16 septembre 2010

Une idée fixe

Une fois n'est pas coutume, Yunette s'expatrie.
Son dernier texte est à découvrir chez Lunatik & Cow.

Attention, le contenu du blog peut choquer certains lecteurs.

Ç’avait été son tour, choisie parmi les autres. Régulièrement, c’était la même mascarade. Une femme était choisie dans la populace, vierge ou pas, il s’en foutait, le Roy. Tout ce qu’il voulait, c’était un héritier. Mâle, bien entendu.

Nulle n’avait su lui donner un fils. Aucune de celles que ses gardes lui avaient choisies. Aucune. Nul couillu pour porter la couronne. Le système était simple. Il prenait femme, il prenait femmes, même, chaque jour ou presque, une nouvelle venue s’installait au château et il l’honorait de sa royale semence. C’est qu’il avait de l’honneur à revendre ! Royal, l’honneur ! S’il vous plait.

Une fois engrossées, elles étaient parquées au palais. La consigne était simple, la première à lui donner un fils serait épousée. Reyne ! Bien sûr, on ne leur demandait pas vraiment leur avis, et puis c’était tellement d’honneur ! Finir Reyne, qui n’en aurait pas rêvé ?

Il lui fallait un héritier, rapidement, c’est qu’il commençait à se faire vieux. Avant toute cette opération, il avait bien tenté, perdu du temps à se marier. Plusieurs fois. Ses épouses ne lui avaient données que des filles, lesquelles, quelques années plus tard, ne s’étaient retrouvées capable que de mettre au monde des fendues !

Ses propres filles l’avaient trahi ! La chair de sa chair ! Décidemment, il ne pouvait faire confiance à personne. C’est pourquoi il les répudia toutes, mères et filles, sans distinction et fit mettre en place une nouvelle loy - il pouvait, il était le Roy ! - qui disait que la première des femmes qui lui donnerait un fils, serait par lui épousée et donc, Reyne.

Les premiers mois, le palais ne désemplit pas, et  il s’en donna à cœur joie ! Il se paya même le luxe de choisir. Les premières furent toutes vierges, au moins la première nuit ! Quel plaisir il prit à les déniaiser ! Plaisir bien vite oublié dans la monotonie du geste. C’est qu’une vierge, ou une tout juste dépucelée, l’expérience, ça n’en a pas. Passées les premières taches de sang, leurs grimaces n’avaient plus rien d’émouvant.

Il se lassa. De la centaine de pures épurées sur lesquelles il s’était acharné jusqu’à ce qu’enfin, semence prenne - mise à part une qui était stérile - toutes devinrent grosses. Dès que les médecins le lui confirmèrent, il les laissa tranquille. Elles n’avaient plus aucun attrait à ses yeux. Si ce n’étaient leurs ventres.

Et les premiers enfants naquirent. A la fin de l’année, toutes les anciennes vierges avaient accouché. De filles. Cela faisait déjà vingt ans qu’il s’essayait à cela. Plus une vierge n’était à marier. Toutes étaient passées par le château.

Il n’était pas méchant, il voulait un fils. Rien de plus. Il savait bien qu’un jour, il en aurait un. Il était allé voir un vieux devin. Et le dinosaure avait été formel. Il aurait un fils. Un jour. Mais il devrait prendre garde. Le protéger, s’il ne voulait pas qu’il parte trop tôt pour pouvoir prendre la couronne.

Il se décida à chercher parmi les femmes mariées. Les époux n’avaient rien à dire. Les rares qui avaient osé protester s’étaient retrouvés, un matin, la gorge tranchée.

Par chance, il trouva au milieu de ces femmes, des amantes. Les étreintes furent parfois appréciables. On lui apprit même de nouvelles positions ! Ah, comme il les chérit ces femmes là ! Il fut modèle de gentillesse, revenant même les trouver pour le plaisir, alors qu’elles étaient grosses !

Puis elles accouchèrent.

De filles.

Toutes.

Il tenta l’eau d’une source dite miraculeuse, elles en burent de la Quézac, ses amantes !

Rien n’y fit.

Il désespérait. L’homme ne sortait plus de chez lui. L’on s’inquiétait de la tenue du Royaume. À trop se projeter sur ce qu’il en adviendrait après sa mort, il en oubliait de s’en occuper de son vivant. Des vilains se révoltaient, ses ministres, heureusement beaucoup moins obnubilés par sa descendance  que leur Roy, arrivèrent à maintenir un semblant d’ordre.

Bûchers et potences pullulèrent.

Chaque jour on lui amenait une femme, il la chevauchait, distribuant sa royale semence sans même goûter la chair. Sans plaisir. Aucun. On ne venait même plus lui annoncer la naissance de ses filles, on puisait dans les caisses la bourse à donner aux mères, puis elles retrouvaient leurs maris respectifs.

D’année en année, on lui ramena ses filles, ses petites filles pour certaines, devenues femmes… Elles subirent l’étreinte de cet être ridé, gentil, toujours, mais qui faisait cela mécaniquement. Marmonnant une diarrhée verbale, parlant d’une prophétie durant l’acte. Las, on ne savait pas encore conserver la semence, sinon on leur aurait bien épargné cela.

C’est que le Roy, osait on parfois murmurer lorsqu’on ne nous entendait point, le Roy tournait dément !

C’est à ce moment qu’elle fut choisie. On l’était allée chercher loin, là où sa grand-mère s’était réfugiée, jeune veuve tout juste accouchée. A l’époque, cette jeune femme tout juste épousée avait été emmenée, son époux s’était opposé. A peine mariée, elle fut veuve. Emmenée au Roy, ensemencée, accoucha d’une fille, sa mère, donc, vous suivez ? et renvoyée chez elle.

Sa mère n’avait jamais cherché époux, elle avait été emmenée pour la tentation des vierges. Etait elle aussi revenue avec une fille, elle.

Elle, elle avait toujours vécu là. Avait rencontré un mari aimant, follement même. Et lui avait donné huit fils. En neuf ans de vie commune. Elle allait accoucher du neuvième lorsque les gardes se présentèrent à sa porte. Son mari montra de l’impatience, d’un geste elle le calma. D’un autre elle rassura les gardes, elle viendrait au château sitôt que son corps pourrait accueillir le foutre du Roy.

Elle restait étonnamment calme. Son neuvième enfant naquit, un fils. Elle sourit à son époux, resta encore quelques semaines auprès de ses enfants, abandonnant là son dernier né qui serait nourri au sein de la voisine nouvellement accouchée d’une énième fille du Roy. Son corps s’était remis, elle pouvait prendre la route.

En partant, elle promit à son mari qu’elle ne serait pas Reyne.

Elle s’efforça de ne pas montrer son dégoût par la chevauchée de celui qui était son père et son grand père. Elle fit le poirier après l’étreinte, laissant la royale semence la pénétrer toute, au fin fond de ses entrailles. N’eut finalement à subir ses assauts que deux fois avant que le jus vaillant ne prenne racine. Elle attendait un enfant. Un garçon, elle n’en doutait pas. Elle ne voulait pas être Reyne.

Les mois passèrent, son ventre s’arrondit. Elle vécut ces moments comme de longues vacances. Profitant de chaque instant. Elle apprit à lire, écrire même. En profita pour écrire à son époux. Elle réitéra sa promesse. Elle ne serait pas Reyne.

Elle approchait du terme. Comme à chaque fois, elle attendait et redoutait ce moment. Quoique celui là sonnait… Différemment. Elle connaissait son corps, à chacune de ses délivrances, elle était seule, ne souffrant aucune présence alors qu’elle était si vulnérable. Elle se prépara, allant chercher une bouteille d’alcool fort, une lame fine et tranchante, quelques linges…

Elle se mit à la fenêtre, observant les constellations, la nuit était claire, nulle lumière n’était nécessaire pour ce qu’elle allait vivre. Les étoiles brillaient d’une lueur farouche, elle leur sourit tandis que son corps se cambrait. Elle mordit un morceau de cuir pour ne pas crier. Si l’on venait trop tôt…

Elle accoucha, en silence, sereine, ou presque. Ses gestes étaient précis, sûrs. Les jambes encore tremblante, elle lia le cordon, le trancha. Elle contempla l’enfant un instant. Il était malformé. Enfin, un enfant sain n’aurait rien changé à ses desseins. Elle posa un bâillon sur la bouche du nouveau né, lia ses bourses à leur base et les trancha. Elle porta ces bourses minuscules et les mit dans la bouteille.

Un bel ornement.

L’enfant n’aurait pas pleuré, quand bien même elle ne lui aurait pas mis le bâillon, il n’aurait pas crié non plus. Il était né débile, en sus d’être malformé. Le fils, petit fils et arrière petit fils du même homme ne pouvait naitre qu’ainsi.

Quand le Roy entra, - elle l’avait fait mander après s’être occupée de sa complète délivrance - elle lui confia le paquet bossu qu’était son fils. En lui souriant, elle lui dit qu’il avait l’air de tant tenir à l’éventuelle paire de burnes de son descendant, qu’elle voulait être sûre qu’il ne lui arrive rien.

Il commençait seulement à croire en ce fils premier né, à se dire que plus jamais il n’aurait à caresser de femme, pas qu’il préférait les hommes, non, mais, qu’enfin, il aurait du repos. Il lui sourit, un sourire plein de bonté, enfin libre, li…

Ses yeux accrochèrent la bouteille contenant le précieux trésor de l’enfant. Il comprit ce qu’elle venait de faire. Démaillotant l’enfant, n’osant y croire malgré la vérité toute crue qu’il avait sous les yeux, il aperçut l’emplacement vide. De rage, il fracassa le nouveau né contre le mur. Quel père ! Ce fils qu’il attendait tant !

Il voulut ordonner la mort de l’impie mais un de ses ministres vint lui murmurer une idée à l’oreille. Il pouvait encore réessayer. L’idée ne le séduisait certes pas de s’accoupler encore avec cette castratrice, mais cette femme était la seule qui avait su lui donner un mâle héritier. Dans un ironique rictus, elle lui demanda comment elle devrait l’appeler. Chéri, Papa ou Papy ?

Dans ses bras flasques coulait un sang bleu. Il la gifla, elle lui sourit plus encore. Il la fit enfermer, les autres femmes furent renvoyées à leurs logis, s’il y eut des fils dans cette fournée, on n’en sut rien. Elle ne fut pas épousée. On attendait qu’elle lui donne un autre fils.

Il la venait voir chaque jour, plusieurs fois par jour, même. Elle se laissait faire, molle entre ses bras, le laissant la besogner sans marquer la moindre émotion. Ni envie, ni dégout. Il ne se lassait pas. Cette indifférence l’émoustillait, et surtout, elle était la seule capable de transformer sa semence en un couillu !

Il eut fallu pour cela qu’elle fut à nouveau grosse. C’est que, le jour de l’accouchement, elle avait usé de son couteau. Sur elle. Certaines se débarrassaient de leur idée fixe avec un baquet d’eau chaude, elle, elle faisait en sorte de n’y pas penser. Du tout. Elle finit par le lui dire. Goguenarde, moqueuse.

Le vieillard ne survécut pas à la nouvelle.

Elle fut accusée de l’avoir assassiné. Ce qui était le cas, sans doute, un petit peu. C’est qu’il avait le cœur fragile, le Roy, malgré l’exercice qu’il faisait chaque jour… A se vider ainsi autant, il avait perdu de la substance. Amaigri, la vision qu’il gardait des burnes dans la bouteille lui torturait l’esprit, l’empêchant de se sustenter. Alors, quand elle lui apprit qu’il ensemençait un champ mort…

Les ministres décidèrent qu’elle était coupable. Ils la firent brûler vive. Une femme qui avait tranché les bourses de l’héritier du Royaume ne pouvait être qu’une sorcière !

Le peuple la célébra telle une sainte. Libéré enfin du satyre voleur de vierges. Elle eut sa statue, sa fête. On l’aima plus qu’on n’avait jamais aimé le souverain, père de bien des filles du Royaume.

Son mari la pleura un moment. N’épousa pas la voisine nourrice. La bouscula de temps à autres dans le foin, té, on est un homme, hein. Faut bien se réconforter, pis les mains, sont faites pour être actives. Mais ne l’épousa pas, les enfants allaient et venaient d’une maison à l’autre. D’un côté, elle aussi c’était la fille du Roy… Elle ressemblait fort à sa femme, il avait confondu... Souvent, après la chevauchée, un peu piteux, juste un peu, le temps de se renfroquer, il songeait à celle qu’il aimait par delà la mort, celle qui avait tenu sa promesse.


Oh, bien sûr, elle aurait pu ne pas faire cette promesse, accoucher d’un fils, rendre le Roy heureux, être épousée, devenir Reyne. Et puis, elle aurait pu, aussi, faire remplacer le fils débile par l’un des siens, faire venir vivre son mari auprès d’elle, comme homme de main. Faire assassiner le cocu, ou attendre qu’il crève de lui-même, ce qui n’aurait guère pris de temps.


Elle aurait pu.

Mais elle avait promis.

Foutue promesse.

31 août 2010

L'apprivoiseur perdu

 Cette histoire se déroule dans le monde du jeu Hordes. La terre est dévastée, l'Armageddon a eu lieu, le sable a tout envahi. Dans un univers post apocalyptique, les morts se relèvent. Zombies. Les armes peuvent les tuer, des "lance piles", tronçonneuses, tondeuses (fonctionnant à piles) et surtout, l'eau. L'eau détruit les morts. Mais il ne pleut plus. Et les gens se regroupent, à 40, dans des bidonvilles qu'ils tentent d'améliorer pour survivre, toujours plus longtemps.

 Nous avons tourné longtemps dans la grande sableuse, Médor et moi.

Cela fait deux jours. Hier soir, on a trouvé de quoi s’abriter. Lui est reparti en ville, mais il m’a vite retrouvé. Il est bien, mon Médor. Faut dire qu’avec moi, il a tout ce qu’il faut ! Nonos charnu, viande de compagnons disparus... Et même ses petits bonbons… Il est heureux, et, la nuit, il me tient chaud.

Ce soir, je crois qu’on s’est paumés. Alors, je lui ai dit de rentrer, comme ça, je le suis, et hop, il me trace le chemin jusqu’à la ville. Sauf que… J’avais omis de me rappeler que je lui avais donné un bonbon aujourd’hui. Il s’est barré si vite que je n’ai pas pu le suivre plus de cent mètres. Le soleil a tourné, depuis.

Ma tête aussi. Elle me fait mal. J’ai réussi pour l’instant à éviter les groupes de ces monstres qui sillonnent le sable. Mais pour combien de temps ? Il fait si chaud, j’ai soif, trop soif. Tiens, un grand bâton, peut être qu’il va m’indiquer où trouver de l’eau ? Il tremble… Il tremble ! Je vais m’en sortir ! Creuser. Creuser encore ! Il y a de l’eau là-dessous !

Ou pas. Cela fait des heures que je creuse, pas une fois je n’ai perçu le sable moins sec qu’il n’est au dessus. Pas une fois. Mes mains tremblent. Tremblaient-elles tout à l’heure ? Sont-ce mes propres mains qui m’auraient trahi, m’enjoignant de creuser, creuser… Pour ne rien trouver. J’exhale un soupir immense, mes jambes me lâchent.

Je sombre. D’un sommeil sans rêve, peuplé de visions. Médor est revenu… Médor est revenu ? J’ouvre mes yeux, brusquement. Non, j’ai rêvé, les bruits que j’entends ne sont pas de ceux que fait mon fidèle compagnon. Ce sont eux. La nuit est tombée, il est trop tard, beaucoup trop tard pour tenter de rentrer en ville. Et puis, elle est où, la ville ?

Je me recroqueville là où je suis tombé. J’ai peur.

Le trou est juste à ma taille.

30 août 2010

Solitude épistolaire

Maman chérie,
Cette semaine toute seule dans cette maison qui m'a vue naitre me fait le plus grand bien. Je me suis promenée dans cette grande forêt où tu aimais tant m'emmener. La chouette vient chanter en haut de la grange, comme autrefois. Je suis bien ici. J'aimerais que Nicolas vienne me rejoindre, mais il travaille si dur… Et Nénette ne peut pas louper ses cours. C'est que c'est une grande maintenant ! CP, tu te rends compte ? Ça me fout un de ces coups de vieux cafard… Mon petit bébé est en CP…
Je t'embrasse très fort, à très bientôt.
Ta fille chérie.

Coucou les loulous !
Alors comme ça on bosse ? Regardez comme c'est beau où je suis !
ET OUI ! JE SUIS EN VACANCES ! ET JE PROFITE !
Comment va mon Nicolas ? L'avez vous vu ces derniers jours ? Et ma Nénette ?
Je pense fort à vous.
GROS Bisous !

Mon Amour.
Ce moment passé loin de toi me pèse. J'avais cru pouvoir trouver ici quelque réconfort, quelques réponses à mes questions. Je ne m'étais pas trompée.
J'ai une réponse, au moins : Tu me manques, passionnément. Je m'ennuise me languis de toi, de tes mains sur ma peau, de ta bouche contre la mienne.
Le soleil ne sait pas réchauffer mon corps qui réclame ta présence. Le chant des oiseaux sonne creux à mon oreille. Les aliments eux même n'ont plus la même saveur. Pour peu qu'ils en aient une.
Je t'aime.
Tienne, Aricia.

Ma petite puce chérie d'Amour que j'aime.
Maman avait besoin d'un petit peu de repos, c'est pour ça qu'elle est dans la maison de Grand-maman.
Occupe-toi bien de ton papa, il est très fatigué.
Sois bien sage ma chérie d'à moi que j'aime et que j'adore.
Maman te fait d'énormes bisous, ma Nénette, et va revenir bientôt.
Ta Maman qui t'aime tout plein beaucoup beaucoup et plus que ça encore.

Monsieur Rémy,
Je ne vous remercierai jamais assez de m'avoir accordé ce congé exceptionnel. Je passe mes journées à me promener dans une forêt magnifique, c'est d'ailleurs une carte la représentant.
Promis, je vous reviens en forme pour travailler !
Douces pensées pour mes collègues restés au bureau.
Cordialement,
Aricia Mollet.

Ma Belle.
Je ne te raconte pas… J'ai pris la poudre d'escampette à peine arrivée dans la ruine qui sert de maison de campagne à la famille. Le seul truc chiant c'est que j'ai dû revenir pour poster mes cartes et vérifier que je n'avais pas de courrier. Quel bonheur d'être officiellement dans un lieu où il n'y a pas le téléphone et où nos cellulaires ne captent pas !
Et… sans la môme ! Pas de mec, pas de môme…
Depuis quatre jours je traine de bars en boites et pas une nuit ne m'a vue rentrer seule ! J'ai expérimenté de ces choses… Nan, je ne peux te les raconter ainsi. Enfin, si, je t'en parle.
Ou pas !
Rejoins-moi ! Trouve une excuse pour ton boulot, je te promets des souvenirs qui rendront enfin ta vie intéressante !
Baisers tout partout, surtout où tu sais.
Aricia.