais pas reconnue… Pas que t’es vilaine… Enfin, je te trouve même mieux qu’avant…&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Tu t’enfonces…&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- &lt;i&gt;Si seulement !&lt;/i&gt; T’es toujours aussi douée ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- J’ai attendu que t’appelles…&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- Ben c’est que j’avais pas mal de choses à faire, le mariage… tu vois quoi…&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Oui, je vois… Enfin, je ne voyais pas grand-chose avec le sac sur la tête…&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- Ça t’allait bien il faut dire.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Et tu trouves ça drôle !&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- Je crois qu’aujourd’hui, t’aurais plus besoin de sac… Il y a des choses qui se bonifient en se vieillissant… T’es toujours aussi douée ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- On dirait la veille de ton mariage, ce regard… Tiens, ce n’est pas ta femme qui arrive là ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- Monique ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Ouep, Mononique comme tu disais…  Celle qui restait sans bouger… &lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- Arrête… tais toi là, tu ne peux pas dire ça comme ça… C’est ma femme quand même…&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Tu te rappelles qu’on s’était filmés ? Et même tout ton discours sur elle…&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- Pourquoi tu lui fais signe ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Ben parce que c’est elle que j’attendais…&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- Ma femme ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Ouiii ! Ta femme, Monique… D’ailleurs, tu ne sais pas ce que tu perds à préférer aller voir ailleurs…&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- De… Je crains de ne pas comprendre… Ou plutôt, je crains de trop comprendre…&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Ça y est ? La sauce est montée au cerveau ? C’est redescendu, en bas ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- Tu… tu as parlé à Monique ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Si je n’avais fait que parler… La voilà ! Salut ma chérie !&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fce5cd;"&gt;- Bonjour ma chérie.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- …&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Ben alors Blaise ? Le dieu de la baise a perdu sa langue ? Je crois que ton petit mari est perdu  là…&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fce5cd;"&gt;- Mon Ange… Soit il s’imagine qu’on va lui offrir un truc à trois… Soit il se demande comment se sortir de ce mauvais pas…&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Tu vois Blaise, il y a des choses qui se bonifient avec le temps, toi, c’est pas vraiment le cas… J’imagine que tu la trouves épanouie, ma Monique… Normal… Je t’ai pas dit ? Après avoir accouché de ton môme… Ah, mince, je ne te l’avais pas dit ça… Et bien, j’ai décidé que plus jamais un homme ne me toucherait…&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- …&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fce5cd;"&gt;- Doucement mon Ange, il faut qu’il assimile…&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Donc… D’abord, j’ai rencontré Thérèse… Oui, ta secrétaire… Un beau brin de fille… Et tu l’as virée parce qu’elle t’avait repoussé ! Pauvre chou… Chaque fois que tu t’approchais d’une fille… Elle était passée par mon lit auparavant… A croire que je suis toujours aussi douée…&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fce5cd;"&gt;- Ah ça, oui, tu l’es !&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- Tu tu tu tu… Tu t’es faite ma femme ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Je je je… Hmmm… Oui… Et je compte bien continuer… J’ai trouvé chaussure à mon pied… Si tu savais ce qu’elle est capable de faire… Mais tu préfères voir ailleurs ! Quel dommage…&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fce5cd;"&gt;- Faut dire qu’il n’a jamais su me donner de plaisir… Même le voiturier était plus doué !&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- Le… Le voiturier ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Dis, Monique, tu crois qu’il va tout répéter encore longtemps ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fce5cd;"&gt;- Voyons Ange, tu sais bien que la sève a toujours mis du temps à monter… Alors d’ici qu’il comprenne quelque chose… On y va ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Oui, allons-y… Au revoir Blaise ! Un plaisir que de te revoir ! Allez, on se fait la bise !&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fce5cd;"&gt;- A ce soir mon petit mari, bisou ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- …&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #ead1dc;"&gt;- Bye bye !&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3;"&gt;- &lt;i&gt;Même pas elles m’invitent ! Quelles salopes !&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-962602709043956986?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/962602709043956986/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=962602709043956986' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/962602709043956986'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/962602709043956986'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/06/toutes-des.html' title='Toutes des…'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-295512845809848868</id><published>2010-06-07T10:07:00.003+02:00</published><updated>2010-11-17T17:16:49.343+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Défrichage</title><content type='html'>&lt;div style="color: #fff2cc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMdPLNtOBuI/AAAAAAAAAEM/y2IRNI9lhR4/s1600/6213_1187065964223_1455522541_478736_5018974_n.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMdPLNtOBuI/AAAAAAAAAEM/y2IRNI9lhR4/s320/6213_1187065964223_1455522541_478736_5018974_n.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f4cccc;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f4cccc;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Mon papy à moi, il est jardinier. C’est un jardinier qui fait de la magique. D’abord, il a fait que des choux. C’est pour ça que mon papa il a que des frères à lui. Parce que les filles, ça nait pas dedans les choux. Moi maman elle m’a dit qu’on choisit pas qu’est ce qu’on aura comme bébé, c’est pour ça que je dis que papy il est magicien du jardin de la vie. Vu que lui il a tout choisi avec ses choux. Maman elle m’a parlé de la petite graine qu’on met dedans le ventre tout ça… Mais je crois papy, moi. J’aime bien le chou même si ça me fait péter. J’aime bien péter, même si c’est pas poli, c’est rigolo.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Mon papa il me raconte que mon papy il a fait la guerre. Celle qu’était contre les allemands, qu’était après celle qu’était la dernière des der. Mon papy il a pas tapé les bouches. Il était avec, même que c’est un fait chaud. J’ai pas tout compris, mais papa il avait l’air de dire que c’était pas très bien. Les bouches, c’est les allemands. Ceux qu’étaient méchants et qui faisaient brûler des gens après les avoir lavés dedans les douches. Comme ça, ils sentaient pas mauvais quand ils brûlaient. Il raconte plein de trucs comme ça pas très gentils sur papy.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Mais mon papy, il est gentil, même qu’il me donne toujours des sous quand il vient nous voir, je préfére des bisous, mais papy, il donne des sous. Le petit billet plié dedans la main quand je viens dire au revoir. Je préfère mamy… Elle me donne des sourires, des bisous. Elle parle beaucoup, mais jamais d’elle. Papy quand il vient, maman elle part. Comme ça il peut dire du mal d’elle sans qu’elle entende. J’aime pas ça, mais je dis rien. Parce que sinon papa et papy ils se fâchent. Et j’aime pas, après papa il dit qu’il fait chaud même quand il neige. J’aime pas quand il dit des trucs et qu’il crie, mon papa.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Mon papy, ça fait longtemps que je l’ai pas vu. Il est toujours jardinier et il fait toujours chaud chez lui. Mamy je lui envoie une carte à noël pour les vieux de l’année qu’est nouvelle. Je dis ce que je fais à l’école et que j’ai mis les sous sur mon compte de l’épagneul pour quand je serai grande. Mon papy, il s’est mis aux roses maintenant. Il en a six dedans son jardin. Pas du plus, pas du moins. Six roses. J’aimerais bien les cueillir mais papa il m’emmène pas. Pis il parait que mamy elle est trop vieille pour avoir des filles, alors je comprends pas pourquoi il les a plantées.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Elles ont l’air importantes ces roses pourtant, parce que papa il en parle beaucoup. Parait qu’elles font de l’eau dans le ventre de papy, je me dis que c’est bien pour qu’il les arrose. Surtout s’il fait chaud. Tonton a appelé papa. Papy il est à l’hôpital, ils vont lui ouvrir le ventre avec une scie. Toute rose. Je serai docteur moi, plus tard, parce que avec ma scie, rose, je soignerai les gens. Papy il est mort en fait. Il aimait pas vraiment les roses. Elles se sont flétries avec lui. Mamy elle dit qu’il lui en aura fait bavé quand il était là. Mais je me rappelle pas qu’elle avait de la bave.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Quand on est mort, c’est pour la vie ? Parce que même si papy c’était un mal colo, qu’il buvait trop et qu’il pouvait pas arroser les roses avec son eau qui voulait pas sortir, même s’il faisait toujours chaud quand il parlait de Paul et de ses tics, ben, moi, je l’aimais bien mon papy.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #f4cccc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il me manque déjà.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-295512845809848868?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/295512845809848868/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=295512845809848868' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/295512845809848868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/295512845809848868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/06/defrichage.html' title='Défrichage'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMdPLNtOBuI/AAAAAAAAAEM/y2IRNI9lhR4/s72-c/6213_1187065964223_1455522541_478736_5018974_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-1151627054010089246</id><published>2010-05-29T22:26:00.003+02:00</published><updated>2010-09-30T14:12:19.482+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><title type='text'>Tabard</title><content type='html'>&lt;div style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Elle portait son tabard, jour et nuit. On la regardait de travers. Le vêtement ne ressemblait plus à grand-chose, cela faisait si longtemps. Elle se souvenait du jour de son départ, de la nuit qui l’avait précédé surtout. Ils s’étaient aimés, furieusement, fabuleusement. Comme si cette étreinte serait la dernière. Et elle le fut. Il partit au matin, la laissant rêveuse, éreintée. Elle enfila une robe légère, elle n’aurait raté son départ pour rien au monde. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Qu’il était beau dans son armure, le faucre neuf, fabriqué pour l’occasion, reflétait le soleil matinal. Le tabard blanc immaculé, aux armes de son seigneur. Elle débordait de fierté pour cet homme qui était le sien. De peur aussi. Mais elle ne le lui disait pas. Elle voulait qu’il garde d’elle l’image de la femme forte qu’elle était censée être. Elle lui sourit, se hissa sur sa monture pour un énième baiser, faisant fi des regards qu’on leur portait. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Puis, quand il s’était éloigné, elle s’en était retournée chez elle, chez eux, souhaitant que le logis soit sien à son retour. Elle le refit à son goût à lui, avec ses moyens modérés. Au fil des jours, nul courrier ne lui parvint, elle ne s’en inquiétait pas. Elle se doutait bien qu’il était fort occupé et que, comme il disait si bien, « la faiblesse est l’apanage des traitres ! ». Elle était sa faiblesse. Elle le savait vu qu’il le lui avait souvent répété. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Faible, elle l’était. Depuis quelques temps les latrines voyaient plus son visage que son séant. Elle savait ce que cela signifiait. Il allait avoir un enfant. Elle était heureuse. Certains étaient de retour, bientôt il serait là, elle lui apprendrait la nouvelle. Ils vivraient heureux, auraient beaucoup d’enfants… Elle se fourvoyait. Le ratier qui l’avait accompagné au combat revint un matin. Ivre de bonheur, elle sortit, prête à accueillir son chevalier. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Elle ne le vit pas. Dans la troupe qui arrivait, elle reconnut un ami à lui, s’approcha, les yeux l’implorant de lui apporter nouvelles. Sans un mot, il descendit de cheval, alla jusqu’à ses fontes et en sortit un tabard. Son tabard. Une déchirure au flanc suffit à lui faire comprendre ce qu’il s’était passé. Prenant le vêtement qu’on lui tendait, elle retourna s’enfermer chez eux. Chez elle. Là, elle s’autorisa de s’effondrer. Elle resta prostrée plusieurs jours. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #fce5cd; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Jour et nuit elle portait son tabard. Jour et nuit. Et, si les regards convergeaient vers elle, c’est surtout que son ventre devenait proéminent. Fille mère, catin, bâtard. Là était son avenir. Elle s’en fichait. Le petit qui bientôt allait quitter son sein était sa vie. Son deuil était fait, le tabard, elle allait le laver, le repriser, et si, par bonheur elle attendait un garçon, plus tard, il pourrait montrer qu’un bâtard pouvait tout aussi bien porter le tabard.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-1151627054010089246?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/1151627054010089246/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=1151627054010089246' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/1151627054010089246'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/1151627054010089246'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/05/tabard.html' title='Tabard'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-1372638741221239816</id><published>2010-05-26T12:25:00.004+02:00</published><updated>2011-05-31T10:53:36.151+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Demain, j'arrête.</title><content type='html'>&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMdOZaFCyvI/AAAAAAAAAEI/wrIvMAcfBBA/s1600/13464_1474812557708_1455522541_1176390_890964_n.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMdOZaFCyvI/AAAAAAAAAEI/wrIvMAcfBBA/s320/13464_1474812557708_1455522541_1176390_890964_n.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Et pourtant je le savais que c’était mauvais. Hier, je disais que demain... Demain. Demain, c’est aujourd’hui. Ça craint. Réveil agréable, un rayon de soleil sur la joue, un sourire, je l’observe, elle dort encore. Ma main sur sa joue, légère. Je me lève, m’allume un clope, me fais couler un petit noir. J’aime ces réveils où je la parcours du regard. Sa peau à peine couverte m’offre le souvenir de la nuit précédente, de toutes les nuits précédentes. Promesse de celles à venir.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;J’aime.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Sa petite robe verte, légère, git dans une posture éloquente, froissée, au sol. Ma chemise à ses côtés, tachée de rouge, au col. Son rouge, ses&amp;nbsp; lèvres qui se sont frottées au tissu de l’habit arraché. Des années après notre rencontre le feu est toujours aussi fort. La même envie, le même lien qui nous unit. Un sourire, encore. Cette vie a trouvé sa valeur en ces hanches bien pleines, cette bouche rouge, quand bien même il est faussé par quelques artifices. Une main aux doigts fins qui se lie à la mienne lorsque nous dansons une sarabande endiablée, le plaisir est il vraiment signe du malin ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Silencieuse sérénade.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Café avalé, nouvelle chemise enfilée, je l’observe encore un instant, nouveau mégot à la bouche. L’heure des croissants. Bientôt elle va s’étirer dans l’odeur du petit serré et de mon tabac froid, elle pestera, sans doute, sur ma manie qui aura ma peau avant qu’elle ne s’en lasse, de la fumée qui s’échappera encore du cendrier. Oui, un jour j’apprendrai à éteindre correctement mes mégots.&amp;nbsp; Et quand je reviendrai, croissants chauds à la main, tout juste sortie de sa douche, elle se lovera, humide, contre moi et je la dévorerai avant de me sustenter.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Gargouillis de l’estomac enfin réveillé.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;J’ai bien tenté l’amour et l’eau fraiche, mais, après l’amour, me faut mon clope, si possible un café… et, comble du plaisir, à bouffer ! La boulangère, en habituée de mes habitudes, ne pose pas de question, son bonjour reste muet, elle sourit, me tend mes viennoiseries du matin, note - je viendrai régler plus tard - et incline la tête en guise d’au revoir. Accord tacite, respect de mes rituels. Le commerce de proximité, ça se perd, ma bonne dame ! Penses-tu !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Musique lancinante.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Le rouge s’impose à mon regard, le rouge du véhicule qui se tient devant ma porte, rouge, rouge ! La musique a cessé, plus de sirène pour m’emplir les esgourdes d’un air que je n’aurais jamais voulu entendre de si près. Du dernier étage, là, où sans doute elle prend sa douche, s’échappent quelques artifices. Le feu qui nous lie sans doute. Cette flamme si forte, elle me trompe ? L’odeur âcre envahit la rue, emplit ma bouche puis mes poumons, on tente de me faire reculer, je ne bouge pas. Je ne peux imaginer que les paroles prononcées derrière le casque sont réelles, elle est dans sa douche, elle va venir se coller à moi, je vais l’aimer, encore, toujours… et elle pestera contre mon mégot.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Mégot mal éteint.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Peut être est elle encore en vie ? Robe verte, appel d’air et vol au vent. Un morceau de coton froissé, noirci, vert. Ce n’est pas possible, pas possible. Je ferme les yeux, oublie, je dors encore, elle est contre moi, je vais me réveiller, prendre un petit noir et pas de clope. Je lui avais dit pourtant, je le lui avais dit, promis. J’ai menti.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #cfe2f3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;« Demain, j’arrête. »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-1372638741221239816?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/1372638741221239816/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=1372638741221239816' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/1372638741221239816'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/1372638741221239816'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/05/demain-jarrete.html' title='Demain, j&apos;arrête.'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMdOZaFCyvI/AAAAAAAAAEI/wrIvMAcfBBA/s72-c/13464_1474812557708_1455522541_1176390_890964_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-6428763755629773637</id><published>2010-02-22T20:22:00.003+01:00</published><updated>2010-09-30T14:10:37.735+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Respire</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Ça est entré dans ma vie comme un cheveu sur la soupe. Ça me donne des envies bizarres. De fraises. Ça n’en donne pas qu’à moi, des envies, envie de moi, qu’elle dit, envie de vomir, aussi. Envie de manger du chocolat, du jambon, des fruits, mais lavés, hein ! Envie de tout et n’importe quoi à n’importe quel moment. Tout a commencé par une envie. J’ai acquiescé sans savoir à quoi, j’étais occupé. Et Ça a pris. Sa place.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Bientôt Ça aura des bras, des jambes, Ça bougera un peu partout, et, si on ne surveille pas Ça correctement, Ça jouera les oryctéropes ou se tapera des limaces, au choix. Bon appétit. Ça est rempli de possibilités. Ça pourra évoluer différemment selon notre façon de faire. Myriade de futurs à voir. Une mauvaise taloche, une réflexion mal placée et Ça se braquera. Trop de caresses et Ça sera un pourri gâté.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Ça, ce truc là, ce machin qui va changer mon avenir.&amp;nbsp; Ça change déjà mon présent. Je me retrouve avec une femme valétudinaire, ayant droit chaque matin à ma bassine. Les joies de… Des nèfles oui ! Et une bassine, une ! Maintenant, tu veux ton p’tit dej’ ? Oui, au lit, je sais. Parce que t’as les intestins tellement compressés qu’une résection des tuyaux ne serait pas de trop pour que ça (pas Ça), trouve le chemin de la sortie.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Trop tôt pour Ça, encore. Heureusement. Je suis loin d’être prêt. Première séance d’haptonomie. Un truc barbare qui consiste à poser mes mains sur le ventre de la mère de Ça. Son ventre, je l’adore, il est superbe. Enfin, il l’était. Plat, doux. Et depuis peu, l’est rond. Et Ça en a fait son antre. Le fourbe ! Je le crée et il vient déformer ce ventre si magnifique ! Il ne faut pas oublier que sans moi, Ça, ne serait pas là. Et si ce n’était pas grâce à moi qu’il était là ? Oui, chérie, l’haptonomie. Haptonomons donc, haptonomons.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;J’ai posé mes mains sur ce ventre difforme. Deux mois que je ne le touche plus. Ce n’est pas ma femme, cette machine à vomir qui prend du ventre et ne va pas tarder à s’empâter. Pourquoi je l’ai écoutée aussi ? Je veux un bébé, qu’elle a dit. Tout ce que tu veux ma chérie, j’ai répondu, je n’avais pas vraiment entendu. J’avoue. Et la voilà qui arrête la pilule. On ne pouvait pas choper ça dans un magasin ? Du genre un qui ne rend pas malade, qu’on loue quand on veut, un qui déforme pas le bide, un qui… Baby-sitter, tu ne veux pas faire du gardiennage d’enfants ma chérie ?&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Merde. Ça a bougé. Juste là, sous ma main. Autour de moi, les autres tarés qui attendent avec impatience le moindre mouvement sursautent à mon propre sursaut. La bonne femme, sage, il parait, vient me voir avec un sourire plus qu’encourageant. Sous ses yeux, je repose ma main. Ma femme me parle, je n’entends rien. Ça bouge. Ça est vivant. Ça me reconnait. Ça sait que je flippe à mort. Ça veut me montrer qu’il existe.&lt;/span&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;br style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="color: #ead1dc; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Ça est un bébé. Qui donne des coups de pieds. De coude ou de je ne sais quoi. Ça est déjà sur des clichés, mais, là, sous ma main, Ça bouge. Et… là, Ça fait le dos rond. Pourquoi je chiale, chérie ? Mais tu ne comprends pas, bordel ! J’vais être papa, chérie. Papa.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-6428763755629773637?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/6428763755629773637/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=6428763755629773637' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/6428763755629773637'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/6428763755629773637'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/02/respire.html' title='Respire'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-408082821685162004</id><published>2010-02-15T15:14:00.003+01:00</published><updated>2010-10-29T23:33:08.902+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Plutôt</title><content type='html'>&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMs9jd04p5I/AAAAAAAAAIw/U8qPWDOgbzo/s1600/68475_1600533220646_1455522541_1482026_2462748_n.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMs9jd04p5I/AAAAAAAAAIw/U8qPWDOgbzo/s320/68475_1600533220646_1455522541_1482026_2462748_n.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ce matin, en la regardant bien, il la trouvait plutôt belle. La veille, c’était magnifique qu’il la découvrait. Brin par brin, déficelant son paquet comme un délice qu’il savourait. Il voulait profiter de l’opération, prenant son temps, tel un moineau, picorant. Miette après miette. Doucement. Il était resté longtemps intimidé par elle, très. Très intimidé et très longtemps. Un jour, enfin, elle avait montré qu’elle éprouvait quelque sympathie à son égard. Un peu, beaucoup, passionnément. Il s’était jeté à corps perdu dans leur relation. Fou d’elle, fou.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Avant, elle ne le voyait pas, parlait avec lui comme avec n’importe quel interlocuteur. Un client, un collègue parmi tant d’autres. Une légère lueur d’intérêt dans le regard quand il lui avait présenté le dernier brevet validé. Invention intéressante. L’invention, pas lui. Et puis elle avait ouvert les yeux. L’avait regardé, avait ouvert une brèche. Lui, se sentant enfin en confiance, s’y était engouffré. Elle l’avait laissé faire, l’agrandissant même, y prenant plaisir. Elle savait qu’elle risquait d’y laisser des plumes, que la brèche serait sans doute synonyme de plaie, béante. Elle ferait comme à son habitude, s’envelopperait d’un manteau d’indifférence, et, aiguille à la main, se recoudrait. À vif.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Dans ce bureau qui était sien, son amant nouveau la déshabillait ce soir, lentement. Elle aimait ça. Cette prise de temps. Cette douceur exacerbant ses sens. Elle luttait, contre elle-même, croqueuse, pour ne pas prendre les choses en mains. Se jeter sur lui, bestiale, lui arracher les quelques couches de tissus qui les séparaient encore. Lascive, elle s’offrait, cadeau. Cadeau. Il avait fini par la dénuder entièrement. Et en avait profité. Ils en avaient profité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Au point de s’être endormis, las. Sur le sofa. Nus, enlacés. La cloche de saint Martin l’avait réveillé. Pas elle. Le sourire de l’amour encore sur les lèvres. Décidément, il la trouvait plutôt belle. Le mystère et la distance, l’indifférence qui l’avaient tant attiré en elle… Tout ceci disparu, il la trouvait juste, plutôt, belle. Des formes pleines, un visage régulier, un corps tel que nombre de femmes l’auraient jalousé. Mais la magie n’était plus là. Il l’avait voulue, il en avait trempé ses draps, en avait sué d’envie, par tous les pores de son être, il l’avait disséquée, chacun de ses gestes, des sons émis de sa bouche, bouche qu’il adulait…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Et il avait découvert une femme. Belle, plutôt. Mais une femme. Rien que ça. Rien de plus. Sa déesse inapprochable, son désir inassouvi, ce n’était qu’un être de chair et de sang. Il avait pris son pied, cette nuit. Vraiment. Il la recouvrit du plaid qui avait chu à terre, enfila ses vêtements à lui, laissant là la robe de laine qu’il avait détricotée patiemment, la veille. Sur le bureau, il écrivit une lettre, formelle. Entre quelques phrases banales, la date et sa signature, une simple ligne.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Veuillez accepter ma démission.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #d0e0e3; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Sa patronne intouchable, touchée, dormait d’un sommeil lourd. Une femme plutôt belle, dans un bureau plutôt classe, qui avait couché avec un employé plutôt banal. Elle dormait. Elle avait pris un pied plutôt inhabituel cette nuit, rêvait aux suivantes. Celles qui n’auraient pas lieu. Dehors, une silhouette aux épaules basses s’éloignait d’un pas pressé. Déçu.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-408082821685162004?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/408082821685162004/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=408082821685162004' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/408082821685162004'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/408082821685162004'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/02/plutot.html' title='Plutôt'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMs9jd04p5I/AAAAAAAAAIw/U8qPWDOgbzo/s72-c/68475_1600533220646_1455522541_1482026_2462748_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-5150836823919350454</id><published>2010-02-01T10:16:00.002+01:00</published><updated>2010-09-30T14:10:37.735+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Une main tendue</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #99ffff; font-size: 100%;"&gt;Une main que je saisis, qui m’entraine dans un ailleurs où les mots n’ont pas cours. Un ailleurs au goût… au goût de miel. Douceur à mes lèvres que ce souffle qui les parcourt, glissant sur ma joue pour découvrir, au creux de mon cou, ma peau. Frisson.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #99ffff; font-family: lucida grande; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Ces lèvres qui sans même laisser échapper un son me clament ton… envie. Soupir. Et la mienne alors ? Dois-je la taire ? Nenni, je ne vais pas me gêner, je m’en viens te murmurer la chanson du vent à l’oreille, longuement, et je craque.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt; &lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Gourmande, une dent mienne s’en vient tâter la résistance de ton lobe, poursuivie bientôt par un triangle rose. Curieuse,  mutine, ma langue se sauve, ma bouche entière s’écarte laissant un courant d’air venir te caresser l’épiderme.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt; &lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Lors même que je t’abandonne, tu reviens à la charge, tes mains, brûlantes, me découvrent, contant les vallées, les monts, contant les collines, n’en perdant pas une once. Chaque grain de ma peau, défaut de la texture, craquelure du terrain m’est rappelée. Sans honte.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt; &lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Un sourire béat s’attarde sur mes lèvres, soudain, ta voix s’élève. Tu prononces ces quelques mots et moi, moi je ne sais que mordre cette lippe dans ce geste que tu apprécies tant. Je me défais alors des quelques rares tissus qui me couvraient encore… Et je m’offre.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt; &lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Là, c’est moi que j’abandonne, totalement.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt; &lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; A toi.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt; &lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Foin des menhirs !&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt; &lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Rude réveil au moment fatidique. Je pose des yeux fatigués sur le lieu où je me trouve. Tu n’y es pas. Encore une fois mes draps froissés ne t’ont pas compris dans la danse. Sarabande menée seule. Morphée a été cruel.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt; &lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; M’amener à toi pour, lors même qu’enfin j’allais te découvrir, me retirer de tes bras.  Je ne suis pas masochiste ! Frustrée, par contre… Pourtant, alors que je replonge dans le puits du sommeil, je souris. Béatement.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt; &lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Une fois encore le dieu des songes me mène à toi. Sages, main dans la main. Yeux dans les yeux. Cliché. M’en fous, suis bien, heureuse. Bienheureuse. Un téléphone sonne, venant interrompre ce moment. Je le maudis avant d’encore ouvrir les yeux.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt; &lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Il sonne, en vrai. Une envie de le lancer à travers la pièce me prend pour qu’il se taise et que je te rejoigne à nouveau. Pourtant, d’instinct, je regarde qui appelle.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt; &lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; C’est toi.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt; &lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Le sourire revient.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt; &lt;br style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Allo ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-5150836823919350454?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/5150836823919350454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=5150836823919350454' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/5150836823919350454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/5150836823919350454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/02/une-main-tendue.html' title='Une main tendue'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-1729548819877352521</id><published>2010-01-17T18:19:00.002+01:00</published><updated>2010-09-30T14:10:37.736+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Changement de Cap</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Il la contemple, lui sourit. Souvent, il lui parle, aussi, lui raconte sa journée en lui tenant la main. Oh, il la lève à peine du lit où elle repose, cette main, pour ne pas la faire souffrir. Un jour, il a voulu la poser sur son ventre, parce qu’il gargouillait, se disant que ça la soulagerait, mais il a arrêté, un craquement avorté dans son épaule l’a stoppé net. Dans une tendre caresse, il l’a reposée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Chaque matin, il la peigne, longuement, amoureusement. Ses si beaux cheveux noirs. Il les lui natte, deux nattes, une de chaque côté, chacune masquant une oreille. Pour ne pas qu’elle souffre, un chignon ferait conflit avec l’oreiller, qu’il tape, d’ailleurs, matin, midi et soir. Les couvertures sont au carré, les draps lissés. Avec soin. Elle s’en fout.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Elle perd ses cheveux, plus il la brosse, plus elle en perd. Ses ongles poussent irrémédiablement, il a bien pensé à soigner ceux de ses mains, mais ses orteils accrochent le drap, elle en a horriblement conscience. Ça crisse, lui laissant une sensation désagréable dans les dents. Mais elle ne dit rien, elle joue l’indifférente.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Son teint, pauvre de soleil, est blafard, les rideaux sont tirés pour que ses yeux ne fatiguent pas trop. Autour du lit, au sol, des monceaux de bombes insecticides vides. Quand il vient, ça s’entend. Et le voilà qui repart à raconter sa journée. Si elle pouvait, elle soupirerait. Mais elle la ferme, ou plutôt, c’est un morceau de gros scotch qui la maintient close, sa mâchoire. Du scotch, la classe.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Elle a envie de l’attraper par le col, de le secouer comme un prunier et de lui hurler qu’il est temps qu’il la laisse partir, qu’il doit ouvrir cette fenêtre, laisser entrer les mouches, les vers, les asticots et autres bestioles affamées. Qu’il doit la laisser fuir ce corps, ce corps… Merde, elle est clamsée quoi, elle n’est plus là, ou plutôt elle aimerait bien, ne plus y être. Pitoyable !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Elle voudrait le consoler, lui expliquer pourquoi son cœur a lâché et pourquoi, lui, doit laisser le sien se lâcher. Aller de l’avant, tourner à droite après le cimetière et ne pas se retourner, un baluchon et toute une existence à venir. Elle n’est plus là. Il ne sait pas, lui, qu’elle y est. Il ne faut pas qu’il le sache d’ailleurs, que l’âme attend qu’il accepte. Surtout pas.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Mû par une force soudaine, il ouvre les rideaux, la fenêtre même, en grand. Il éteint la climatisation, débranche les quelques tue-insectes disséminés dans la maison. Il s’approche d’elle, lui caresse la joue et dans le même temps, ôte le ruban adhésif. Sa bouche s’ouvre en un étrange rictus. Même ainsi, il l’aime. Il aimerait l’embrasser mais un ver blanc, un survivant, se glisse sur une lèvre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Il prend son sac et s’éloigne, pas de sépulture, il n’en a pas la force. Près de la porte, il se retourne vers son passé, ce passé qu’il abandonne. Un rayon de soleil sur les yeux fixant à jamais les fleurs du mur leur redonne un semblant de vie qu’ils n’auront plus. L’homme frissonne. Un courant d’air à son oreille lui a rappelé sa voix. Quand elle lui disait Merci, après l’amour.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Des larmes coulent sur son visage parcheminé. Il se détourne enfin, avec, l’impression fugace de l’avoir vue sourire. Il avance. Il part. Direction la vie. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-1729548819877352521?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/1729548819877352521/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=1729548819877352521' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/1729548819877352521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/1729548819877352521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2010/01/changement-de-cap.html' title='Changement de Cap'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-6301283593779316582</id><published>2009-12-07T10:55:00.000+01:00</published><updated>2010-09-30T14:10:37.736+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Sages, adultes, responsables.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande; color: rgb(255, 255, 204);"&gt;Le passage du train à grande vitesse la plongea dans une kyrielle de pensées en tous genres. C’était une mauvaise idée, elle le savait depuis le début. Elle n’aurait jamais dû se prêter au jeu ainsi, s’offrir petit à petit, un jeu… rien qu’un jeu. Elle l’avait laissé la découvrir, peu à peu, bout à bout, mot à mot. Elle lui avait conté ses maux, jour après jour, et lui, les mots, il connaissait. Il en usait beaucoup, s’y étant lui-même piégé, maintes fois. Lui aussi confiait, ou plutôt lui confiait ses délires, ils partageaient ainsi, riant beaucoup, souriant tout le temps. Niaisement. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande; color: rgb(255, 255, 204);"&gt;Rapprochement en bonne et due forme. Amitié, simplement, il se moquait avec elle des femmes tombant dans ses filets. Elle n’y tomberait pas, elle, elle ne se ferait pas avoir comme elles, surtout qu’ils en parlaient tellement ouvertement. Ouverture, trop ouverte, plus de couverture. Inexorablement, ils s’étaient rapprochés, plus encore, trop. Ils étaient grands, adultes, responsables, ils en resteraient au virtuel, ne se verraient pas. Et pourtant. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande; color: rgb(255, 255, 204);"&gt;Voiture après voiture, les visages défilaient devant ses yeux. D’ici quelques minutes, à la gare un peu plus loin, elle monterait dans un train qui le mènerait à lui. A l’étreinte de ses bras à travers un écran, aux baisers de sa bouche uniquement décrits. Elle était oppressée, habitée par un trouble imbécile. Débile, satané pouvoir des mots. Irait-elle ? Parcourrait-elle les derniers mètres ? Elle prendrait sa valise, là, posée à ses pieds, avancerait, doucement, traversant la voie ferrée. Elle paierait son billet, écouterait l’annonce de l’arrivée du véhicule, monterait. Elle s’assiérait côté fenêtre, pour rêver encore en attendant d’arriver. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande; color: rgb(255, 255, 204);"&gt;Oui, elle le ferait. Juste pour une fois, rien qu’une fois. Sinon, pourquoi lui aurait il donné ses coordonnées si ce n’était pour qu’elle vienne ? Elle ne croiserait pas sa femme, son mari n’en saurait rien. Ou alors elle rentrera chez elle, sagement, reprendra sa vie habituelle, de toutes façons, même si elle s’y rendait, elle savait le retour, elle savait l’envie de rester impossible. Elle n’ignorait pas l’au revoir au goût d’adieu… Elle était amoureuse, bordel ! Elle le serait encore ensuite. Des deux. Mais culpabilisée, surtout. Alors… &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande; color: rgb(255, 255, 204);"&gt;Elle s’était décidée, valisette en main, elle allait refaire ce chemin, de la maison à la gare, la gare à la maison. Elle remettrait à leur place ces quelques habits pris à la hâte, l’air de rien. Reprendrait, aussi, sa place à elle, au foyer, épanouie, heureuse. Sa place devant cet objet porteur de leurs mots, ne lui dirait pas l’envie envahissante d’aller le voir, celle à laquelle elle avait failli céder. Non, ils seraient sages, adultes et responsables. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande; color: rgb(255, 255, 204);"&gt;La barrière du passage à niveau se relèverait, on pourrait la voir descendre la rue par laquelle elle était venue, valise à la main, le pas léger, sûre d’elle. Dans un dernier vestige d’air soulevé par le train s’envolerait une note en papier bleu, pliée en quatre. On l’attraperait et pourrait y lire une adresse, un numéro de téléphone. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande; color: rgb(255, 255, 204);"&gt;Sages, adultes, responsables.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-6301283593779316582?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/6301283593779316582/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=6301283593779316582' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/6301283593779316582'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/6301283593779316582'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2009/12/sages-adultes-responsables.html' title='Sages, adultes, responsables.'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-3142863534465871173</id><published>2009-12-04T09:37:00.005+01:00</published><updated>2010-09-30T14:12:19.482+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><title type='text'>Petits défis du Chat</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: lucida grande;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le principe est simple, une phrase d'amorce, 15 minutes et 1500 signes maximum, espaces comprises.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold; color: rgb(153, 255, 153);" href="http://avosplumes.xooit.com/t3505-Petite-peur-d-affronter-le-noir.htm"&gt;Petite peur d'affronter le noir&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);" class="postbody"&gt;Petite peur d'affronter le noir, petite, petite, qui a dit petite ? Angoissée, horrifiée, tétanisée, rien, incapable de rien. Allez, avance ! C’est vide, il n’y a personne ! Arrête ton délire et avance ! T’es ridicule ma grande, c’est fini l’âge de la peur du monstre planqué sous le lit… Et puis, là, il n’y a pas de lit… Au pire, tu vas me trouver, moi, tel une ombre, te frôlant, te susurrant quelques mots, écoute… Mais ? Tu trembles ? Allez... avance...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);" class="postbody"&gt;Encore un peu, laisse-toi entourer, te perdre en cette sombre pièce. Ne sursaute pas, ce n’est que moi qui ferme la porte. Voilà. On n’est pas bien, là, comme ça, tous les deux ? Je ne te vois pas non plus, je te devine, je te connais par cœur, nulle lumière ne pourrait surpasser la certitude de mes doigts. Ils te savent, t’ont goutée, tellement de fois…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);" class="postbody"&gt;Mais je n’ai plus de doigts, je n’ai plus de corps, plus de bras pour t’étreindre, et c’est ce que tu crains. Avoue. Avoue que ce dont tu as peur, c’est que je sois venu te chercher. Tu peux recommencer à respirer… Je suis juste venu t’aimer une fois encore, dans cette encre, j’ignore mon inexistence, il me semble te ressentir, là, te percevoir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);" class="postbody"&gt;Pleure… Si je pouvais, je viendrais cueillir ces larmes. Tu sens ce souffle sur ta nuque ? C’est celui de quelqu’un que j’ai choisi pour t’aimer à ma place. Imagine que c’est moi. Tais-toi. Sens cette langue qui goûte au sel de tes yeux, dis toi qu’elle est mienne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);" class="postbody"&gt;Tu avais peut être raison d’avoir peur…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold; color: rgb(204, 204, 255);" href="http://avosplumes.xooit.com/t3507-Rien-qu-une-fois.htm"&gt;Rien qu'une fois&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);" class="postbody"&gt;Rien qu’une fois, rien qu’une toute petite fois, là, ça n’engage à rien voyons. Ne pas faire ta mijaurée, un bout rien qu’un bout. Et puis… personne n’en saura rien, t’es grande non ? Ça ne va pas se voir sur ton visage que t’as craqué ! Allez, laisse toi aller, le pire, c’est que tu ne regretteras pas. Et que tu le sais. Une pointe de culpabilité, un soupçon de honte… mais pourquoi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);" class="postbody"&gt;Pour un morceau de chocolat. Tu te pourris la vie pour une saloperie de morceau de cacao transformé. Fondant sur la langue, émoustillant tes papilles. Et non, ton môme ne t’en voudra pas. Tu sais qu’il n’a que six mois ? C’est même pas dans son régime alimentaire ce truc là. Dans le tien non plus tu me diras…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);" class="postbody"&gt;Tu comptes vraiment t’empêcher ainsi ? Te frustrer d’un plaisir certes fugace mais qui te laissera un goût de bien être ? D’accord, quelques souvenirs sur les hanches, aussi… Mais merde ! Laisse pas cet œuf devenir rance ! D’ici qu’il puisse le goûter, il sera immangeable ! Allez, jette-le alors !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);" class="postbody"&gt;Comment ça non ? Héhé, tu craques… Tu te bâfres, je le savais. Et tes kilos hein ? T’y pense ? T’as pas honte de te lâcher ainsi ? Non mais regarde-toi ! La tronche barbouillée de l’œuf de ton gosse ! De ton gosse ! Ouais, planque toi… ça vaut mieux… pis nettoies ça, ça fait désordre…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 255);" class="postbody"&gt;Demain, régime.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-3142863534465871173?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/3142863534465871173/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=3142863534465871173' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/3142863534465871173'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/3142863534465871173'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2009/12/petits-defis-du-chat.html' title='Petits défis du Chat'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-8291152238816446982</id><published>2009-10-10T21:02:00.001+02:00</published><updated>2010-10-26T21:48:31.495+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><title type='text'>Matou Maté</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMcwPxrfzRI/AAAAAAAAAD0/LodwgkXXci4/s1600/6213_1191224788191_1455522541_491215_243070_n.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="217" src="http://3.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMcwPxrfzRI/AAAAAAAAAD0/LodwgkXXci4/s320/6213_1191224788191_1455522541_491215_243070_n.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Charbonneux point chartreux, issu d’un chat qui élégamment chut,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Chaton déchu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Décharné l’ami Chaussette, c’est son nom,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Baptisé de par ses blanches pattes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Charmant poilu, charitablement recueilli il y a peu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Par le sort acharné menacé d’abandon.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Chaussette, chaton malmené découvre la vie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Chat rit, varie au fil des mots, mots à maux énoncés, mots châtiés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Mi aout, chaton reprend du poil de la bête.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Famille trouvée, chahut d’enfants chatouilleux sous la queue du félin,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Chaton leur offre sourire et chaleur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Charlatan des cœurs, s’en va vadrouiller.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Charmeur manque aux bambins qui le cherchent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Mistigri s’en va rencontrer miss Châtaigne,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Chaleureux font profiter le quartier de leurs chants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Moustache qui se pointe à l’heure du dîner,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Chaussette, esgourde abîmée, fier, se goinfre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Maitre observe le chat mâchant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Chaton a grandi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Chaton est devenu chat.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Chat, quand s’inquiète de son appartenance, pue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Moustache ne sera plus que sa seule virilité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Charmant chaton s’en va devenir charmant castré.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white; font-family: lucida grande;"&gt;Miaou.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7911707661819455163-8291152238816446982?l=petite-yunette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://petite-yunette.blogspot.com/feeds/8291152238816446982/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7911707661819455163&amp;postID=8291152238816446982' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/8291152238816446982'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7911707661819455163/posts/default/8291152238816446982'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://petite-yunette.blogspot.com/2009/09/matou-mate.html' title='Matou Maté'/><author><name>Yunette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17701139393823577737</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://1.bp.blogspot.com/-sgpNMJKKnzo/Tkf6_Sv-TXI/AAAAAAAAAOI/dhgrU6P7rdE/s220/avatar-brouillard10.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_nt0gMXqmGKc/TMcwPxrfzRI/AAAAAAAAAD0/LodwgkXXci4/s72-c/6213_1191224788191_1455522541_491215_243070_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7911707661819455163.post-2484526672178473751</id><published>2009-09-28T13:31:00.001+02:00</published><updated>2010-09-30T14:10:37.736+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='JPH AVP MDA'/><title type='text'>Euh</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);font-family:lucida grande;" class="postbody" &gt;Paris, treizième. Peu avant l'aube, Pedro Santana fut réveillé par la lampe à pétrole qui fumait. Sa compagne, ou plutôt sa Poulette, comme il aimait à le dire, était levée et lui avait préparé son repas. Quelques miettes de pain sur la chemise, un relent d’œufs entre les dents, il se dirigea vers son véhicule, la journée allait commencer. Sur chaque côté de son outil de travail était peinte la phrase : "Connaissez-vous le nec plus ultra en matière de transport ?". Il l’avait inscrite lui-même, voulant marquer les esprits, en indépendant, il lui fallait se faire connaitre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);font-family:lucida grande;" class="postbody" &gt;Les fins de mois étaient parfois difficiles, mais sa Poulette avait trouvé un petit boulot, le soir, elle allait garder des enfants. Lorsqu’il rentrait, sa gamelle était prête, un petit mot à côté. Elle rentrait tard, épuisée, mais ça payait plutôt bien. Paulette Lestafier n'était pas si folle qu'on le disait. Son petit boulot lui rapportait gros, certains disaient qu’à plus de vingt ans, garder des enfants, ce n’était pas un emploi. S’ils avaient su. La Paulette, dicte Poulette ne s’occupait pas d’enfants, dans la rue, le soir venu, elle se vendait au plus offrant. Et, elle aimait ça. Elle dormait le jour, jouissait la nuit et avait encore assez d’énergie pour pallier aux quelques rares envies maladroites de son compagnon. Monsieur avait l’amour bref.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);font-family:lucida grande;" class="postbody" &gt;Un soir, Pedro rentra plus tard que prévu. Une longue course le fit rentrer la bourse pleine par un chemin inhabituel. Ses collègues lui avaient bien dit que dans ce quartier, tapinait une dénommée Becky. L’homme n’était pas spécialement intéressé par les prostituées, amoureux maladroit de sa femme, mais il était curieux. Il continua donc, histoire de se retrouver non loin de la tapineuse. Le chauffeur de taxi se disait que Becky était un beau morceau. Il l’observa un moment qui déambulait devant lui, plus il la regardait, plus il se sentait à l’étroit dans son pantalon. N’y tenant plus, il klaxonna.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);font-family:lucida grande;" class="postbody" &gt;Becky, Poulette, Paulette avait remarqué depuis son arrivée le véhicule de son futur époux - quand ils auraient les moyens. Elle espérait qu’il passerait son chemin tandis qu’elle attendrait d’autres clients, se ferait prendre, vulgairement, en ne songeant pas ou peu à lui, en se disant que c’était pour payer leur mariage qu’elle le faisait, par amour. Lorsque le son retentit, elle se rendit jusqu’à lui, espérant qu’il ne la reconnaitrait pas. Sa perruque rousse et son maquillage la rendaient méconnaissable, mais on ne savait jamais. Billets en main, préserve hâtif dans celle de l’homme, elle attendait son bon vouloir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);font-family:lucida grand
