22 mars 2016

Billet d'humeur

Hier soir, chose rare, j’ai eu du mal à m’endormir. Je pensais aux extra-terrestres. C’est sûr que dit comme ça, ça n’explique pas ma pseudo insomnie.


J’ai imaginé que nous étions seuls dans l’univers, que ces petites choses qui ont amené à la Vie ne se sont produites que chez nous, sur notre Terre. Et si la Vie n’était présente qu’ici ? Sur le moment, j’ai eu le vertige. Tant d’immensité et nous, grain de sable, porteurs de Vie. Sur le moment j’ai eu le vertige, et puis après j’ai pris peur. Nous ne sommes pas porteurs de Vie. La Terre l’est. Nous, nous apportons la destruction.


Longtemps, j’ai rêvé au voyage intersidéral, m’imaginant pionnière sur d’autres mondes, découvrant des vies, ou amenant la nôtre. Et là, quand je vois comment, au nom de l’argent, de dieux divers, on détruit tout, je me dis qu’il vaut mieux qu’on ne bouge pas d’ici. Ou qu’on choisisse bien ceux qu’on enverra découvrir les mondes… Serait-on capables de s’installer ailleurs sans tout détruire ? Sans écraser la Vie déjà présente ? Nous ne sommes déjà pas capables de nous entendre sur notre propre planète, alors avec de nouveaux « étrangers » ? 


J’espère de tout mon cœur que l’addition de petits hasards qui a mené à la création de la vie sur notre Terre s’est produite ailleurs. Je ne peux pas croire que nous soyons les seuls à exister dans l’univers, je ne veux pas le croire.


Et j’ai peur, si jamais nous sommes réellement seuls, j’ai peur de ce que nous faisons. Comment expliquer que l’argent est une motivation dans la vie des gens, qu’il y a surconsommation, usage abusif de produits toxiques, que certains ne peuvent comprendre que manger, boire, avoir un toit, c’est un droit absolu pour chacun !


J’ai peur de voir notre Terre détruite alors qu’il s’agit, tant qu’on n’a pas preuve du contraire, du seul endroit connu où la vie existe.


On la pollue, on la détruit… Et on est bien loin d’être capables de quitter le nid pour aller s’installer ailleurs. Et d’ailleurs, si on y allait, on ferait quoi ? Les mêmes erreurs ?


Comment les riches multinationales ne voient-elles pas ce qu’il se passe ? Comment, au nom de l’argent, peuvent-elles agir ainsi ? Profit… Mais quel profit s’il n’y a nulle part ensuite où dépenser votre argent, les gars ? Quel intérêt ? Est-ce que ce sont les billets qui vous feront respirer l’air noir de fumées ? Manger lorsque les terres seront mortes à force d’ingérer des produits, que les abeilles ne polliniseront plus puisqu’il n’y aura plus d’abeilles ? Boire quand l’eau ne sera plus qu’un cocktail toxique ? Qui vous protégeront des radiations quand la couche d’ozone ne sera plus ? 


Certains croient pouvoir dire oui et continuent, encore et encore, à pousser notre Terre jusqu’à ses limites, abusent de ses ressources, ne comptent que sur l’argent et non l’avenir. Ils se font des bunkers, ne pensent qu’à leur présent… Ces politiques, ces banques, ces multinationales et autres TAFTA TTIP… L’argent, le profit.


Quel profit ? Bordel ! Quel profit quand il n’y aura plus rien ? MERDE !


J’ai peur pour mes enfants, les enfants de mes enfants. J’ai peur, et, à mon humble niveau, je vais changer ma façon de consommer, ma façon de vivre, tenter d’être plus proche de notre planète, parce que je l’aime, parce que, de ce que j’en sais aujourd’hui, c’est la seule que nous avons.


On peut encore faire changer les choses, mais il faut le vouloir, tous. Il faut travailler main dans la main à un monde meilleur. On peut le faire ! On doit le faire ! Qu’on ait des enfants ou non, nous n’avons pas le droit de rester les bras croisés et laisser ces gens décider pour nous. 


Changer notre alimentation, notre consommation ! Ne plus acheter trop pour jeter parce qu’une date est dépassée… N’avoir que les vêtements nécessaires, de qualité. Ne pas encourager ces enfoirés. Ce ne se fera pas sans couac, cela coutera sans doute plus cher, mais si chacun s’y met, si chacun bouge, alors tout peut changer. Et il faut le faire pour que le voisin s’y mette, il ne faut pas attendre qu’il bouge. Que chacun soit son propre pionnier dans la découverte de cette nouvelle vie.


On peut le faire !


Sinon, on peut aussi rêver, espérer que les extra-terrestres existent et qu’ils ne font pas les mêmes conneries que nous, qu’ils sont plus intelligents, assez pour ne pas détruire la Vie, leur Terre, et qu’ils arriveront assez vite, pour nous apprendre à grandir, nous apprendre le respect.


Je ne suis pas sûre qu’attendre après eux soit la meilleure idée. Au cas où on soit réellement seuls, autant agir, et si on ne l’est pas, ça nous permettra d’être fiers, fiers d’être Humains, parce qu’au fond, on n’est pas si mauvais. Du moins pas tous, loin de là !


Aimons notre Terre. On n’en a qu’une et je doute qu’elle soit recyclable.

13 octobre 2014

Rose Morte

Édité chez l'Homme Debout (comprendre L'homme sans nom... HSN) 
Ecrit par Céline Landressie. Les superbes couvertures sont l’œuvre de Magali Villeneuve.



Rose Morte, tome 1
Deux tomes sont déjà parus, il en reste donc trois à venir.
Rose Morte est ce qu'on appelle une... romance vampirique. Je n'aime toujours pas les étiquettes. Là, quand je vous dis "romance vampirique", vous vous dites (Ne niez pas) "Quoi ? Encore une ? Mais marre à la fin de ces histoires d'amour à l'eau de rose où les vampires brillent au soleil ! Et d'où elle lit des trucs comme ça, Yunette ? Je la croyais au dessus de ce genre de "littérature" !" (Suis pas loin, avouez...)

Bon, je vous rassure. On est loin de Twillight et autres Journal d'un vampire. (désolée si vous avez aimé, moi pas.) Déjà... C'est bien écrit. Pas juste "bien", d'ailleurs. Le vocabulaire est assez recherché pour être riche, sans pour autant être pédant. Juste milieu, nickel.
Ensuite, oui, bon, c'est une romance. Mais il y a de l'action, de un. Et de l'historique, de deux. On ne peut que se rendre compte que l'auteure a fait des recherches pour bien coller à l'Histoire. C'est appréciable.
Je n'ai pas vu que des bons points dans cette lecture, je vais passer sur ce qui, à mon goût, est un défaut. (mais vraiment à mon goût, parce qu'au final, c'est aussi normal d'avoir ça dans les romances !) : Les descriptions de fringues ! Il y a eu des instants où j'ai cru être dans les chapitres "Sansa" de Trône de Fer... Mais ça, c'est juste moi que ça saoule, hein ! Parce qu'elles sont tout à fait à leur place, au fond, ces descriptions.
Rose Morte, tome 2
L'autre truc, ce sont les réactions de Rose. Et celles d'Artus. On a envie de les secouer, de leur foutre des baffes ! Merde ! La communication ! C'est la base de tout ! Bande d'emmerdeurs ! Pas capables de se dire ce qu'ils pensent vraiment ! Vous faites chier ! (Comment ça, c'est juste une frustration de lectrice qui a aimé lire et s'est sentie liée à sa lecture ? Ah ? Ah bon... J'ai aimé, alors ? Sans doute. Sans aucun doute, puisque je vous en parle.)



Bref, Rose Morte, c'est bon, mangez-en ! Ou lisez-le, déjà, pour commencer.

Merci à Cali qui m'a fait découvrir cette saga ! ('plus qu'à lire "Gagner la Guerre", maintenant, miss ! ^^






Tome 1 : La floraison
France, fin du XVIème siècle. 
C’est dans ce pays en proie à de terribles dissensions religieuses que se réfugient les Greer, fuyant l’Angleterre élisabéthaine.
Eileen, seule enfant du comte, est une jeune femme vive et de caractère. Mais son âge avance, et son père la met au pied du mur : elle doit se marier.
Et c’est en faisant tout pour éviter cette terrible obligation à l’aide de sa fidèle amie Charlotte que Rose fera connaissance d'Artus de Janlys.
Le séduisant et mystérieux comte l’entraînera dans un univers dont elle ne soupçonnait pas l’existence, où les crimes terribles qui secouent Paris trouveront une explication apparemment inconcevable, mais bel et bien réelle...


Tome 2 : Trois épines
France, fin du XVIIIe siècle.
Alors que la révolte gronde aux quatre coins de la France, Rose est rappelée de la cour de Russie. De retour aux côtés de son mentor, elle découvre que la situation vacille également dans l’univers occulte d’Artus.
Les Arimath doivent faire face à de sauvages attaques sur leurs terres, tandis que la grogne contre la noblesse croît d’instant en instant parmi le peuple. Entre la révolution naissante et les prémices d’une guerre au sein du monde obscur, les bouleversements dans l’existence de Rose s’annoncent cataclysmiques. Leurs conséquences risquent fort de faire sombrer en un même chaos les existences des humains aussi bien que des immortels...

13 septembre 2014

La Dernière Terre

La Dernière Terre, tome 1
Anciennement édité chez l'Homme Debout
(comprendre L'homme Sans Nom : HSN)

Écrit par Magali Villeneuve(-Dainche) et co-scénarisé par Alexandre Dainche qui en a d'ailleurs fait les magnifiques couvertures. (Magalex, des gens qui sont bien, mangez-en !)


Que dire ?
Tant et plus.
Une saga prévue en six tomes (deux sortis), cataloguée, si on doit lui coller une étiquette, dans la dark fantasy.
Je n’aime pas les étiquettes. Alors je préfère le mettre dans les bons livres. Très bons, même. C’est complet ! Un monde intéressant, une histoire qui déchire, des personnages profonds, touchants, déroutants !
J’ai acquis les tomes 1 et 2 lors d’une séance de dédicaces. Je n’avais vu que rapidement des avis de blogueurs qui encensaient ces deux premiers tomes.
J’y suis allée, j’ai discuté avec Magali et Nalex, l’équipe gagnante. J’y suis allée les yeux fermés, après avoir découvert ces deux personnes, adorables, souriantes, sans même connaitre leur œuvre, j’ai pris plaisir à les rencontrer, déjà. 
Je leur ai un peu foutu la pression, pour rire, parce que j’achetais sans connaitre, parce qu’ils avaient intérêt d’être à la hauteur, tout ça ! Genre je peux me permettre de juger. J’ai abusé. Je le sais, mais ils l’ont pris pour ce que c’était, la crainte d’une future lectrice d’être déçue d’un achat coup de tête. 
J’ai attendu pour le lire. Un mois et demi. Parce que c’était mon cadeau d’anniversaire. C’est long. Et j’ai découvert un livre… 
Un livre à lire.
À dévorer. À savourer !


La Dernière Terre, tome 2
Je ne saurai pas décrire le plaisir que j’ai eu à cette lecture. Les dialogues sont succulents, drôles, les descriptions ne sont jamais chiantes, les actions sont claires et bien écrites… C’est frustrant ! Le vocabulaire est riche, fourni, sans pour autant être lourd. Non, vraiment, un pur plaisir. Sans parler des émotions qui nous habitent durant la lecture ! On enrage parce qu’untel a des réactions connes, on tremble parce qu’un autre souffre, on sourit, souvent, parce que deux autres se prennent la tête gentiment. On rit, même. Et là, surtout, on attend... la Suite !
J’ai un poil le sentiment de me répéter, mais je n’ai qu’une chose à dire : lisez-le !
 
Bon, et sinon, ce Tome Trois ?






Tome 1 : L'enfant Meredhian
Un monumental ruban de pierre se dresse en sentinelle au bord des brumes éternelles.
Les hommes leur ont donné un nom : la Dernière Terre.
Dans la cité-capitale des Cinq Territoires, Cahir, jeune homme frêle, maladif, aux mœurs et aux allures bien éloignées des codes stricts qui font loi autour de lui, subsiste envers et contre la réprobation générale. Il est issu des Giddires, un peuple rejeté, au ban de la paix politique qui unit les autres contrées. Malgré cela, entre intelligence et ingénuité, il parvient à se rapprocher de certains locaux, dont Ghent, fils du Haut-Capitaine à la tête des forces militaires des Basses-Terres.
Au fil de ces jours paisibles, s’il advenait un événement capable de bouleverser tous les dogmes établis, quel poids l’existence de Cahir aurait-elle dans la balance des certitudes ?

Tome 2 : Des certitudes
Dans les Cinq Territoires, les saisons débutent un autre cycle et à nouveau, la Grande Relève en marquera l’amorce. Renvoyé vers son pays d’origine, Cahir, rongé par l’amertume et hanté par ses souvenirs, tente de retrouver sa place parmi les siens.
Tandis que, dans la cité-capitale, l’on a préféré effacer toute trace du drame pour mieux l’oublier, certaines culpabilités, quoique silencieuses encore, commencent à peser lourd.
Derrière les murs inébranlables de la tour du Nolath, l’Igilh reçoit un message glaçant en provenance des Plaines de Tilh. Il lui faut prendre une réelle décision. De celles qui, dépendantes d’un seul homme, peuvent déterminer pourtant le devenir de chacun.